‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 60 sur 198 · IV · texte numérisé non relu

IV

dz

-4- «JL?

Los éi|uations , IL du Jj 167 (jui donnent les composantes «, c, ir de la vitesse du déplacement électri<|ue deviennent

,ri

,lr

j—ir - ■ o.

tfh

•JL

dz

du

•JL (iZ

Vax \ remplaçant les dérivées de a et de h par rapport à r.

THEORIE DE M, ROWLASD 2i>

par leurs valeurs déduites des équations (21, nous obtenons puisque aj, 3j, v^, sont constants

/ 1 rf-F d% I drV

' 47:« -y^ yrr y

l a az dz \x az

(ii) \ I d'C d%, I d'G

Nous pouvons donc, à l'aide des relations (2) et (3), exprimer les composantes de la force électromotrice données par les équations (i) en fonction du moment électromaf^nétique ; nous trouvons pour les composantes parallèles au plan de Tonde

p "li i' ^1

quant h la troisième composante il est inutile de la considérer, car étant perpendiculaire au plan de Tonde elle ne peut avoir aucun cflet sur la perturbation magnétique constituant la lumière. Les composantes de la force électromotrice résultant de cette dernière perturbation étant (177)

dl ^ dt

nous aurons pour les composantes parallèles au plan de Tonde de la force électromotrice totale

P = iL ^v. '/'G

dt 4~ dz

^ dG £•', d'V

Q = yr+ "

dt 4^ ff'"^

et, par suite des équations (VI II; du n** 169,

, ,, dH\ Ksv, dT

d(' ' 4- dz'dt PoiNCARÉ. Elcclricilc cl Oplique, »•

ai6 I'0/.AIIISA1(U.\ ROTATOIHE MAGXÉTIQI'i;

En reiHplaçiint les premiers membres de ces éqiiatioi leurs valeurs (3) nous obtenons eiifiii

rr-F

, dK\

Uz'ill

D'apiés la iciiiiirque laîte au n" 118, a, ^. v salislont à des '■'luatioiis de m^me forme; par suite il on est de même des composantes ;, ï|, X, du dêpliiceiucnt d'une molécule dVlher dont les dérivées par rapport il t sont \, t,. ^. Nous retrouvons donc les éi)uutîons du mouvement qui ont conduit Airy îi une expression de l'uugtc *] de rolatiim du plan de pnliirisHtion d'accord avec rexpérienee,

238. Phénomène de Ken: — A la polarisiilîon rotatoire maf^nétique se rattache un pliénonùne di^-couvert en i8^6 par M. Kerr {') et qui consiste dans la rotation du plan de polarisation d'un rayon polarise réiléehi sur le pôle d'un utniant.

Lu lumière d'une lampe, polarisée par uu nicul et rêltécKiepar une lame de verre inclinée ii 4^"< tombe normalemeut sur le pôle, s'y réfléchit et, oprcs avoir traversé la lame de verre et un nicol analyseur, est reçue par l'œil. Une musse de fer, qui est percée d'un trou conique pour permettre le passade aux rayons lumineux, est placée très près de la surface réfléchissante, dans le l»ut de rendre très înlensi' l'aiiuantiition de celle surface.

Ayant placé le polariseur dans une position telle que les vibrations qui tombaient sur les pôles étaient parallèles ou per- [lendiculaires au plan d'incidence, el ayant tourné l'analyseur jusqu'il l'extinction. M, Kerr vit reparaître la lumière, bien que liiiblenient, en aimantant par un courant le pôle rélléchissant. .Mais comme M. Kerr ne disposait <jue d'une faible force niaguétique, pour rendre l'action plus évidente, il dépbu;uit lêgèrenienl le polariseur ou l'analyseur avant de faire l'expéiience, de manière à ee que l'cxlinction ne fut pas complète. .\u moment

. [.■(iS,7);

l'un feriiiiiit le courant dans une certaine direction, ]n tuinipre reçue par l'œil augmentait t dans la direction contmire, nlle diminuait el souvent l'on arrivait tout a fait à l'extinction. fCctte diminution di- l'intensité se produisait si, avant le passage un courant, ou avait tourné l'analyseur dans une direction coiilire à celle du courant d'aimantation. M. Kerr en conclut "il se produisait par luimantalion. une rotation du plan de polarisation, en sens contraire des courants d'Ampère.

M. Kerr oliserva également une rotation lorsque le ravoti mbait obliquement sur la surface réfléchissante ; mais dans ce is les pliénomèiies se compliquent de la polarisation elliptique ic a la réflexion métallique, ii moins cependant que les vîfjraims du rayon incident soient ou parallèles on perpendieuliûrcs I plan d'incidence.

239, — M, (lor.lon ,•, el M, l-'itzgeridd (', .epéli-rent l.ii-iur.L

I expériences avec des cliamps magnétiques très puissants:

|t«s résultats qu'ils obtinrent confirmèrent les tnivaux de M. Kerr.

iPlus récemment l'étude de ce pliénouiéne a été reprise par

Righi (") qui l'a rendu plus facilement observable en l'am-

ylifianl par des réflexions successives du rayon lumineux sur

■deux pôles d'aimant convenablement disposés. F.nBii M. Kuntz(')

icnl occupé de cette question; il a montré que la

(réflexion sur le nickel el le cobalt donnait aussi naissance an

Xihénomèue de Kerr; de plus, il a reconnu que la rotation du

nlau de polarisation dans le cas de l'incidence normale, qui

»bnnge de valeur avec la couleur de la radiation, est plus grande

K>ur les rayons rouges que pour les rayons violets : la dispersion

SBt dune anormale.

Mais malgré ces nombreux travaux el le de M. Higlii i"' rexpUriitlon complète i

s reehcrciici lu pbénomè

.Kl (Lidicilibl-

i tliéoriqui ne dn Kei

•^{') Philwphical Magaziar, 3- gêrio, t. lU. p. Sifl H (1) Hémaii'E çtàaruU h. VKeaiimw rojblt-dos U^c C) WifH. An»., octobre 188^.

'R iMc. t!l.. et noiivcciu Miiaiirr \n^M .l,.n» !,■. 1..-,

e iS8i).

228 POLARISATIOS ROTATOIRE MAGNÉTIQUE

fait encore défaut. On ne peut affirmer si c'est un phénomène nouveau ou s'il est dû uniquement au pouvoir rotatoire magnétique de Tair qui environne les pôles. Aussi, n'insisterons-nous pas plus longuement sur ce sujet.

En résumé, Maxwell n'est pas arrivé à se tirer des difficultés que soulève le phénomène observé par Faraday. M. Potier en a donne une théorie satisfaisante. Nous verrons plus loin que M. Lorentz est également arrivé h une explication satisfaisante <[ui se rattache à ses idées générales sur la nature de Télectricité. Disons seulement que dans la théorie de Lorentz comme dans celle de Potier, les molécules matérielles prennent part à la vibration et que c'est cette circonstance qui produit la polarisation rotatoire ; seulement, dans la théorie de Potier, les molécules en mouvement agissent parce qu'elles transportent avec elles leur magnétisme ; dans celle de Lorentz, elles agissent parce qu'elles transportent avec elles une charge électrique.

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