‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 30 sur 198 · MAGNETISME · texte numérisé non relu

MAGNETISME

91. Fluides magnétiques. Lois des actions magnétiques. — Rappelons les poînls principaux de l'étude du magnétisme.

Nous savons que dans les phénomènes magnétiques tout se passe comme s'il existait deux fluides magnétiques jouissant, comme les fluides électriques, de propriétés opposées dans leurs actions réciproques : les fluides de môme espèce se repoussent, les fluides d'espèces contraires s'attirent.

Les lois de ces attractions et répulsions sont identiques à celles des actions des fluides électriques : la force qui s'exerce entre deux masses magnétiques varie en raison inverse du carré de la distance et proportionnellement aux masses agissantes. En prenant pour unité de masse magnétique celle qui, agissant sur une masse égale placée h Tunîté de distance, exerce une force égale à l'unité, et convenant de donner des signes contraires aux masses magnéti<[ues de nature difTérente, nous avons pour la valeur de la force s'exercanl entre deux masses m et m' placées à une distance r,

mm'

Dans ces conditions une force répulsive est négative ; une force attractive est positive. La formule précédente a été établie expérimentalement par (Coulomb et son exactitude est confirmée par la concordance de ses conséquences avec les résultats de Texpérience.

92. Masse magnétique d'un aimant. — La seconde loi fondamentale du magnétisme est que dans un aimant quelconque la

POTENTIEL DTi\ Ê/.È-ME-WT DAlMAyT 8i

somme algébrique des niasses magaétiques, définies comme on vient de ]e voir, est nulle. Cette loi découle du fait expérimeulal qu'un aimant placé dans un champ magnétique unil'urmc, comme celui produit pnr In Terre, ne prend pas de mouvement de translation. En elTct, si la masse magnétique totale de l'aimant n'était pas nulle, l'aimant serait soumis à une force et non il un couple et cet aimant se déplaceruît sous l'action du champ,

93. Constitution des aimants. — La rupture d'un aimanten un grand nombre de petits morceaux donne naissance ii autant de petits aimants et ihiieun d'eux présente deux pôles de mùme intensité et de signes conlraiies. F.n rassemblant ensemble ces petits aimants on reproduit l'aimant primitif avec toutes ses propriétés. On peut donc admettre qu'un aimant est constitué par des petites particules contenant deux masses magnétiques égales et de signes contraires. La somme algébrique des masses de chaque particule est nulle et, par suite, la masse totale de l'aîmant tout entier est aussi nulle, comme l'exige lu loi précédente. Cette hypothèse sur la constitution des aimants n'est donc pas en contradiction avec l'expérience.

94. Potentiel d'un élément d'aimant. Composantes de l'aimantation. — Prenons une des particules clénicntaires, de volume dz, qui composent un aimant et cherchons la valeur du potentiel en un point P (lig. .,). Soiml,»

et — m les masses magnétiques placées aux points infiniment voisins A et B de cet élément ; f,. r^ les distances de ces poliila .ni point P. Le potentiel en P

<iÙ =

Abaissons de A la perpendîtiihiire AC sur la droite BP; r^ — i\ est, à des infiniment petits du second ordre près, égal a BC. Avec la même approximation nous avons, en appelant da la distance AB, et e l'angle de OP avec la direction BA,

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