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Que j'ai toujours compris que cette somme avait été obtenue par M. Louis Philippe Pelletier pour venir en aide à son ami M. Pennée, et jusqu’à il y a quelque temps, j'ai cru que M. Pelletier avait mis cette somme à la disposition de son ami, pour l’aider dans ses embarras financiers ;
Que dans le même temps, M. Pelletier nous fit obtenir une avance de six cent
iastres du département des Terres de la Couronne, sur des impressions faites ou A taire et me dit que c'était pour venir en aide à son ami, M. Pennée ; je remis aussi cette somme à l'honorable Louis Philippe Pelletier ;
Qu'auecune de ces sommes ne m'a été remise depuis, par l'honorable Louis Philippe Pelletier ou par aucune personne pour lui ;
Que l'honorable Louis Philippe Pelletier était, à cette époque, membre de la Législature ;
Que ces deux sommes ci-dessus mentionnées avaient été obtenuets pour venir ten aide conjointement à MM. Pelletier et Pennée dans les transactions d’affaires qu’ils avaient ensemble, d'après ce que M. Pelletier m’a dit,
Et je fais la présente déclaration solennelle, la croyant consciencieusement raie, et en vertu de l’acte pour la suppression des serments volontaires et extraudiciaires.
Et j'ai signé,
(Signé,)
ise et reconnu devant moi, à Québec,
JASs. F. BELLEAU.
ce vingt-septième jour de janvier, mil huit cent quatre-vingt-donze.
(Signé)
ALBERT MALOUIN, Com. Cour Sup., District de Québec.
. Mais, dira-t-on, Pelletier s'est rendu coupable de toutes ces
roqueries et ces concussions avant d'entrer dans le gouvernement Boucherville.
C’est vrai ; mais il a continué la canaillerie depuis qu'il est tres et en voici la preuve :
de Québec, 5
soussigné, Arthur Gingras, comptable, de la cité de Québec, déclare Jement comme suit : !
élque temps avant la mort de feu M. Mackedie, comptable au départeterres de la couronne, arrivée le cu vers le quinze novembre mil huit atre-vingt-dix, j’eus l'offre de lui succéder, si je voulais payer la somme £ mille piastres, et cette convention fut faite avec l'honorable Louis Pelletier, alors député de l’Assemblé Léwislative, et maintenant secré. à province, qui se fit fort de me faire avoir cette position, et je m’enlui payer cette somme de deux mille piastres. put me la faire avoir, malgré ses nombreuses démarches, auprès des 8, faites à ma connaissances, et conséquemment, je n'ai rien eu à lui
maine dernière, craïgnant les révélations que je pourrais J'aire, l'honorable üis Philippe Pelletier me demanda une lettre déclarant que je ne connaisn'avais rien à dire contre lui, et je Za lui ai donnée pour ne point perdre l’occane payer un compte de deux cent quarante piastres ($240.00) qui m'était dû lépartement des terres, et qui était contesté. té payé de cette somme avant hier.
} fais la présente déclaratiou solennelle, la croy n vertu de l 8,
ù ant conciencieusement acte pour ]n suppression des serments volontaires et extra-
(Signé) ARTHUR GINGRAS.
reconnu devant moi, à Québec, ]
} vingt-septième jour de janvier huït cent quatre-vingt-douze. Î
(Signé) ALBERTMALOUIN, Com, Cour Sup. District de Québec,
C'est-à-dire que Pour cacher ses actes de concussion comme député, Louis Philippe Pelletier a abusé de sa position comme mi. nistre pour achet compromettant, en p
Cet acte de con mmis le 25 janvier 1899, en plein régime De Boucherville, par l’un de ses ministres.
Où sont les voleurs et les Concussionnaires, M. De Boucherville ?
La morale de M. Taillon, un autre collègue de M. DeBoucherville
A'la séance du 3 juin 1884, l'honorable M. Mercier, alors chef de Popposition,
Ne l’'ex-premier ministre M. Mousseau d’avoir vendu un contrat public pour 0,000.
M. Taillon était alors Procureur-général et c'était son devoir impérieux de prendre !es moyens de faire punir les coupables. A la demande d'enquête formulée par M. Mercier, voici ce que M. Taïllon a répondu :
de V5 M. Charlebois pAyR DES SOMMES D'ARGENT POUR AVOIR UN CONTRAT qu’il aurait eu sans Cela, NOUS N'AVONS RIEN À Y VOIR. S'il n’y a eu rien de fait Contrairement à l'intérêt de la province, à quoi bon faire une enquête 2?’
( Débuts de la Législature, 1834, page 1593.)
M. Blanchet, secrétaire de la province, vint à la rescousse de M. Taillon et ajouta :
“ Qu'’est.ce que cela nous fait qu’il y ait eu un Contrat ou une convention entre M. de Beaufort et d’autres personnes, du moment que cela n’a pas fait perdre d'argent à la province ?”
(Débats de la Législature, 1884, page 1595.)
C’est probablement en vertu du principe posé plus haut par M. Taillon, que les actes de brigandage et de concussion de son collègue Pelletier ne sont Pas soumis à la machine à scandale Mathieu & Cie, montée contre l'honorable M. Mercier.
Un concussionnaire président d’une commission chargée de venger la moralité publique
Sous prétexte de venger la moralité publique, le gouverneur Angers et son Premier ministre DeBoucherville ont nommé une commission pour s’enquérir des prétendus méfaits de l'administration
Mercier. Le juge Michel Mathieu est président de cette Commission, Qu’no juge de l’homme par ce qui suit :
Montréal, 29 janvier.—Depuis quelques jours, la presse de cette ville s'occupe beaucoup des juges pariisans. Le Canadien en parle en termes généraux, le Natioral précise davantage en ces termes : :
*‘ La lettre d Un avocat fait allusion à un système de chantage Organisé au. tour d’un juge, qui n’est Pas nommé mais que tout le monde a désigné du doigt,
Nous allons compléter ces renseignements par la Publication de deux lettres prises entre dix autres, du même signataire, qu’un avocat est venu spontané. ment nous Soumettre, à la lecture de Particle du Canadien.
Voici ces deux lettres dans leur intégrité et, leur lecture seule, même sans Commentaires, révéle le scandale le pius épouvantable qui ait encore érlaté dans notre province :
28 juillet 1991,
Cher monsieur,
Je voudrais avoir un service de vous, J'ai un billet de mon frère, le prêtre, pour $50 à 4 mois, je voudrais l’estompter et comme je ne puis le faire qu'avec
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mes amis, il me faudrait pour cela un endosseur connu ; j'ai cru ‘ue Yous m'obligeriez à ce point, .Yous ; le billet est bon, car mon frère est bon pour ce montant. C’est pour payer mes primes d'assurance devenant dues demain. Le JUGE, COMME DE COUTUME, N’A PAS UN SOU,
A vous, J. E. LATRAVERSE.
5'octobre 1891, Cher monsieur,
Obli .ez-moi donc, s’il vous plalt, en m'avançant 85,00 d'ici au 12 courant c'est pour compléter un paiement d'assurance et le juge n’a pu me donner que #10.:00: et il me manque $5 00.: Le iuge me donnera la balance lundi sans faute, FAITES-MOI CETTE FAVEUR ET JE VOUS PROMETS, EN RETOUR DE CE SERVICE, DE VOUS FAIRE RENDRE VOS JUGEMENTS EN COUR DE CIRCUIT, ET BONS, S'IL EST POSSIBLE.
J. E. LATRAVERSE, Secrétaire du juge.
Le Latraverse dont il s’agit est le secrétaire du juge Mathieu.
M. Mathieu est le président de la Commission d'Enquête organisée par le Bouvernement de Boucherville et par M. Angers.
En présente de ces documents qui, nous regrettons d’avoir à le dire, ne sont que les chaïnons d’un vaste système de chantage, nous n’hésitons pas, quelque jee que:soit ce devoir, à dénoncer au public le fait scandaleux de l'existence
‘une Barrière de Péage entre le Juge et.les justiciables. :
Qui plus est, nous nions au coupable le droit de plaider ignorance, car dès le deux novembre dernier le juge Mathieu a été prevenu par qui de droit des avis. Sements de. son, secrétaire et n’a pas.eu la Rignité de prendre les mesures que Commandait la sauvégarde de son honneur.
En présence de ces faits, nous nions au juge Mathieu le dr demain : la commission qui vase réunir pour s’énquérir des ace Contre l'honorable M. Mercier.
De plus, nous exigeons que le ministre de la justice fasse Une: enquête sur l'administration de la justice à Montréal, résultat devra être soumis à la chambre à ga rentrée, ?’
oit de présider usations portées
immédiatement enquête dont le
Evidemment, M de Boucherville a un faible pour les Boodlers ?
EXPLOITS DES BOODLERS BLEUS SOUS LE RÉGIME ROSS-TAILLON Taillon, Flynn et Casgrain ont leur part du gâteau
Durant la session de 1889, l’Ælecteur affirma dans un article de rédaction qu’à la veille des ‘élections de 1886, il avait été fait par
les entremetteurs des ministres un arrangement en vertu duquel chacun des entrepreneurs de l'hôtel du parlement et du palais de justice de Québec sengageait à verser 850,000 au fonds. électoral, pourvu que le gouvernement leur règlât et payât des réclama. tions contestées se rattachant à l'exécution de leurs contrats. l’Ælecteur ajoutait qu’en vertu de cet arrangement, il avait été payé des sommes considérables pour des fins de corruption électorale et que les ministres avaient participé au partage.
Cette révélation répandit la consternation dans le camp des bleus ; pour en atténuer les conséquences, M. Taillon joua au brava.
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che et demanda une enquête que M. Mercier se fit un plaisir de lui accorder. La preuve faite à cette enquête établit les faits suivants :