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VÉGÉTATIVE ET DE SES NATURES

§ ni.

Principe de la Force Végétative et de ses Natures.

La nature subjective de la Force Végétative déterminée à l'aide d'une proportion basée sur la loi de la proportionnalité des causes à leurs effets. Parallélisme des deux séries des éléments de la Vie Animale et de ceux de la Vie Végétative. — Objections et réfutation.

Quel est le foyer originel de la Puissance Sensitive? Ce n’est pas le système nerveux, ce n’est pas l’électricité vitale, c’est P Ame. Tel est le résultat de l’examen rapide que nous venons de faire.

160. 11 nous reste maintenant à considérer la question suivante : Quel est le foyer originel de la Puissance Végétative? Je réponds résolûment : Ce n’est pas le système nerveux, ce n’est pas l’électricité vitale 5 c est une force consciente, c’est un principe Moi, c’est une Ame.

161. Je présente ici une opinion dépouillée de tous les voiles que la farouche pudeur du préjugé impose à toute vérité nouvelle jusqu’à ce qu’un long commerce ait rendu sa nudité familière à tous les esprits. Elle doit donc s’attendre à trouver contre elle tous ces hommes de la science qui, dépourvus en face des énigmes pressantes de la Nature des solutions démonstratives que l’observation et le raisonnement peuvent soûls donner, ont accepté enü*^figlcs les interprétations traditionnelles de la routine, au lieu de se renfermer dans la réserve d’un doute expectant. Mais est-on bien digne du titre de savant quand on se prononce avant examen , que l’on condamne ce qu’on n’a point jugé, et que l’on frappe de réprobation une idée par cela seul qu’elle est nouvelle,

sans être à même pourtant de lui dire pourquoi, et en reconnaissant l’entière impuissance où l'on se trouve de lui opposer aucune objection directe, et d’abattre aucun des arguments sous la protection desquels elle s’avance? Je ne le pense pas. Or c’est aux vrais savants et aux libres penseurs seuls que je m’adresse, eux seuls dont je sollicite l’attention.

Le principe de la vitalité végétative est mimique, aussi bien que le principe de la vitalité animale. Voilà ce que j’affirme, et c’est ce que d’autres nient. J’en appelle donc maintenant à tous ceux qui jugent d’après la raison et non d’après la prévention, et je les invite à décider entre l’affirmative et la négative, les deux parties entendues.

162. Une vérité mathématique, reconnue par tous les logiciens, c’est que les causes sont entre elles comme leurs effets. Ainsi, l’étendue de l’analogie essentielle des deux moteurs de la vie de relation et de la vie végétative pourra être exactement évaluée d’après le parallélisme que présentent réciproquement les opérations de ces deux vies et les dispositions organiques à la faveur desquelles elles s’effectuent.

163. Les deux moteurs vitaux se manifestent objectivement par un même phénomène général, le Mouvement, l’un secouant la fibre musculaire, l’autre remuant les matériaux moléculaires de l’organisme. De part et d’autre, le mouvement s’accomplit par le jeu d’un appareil particulier; mais la similitude qui existe entre ces deux appareils n’est pas moindre que celle des dénominations qu’ils ont reçues : ce sont deux systèmes nerveux que l’on distingue par les désignations coefficicnlcs de Cérébro-spinal et de Ganglionnaire.

1G4. Chacun do ces deux systèmes nerveux est un assemblage de faisceaux de fibres. Cependant le premier présente cette particularité remarquable, et en apparence absolument distinctive, que toutes ses fibres rayonnent d’un foyer commun où leurs racines sont groupées en une masse compacte, volumineuse et symétrique. En un mot, le système cérébro-spinal a un cerveau , et il est professé que le système ganglionnaire en est dépourvu.

L’analogie de ces deux organisations serait bien amoindrie, et les conséquences que nous prétendons tirer de ce rapprochement seraient bien compromises si, en effet, le parallélisme des deux systèmes était rompu par une lacune aussi importante. Cependant il n’en est rien.

165. Le système ganglionnaire n’a paru être privé de cerveau que parce que , au lieu d’un seul , il en possède une multitude. Effectivement, toutes les fibres végétatives sont des fils de communication entre une foule de petits renflements nerveux dont elles émanent comme d’autant de nœuds d’irradiation. Ainsi, tout faisceau de fibres végétatives part d’un centre ganglionnaire, de même que le faisceau général des fibres de la vie de relation (la moelle épinière) part d’un même centre cérébral.

166. Bref, l’Anatomie Comparée a proclamé, comme une vérité sortie victorieuse des épreuves de la controverse, qiœd^anglion est déjà un cerveau en germe, et que l’Encéphale n’est qu’un ganglion développé.

167. Du rapprochement étroit que nous venons de constater entre tous les principaux termes des deux séries formées de fonctions et d’organes qui constituent

respectivement la manifestation de la vie de relation et de la vie végétative, est-il permis de s’empêcher de conclure à une corrélation tout aussi intime entre les sources motrices des deux vies? Ici des nerfs, siège d’actions qui engendrent le mouvement; là le mouvement encore, et là aussi des nerfs par l’intermédiaire desquels il se produit. Or ici les nerfs ne sont rien par eux-mêmes comme cause productrice du mouvement; ils ne sont que les conducteurs inertes des impulsions imprimées par celte cause motrice qui est installée dans l’encéphale. Quel prétexte pourrait-on invoquer maintenant pour soutenir que les fibres végétatives ne sont point, à leur tour, de simples conducteurs pour l’action vitale qui les accompagne, et que, au lieu de cela, elles en constituent le générateur même?

168. On consent à admettre que le ganglion est le siège de la force végétative manifestant son activité par les fibres qu’il termine. Mais quelle nature assigne-l-on à cette force, principe de la vie végétative, qui réside dans le ganglion comme l’àme réside dans l’encéphale?

On confesse à cet endroit une parfaite ignorance. Sans doute, aucune analyse directe ne peut intervenir dans ce cas-ci pour établir, à la place du dernier doute, une parfaite certitude; mais les décisions les plus fermes de notre jugement sont prises presque toutes, on le sait, non sur des preuves absolues d’une démonstration mathématique, mais sur les preuves relatives d’une démonstration analogique, c’est-à-dire d’une démonstration fondée, non sur des preuves, mais sur des probabilités.

Exemple : à cinquante pas de moi, j’aperçois sur mon chemin un objet dont l’extérieur répond en tous points à celui d’un homme. Je m’affirme aussitôt que je vois un

homme , et ma conviction sur ce point est entière ; et pourtant celte conviction ne repose point sur une évidence sensible et rationnelle, mais seulement sur une induction analogique; elle ne repose point sur une véritable certitude, car, à la rigueur, sous les habits, sous le masque, sous la démarche, sous toutes les apparences enfin d’un homme vu à une distance de cinquante pas, pourrait, par aventure, être dissimulé l’automate de Vaucanson. Mais il y a immense probabilité que tel n’est pas actuellement le cas , et celle probabilité est telle qu’elle doit être considérée, en pratique, comme équivalant à l’entière certitude.

Celte règle est la seule qui puisse être suivie , en l’absence de tout moyen de vérification rigoureuse, pour la détermination de la nature subjective du principe vital végétatif. Et, en pareille occurrence, on ne saurait raisonnablement dédaigner les indications formelles de l’analogie pour s’arrêter, par fantaisie ou par préjugé, à des hypothèses privées de tonte espèce de vraisemblance.

169. Pour atteindre le résultat théorique proposé, nous devons donc raisonner ainsi :

L’analyse du phénomène du Mouvement Volontaire et l’analyse du phénomène du Mouvement Végétatif nous présentent chacune une série de termes homonymes qui se succèdent dans l’ordre suivant : 1° comme Effet, le mouvement connue Organe, un système nerveux; 3° comme Procédé, la transmission (le l'action motrice d’un centre nerveux, ou cerveau, par des fibres efférentes; 4° comme Moteur, une force qui a son siège au centre nerveux, c’est-à-dire dans les cerveaux céphalique ou ganglionnaires.

Jusqu’au troisième degré de cette progression naturelle, c’est-à-dire aussi haut que l’observation directe peut remonter, nous trouvons, entre les termes correspondants de ces deux séries, une communauté de nature accusée par les caractères les plus essentiels et les signes les plus manifestes.

Cette relation d’homogénéité embrasse-t-elle l’échelle tout entière, et existe-t-elle dans le quatrième degré comme elle existe d’une manière constante dans tous les degrés inférieurs? Ici aucun moyen matériel de vérification ne peut être employé, mais la logique naturelle y supplée. Quand nous voyons s’élever du sol de la forêt deux tiges semblables, chargées d’une parure semblable de branches, de feuilles et de fruits, après avoir constaté que l’une d’elles est l’épanouissement extérieur d’un Arbre , avons-nous donc besoin de fouiller la terre pour nous assurer que la deuxième fait aussi bien réellement partie d’un Arbre, et que cette colonne végétale, comme la première, repose sur un piédestal souterrain? La tige ne suppose-t-elle pas les racines? Or, en comparant les deux analyses du dynamisme de la vie de relation et de la vie organique, nous trouvons : Mouvement et Mouvement , Fibre et Fibre , Cerveau et Cerveau, Volonté et Ici la même loi d’analogie no nous

presse-t-elle pas d’ajouter : Volonté ?

170. Les conclusions de la Physiologie Comparée et celles de l’Anatomie Comparée ne sauraient se contredire : je vois deux organes semblables qui accomplissent deux fonctions semblables, j’en conclus que les deux forces qui animent ces deux fonctions et mettent enjeu ces deux organes sont également semblables. L’une de ces deux forces m’est connue, car c’est un principe qui

a la propriété de se réfléchir sur lui-même, de s’observer et de s’analyser, et ce principe, je le sais, c’est mon âme. L’autre force est étrangère à ce moi-même, à ce principe de ma personnalité que je viens de nommer : je ne puis donc la considérer et l’étudier directement que dans ses manifestations objectives. Mais la connaissance de sa nature subjective, l’analogie me la révèle inductivement par la connaissance directe que je possède de la nature subjective de mon Etre.

171. Des objections de plus d’un genre peuvent être faites à mes conclusions. Je vais répondre à toutes celles qui se présentent à mon esprit revêtues d’un caractère réellement scientifique. Il en est d’autres dont le droit sacré de libre discussion en matière de science fait à lui seul justice, et qui, par conséquent, ne méritent point notre attention.

172. A l’induction que j’ai employée pour arriver h une conception rationnelle du principe de la vitalité végétative, une contre-induction peut être opposée. En regard de notre parallèle des deux phénomènes nerveux du mouvement dans la vie de relation et du mouvement dans la vie organique, on peut offrir le parallèle des actions du grand-sympathique avec celles de l’électricité des corps inertes. Et, à vrai dire, puisque la puissance végétative appelle et fixe les molécules organiques dans les tissus cÿ&dtfe la puissance galvanoplastique attire et fixe les parcelles d’or sur l’argent, il semble qu’il y a moins d’effort à faire pour l’identifier à cette force inanimée que pour l’assimiler au principe sublime de l’intelligence et du sentiment.

Mais cet argument éloigne la question sans la résou-

dre : en admettant que l’électro-moteur des ganglions du grand-sympathique soit homogène à l’électro-moleur de la pile de Voila, s’ensuivrait-il que le premier serait hétérogène au principe animique? La science a-t-elle prononcé sur la nature intime de la Force dont les phénomènes de l’électricité inorganique sont un produit? Du reste, je vais attaquer l’objection corps à corps par une réponse plus directe.

Il est incontestable que, au double point de vue de la composition et de la fonction , le système nerveux ganglionnaire offre mille fois plus de points de corrélation avec le système nerveux cérébro-spinal qu’avec aucun appareil que l’Eleclrologie Expérimentale nous puisse offrir. D’où il résulte que, si on ne veut voir qu’une question de batteries électriques et galvaniques dans la théorie des fonctions nerveuses végétatives, on est forcément conduit à ne pas voir autre chose non plus dans l’histoire des opérations de l’encéphale.

Mais les opérations intimes de l’encéphale, nous les connaissons; elles se rattachent à trois propriétés générales et singulières qui s’appellent Sensitivité, Intelligence et Passion. Nos contradicteurs se trouvent pris ainsi dans l’inévitable alternative, ou de convenir que l’analogie naturelle du bio-éleclro-moteur végétatif avec le bio-électro-moteur animal l’emporte sur l’analogie du premier avec l’électro-moleur inorganique, ou bien que ce dernier est doué des propriétés essentielles du bioélectro-moteur animal, c’est-à-dire qu’il en possède les sens , le discernement et les désirs.

Quelle que soit leur option, elle aboutit forcément a la conclusion suivante :

173. LE PRINCIPE DE LA VITALITÉ VÉGÉTATIVE EST AU PRIN- CIPE DE LA VITALITÉ ANIMALE COMME L’ANATOMIE ET LA PHYSIO- LOGIE DU SYSTÈME NERVEUX GANGLIONNAIRE SONT A L’ANATOMIE ET A LA PHYSIOLOGIE DU SYSTÈME NERVEUX CÉRÉBRO-SPINAL.

174. Les Physiologistes croient trouver la base d’une distinction radicale, entre le mouvement dit volontaire et le mouvement organique, dans cette circonstance que ce dernier est soumis a la monotonie d un rhythme constant, tandis que le premier est affranchi de cette loi, et semble ne reconnaître que celle du hasard ou du caprice. Cette distinction est mal fondée, car il existe toute une classe d’opérations relevant incontestablement de la motilité volontaire, qui présentent un caractère rhythmique non moins prononcé et non moins remarquable que celui des fonctions moléculaires elles-mêmes. Je veux parler des actes instinctifs , qui ont une part d’autant plus large dans la vie de l’Animal qu’il est d’un grade moins élevé, et qui, chez l’Homme lui-même, remplissent encore un rôle important.

Les mouvements qui, chez tous les animaux, sans en excepter le plus parfait, traduisent le désir de remplir les différentes fonctions alimentaires, ne sont-ils pas assujettis à une règle de périodicité? Tout volontaires qu’ils sont, ne sont-ils pas en même temps rhythmés?

Mais Tlffexcmple plus frappant encore à citer, c’est celui que nous offre l’activité industrielle de 1 Abeille. 11 serait absurde de supposer que l’impulsion intérieure par laquelle cet animal est poussé à l’exécution de ses merveilleux travaux, n’est pas le résultat d’une détermination volitivc. Mais sa volonté a un objet unique et fixe; elle obéit à un rhythme d’une monotonie extrême, et pousse l’insecte, à tous les instants, dans une direction

uniforme et invariable, à la fabrication d’une cellule identique à celle qui la précède comme à celle qui la suivra.

Ainsi le mouvement volontaire qui exécute les Cellules Apiaires est rhythmé; pourquoi, pour être rhythmé aussi, le mouvement qui produit les Cellules Organiques ne serait-il pas volontaire aussi?

La théorie de l’instinct est un thème psychologique rempli d’intérêt. Je prends prétexte de l’incident qui a introduit ici ce sujet pour lui consacrer, dans ce chapitre, un article spécial de nature à apporter à l’argumentation précédente le surcroît d’éclaircissements et de force que les logiciens les plus difficiles pourraient encore désirer. En attendant, il me suffit ici de prendre acte d’une vérité qui est surérogatoirement établie par ce qui précède, c’est que,

175. De la nature rhythmique de l’activité végétative on ne peut argiier contre sa nature animique.

La Physiologie Expérimentale possède certains faits qui me semblent prêter un appui tout à fait décisif à la thèse que j’ai entrepris de soutenir, et dont, par conséquent, j’aurais pu me dispenser de réfuter en détail les contradicteurs, n’eut été la crainte de laisser quelque obscurité derrière moi.

176. La constitution des Animaux inférieurs, qui sont la représentation en espèces des bas degrés de l’évolution organique des Animaux supérieurs, renferme la preuve manifeste que plusieurs âmes distinctes peuvent être associées à une même œuvre vitale et cohabiter dans un même Corps, non point qu’elles n’y soient réunies sous une direction unitaire, mais cela sans préjudice d’une

sphère de spontanéité propre à chacune, et pouvant s’isoler dans certains cas et se circonscrire dans des limites nettement tranchées. C’est ce qui nous est montré bien clairement par une expérience que l’ignare cruauté des enfants leur rend, hélas! trop familière.

Un cscarbol étant coupé transversalement par le corselet, voilà que les deux moitiés de l’insecte, telles que deux insectes complets, et quoique entièrement détachées l’une de l’autre, se meuvent séparément; et ces mouvements, rationnellement coordonnés et dirigés vers un but marqué, accusent l’action bien incontestable de deux sensitivités, de deux intelligences et de deux volontés, s’exerçant actuellement dans une indépendance réciproque absolue. Ainsi l’Abdomen fuit précipitamment sur scs quatre pattes, comme obéissant au sentiment de la frayeur et au désir de se soustraire à la poursuite de l’ennemi, tandis que la Tête semble puiser le courage dans le désespoir, et, soutenue sur ses deux ambulacres , se redresse fièrement contre l’agresseur et lui oppose une pince menaçante dont l’étreinte n’a pas encore cessé d’être redoutable.

177. Comme il est impossible de supposer que le simple fait de la division du corps du Coléoptère ait créé, c nihilo et instantanément, un centre animique dans son tronçon abdominal , force nous est bien d’admettre que ce centre de vie existait déjà dans cet organe pendant son union avec la tête; force nous est bien d’admettre que le corps de l’animal , au lieu d’être un simple instrument à la disposition d’une âme isolée dans un désert, est un orchestre nombreux dont les musiciens exécutent, sous la direction d’un chef unique, le concert harmonieux des fonctions vitales.

9(> RECHERCHE SUR LA NATURE DU PRINCIPE NÉVRELECTROMOTEUIl.

Pour infirmer la légitimité de l’application à l’Animalité entière de la loi que nous venons de constater chez une espèce d’insectes, on pourra me faire observer que le phénomène expérimental qui nous la révèle ne se produit que dans les bas degrés du Règne Animal, et ne peut être obtenu sur les animaux plus parfaits. Je réponds :

178. La multiplicité des centres animiques existe dans les organisations supérieures comme dans les organisations inférieures; mais, en raison du degré de perfection de celles-là, les centres secondaires y sont plus étroitement et plus rigoureusement subordonnés au centre capital. Leurs actions s’appuyant tout entières sur l’action de celui-ci, quand elle cesse, toutes cessent. Ainsi un édifice construit en simples parois verticales peut perdre son couronnement sans que ses flancs s’effondrent et sans que sa base en soit ébranlée ; mais s’il appartient à la construction plus savante des voûtes, que la clef de la voûte tombe, et tout s’écroule au même instant.

§ iv.

Résumé.

179. Les considérations analytiques dont nous venons de suivre l’enchaînement rigoureux, mais facile, nous ont conduits aux conclusions suivantes :

1° Toutes les fonctions vitales ont pour moteur premier une force d’essence animique, une ame;

2° Toute âme est essentiellement constituée par un ensemble de propriétés inséparables, ses facultés;

3° Toute fonction vitale particulière est mise en jeu par une faculté animique particulière dont elle reçoit

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