‹ Électricité et optique. La lumière et les théories électrodynamiques. Leçons professées à la Sorbonne en 1888, 1890 et 1899Chapitre 84 sur 198 · THÉORIE DE HERTZ ÉLECTRODYXAMIQUE DES CORPS EN REPOS · texte numérisé non relu

THÉORIE DE HERTZ ÉLECTRODYXAMIQUE DES CORPS EN REPOS

290. — Avant d'entrer dans rétiide détaîHée de cette théorie, commençons par indiquer en quelques lignes les idées que Hertz avait sur le point de départ des autres théories électrodynamiques proposées avant lui.

Il constate d'al>ord qu'en allant de Tidée de la simple action à distance à l'action par 1 intermédiaire d'un milieu, on peut se placer à plusieurs points de vue différents (*) :

1° Action à distance, — l^our que cette action puisse s'exercer il faut que les deux corps entre lesquels elle s'exerce existent en même temps ; s'il n'y en a qu'un seul, celte action électrique ne peut pas exister : c'est le point de vue astronomique de l'attraction réciproque.

•i'^ Point de vue de la théorie du potentiel, — On suppose que la force électrique existe même avec un seul corps électrisé, avant qu'on introduise dans le champ un autre corps électrisé.

3'^ Polarisation du diélectrique. — On suppose les diélectriques constitués de cellules qui s'électrisent par influence. Si on considère un condensateur, les forces qui s'exercent entre les armatures seraient alors dues non seulement aux charges des deux armatures, mais aussi aux charges des cellules. C'est le point de départ de la théorie de Poisson.

Si on attribue aux cellules le rcVle principal, les forces à distance ne jouent plus alors qu'un rôle minime; on ne peut cependant les négliger faute de supprimer en même temps l'action par influence sur les cellules : c'est l'idée de Helmholtz.

(') Hertz. f'ni<rrsuehun^m iïbcr Aitsbreitun^ der elfclrischen Kra/t, p. 'iZ (Leipzig", Barth, iSya). Voir aussi Ut Lumière d'ectrique du 21 mai 1892,

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TiiÉoHiK DK iiiinrx

4° Suppression de toute action il distance. — Le L'iiump coasUlc ulors en une ciTtoine pol:irisatiun du diélectrique : c'esl l'idée de Mjixweil. Cependant le livre classique de Miixwell ne s'explique pus couiplètcinciit en piii-tunt di' lii, llert/ utlribiie ce défaut de clarté à deux causes :

rt) Le mol 11 élcelriciti- n n'a pua un sens précis dans ses raisonnements : il l'emploie pour désigner rélcetrîcité dans li' sens vulgaire, dans le sens fluide incompressible, etc.

Il) L'ouvrage de Maxwell ne forme pus un seul ensemble d'idées : il donne plusieurs théories se rapportant au même sujet, puis il les abandonne successivement, de sorte qu'un y trouve plutôt un mélange de théories qu'une théorie uniiiue.

En somme. Hertz n'admet que Maxwell, en laissant de côté le texl comme étant obscur, et il essaie, Hnales d'avance, de faire une ihêori

C'est cette théorie de llerti! que aer et discuter en détail

les équations établies par

de son ouvrage classique

;n se posant ses équations

y conduisant.

lous nous proposons d'expo-

Toutc lu théorie de Hertz est contenue dans deux mémoires célèbres qu'il a publiés en i8go et qui sont intitulés : Sur tes éijitalions fondamenliites de l'éfectrottffnaniie/iie des torps en re/ios ('j et l'autre Sur les êqualions fondamentales de l'éleclrodynainifjiie des corps en mouvement (-). Il y aurait peut-être

car les

irps qui t modi-

des réserves ii l'aîre sur cette distinction peu Justirié<

actions électriques étant mesurées au moyen de petits c

sont mis en mouvement, ces petits corps en mouveniei

fient un peu le champ : mais un pout supposer qu'ils le modî-

iienl peu

Nous diviserons donc l'étude de la théorie de Hertz en deux parties : l'électrodynamiquc des corps en repos et l'électrodynamiquc des corps en mouvement, et nous emploierons les nota-

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