CONCLUSION DU CHAPITRE QUATRIÈME
Je crois avoir rempli jusqu’au bout l’objet de la thèse proposée pour ce chapitre. J’ai établi d’abord , par la démonstration directe, et puis, j’ai confirmé, en réfutant les objections qui lui ont été laites, une proposition importante dont je reproduis ici l’énoncé :
343. L’ame est le moule générateur de toutes les propriétés, de LA MATIÈRE QUI SE MANIFESTENT PAR NOS SENS; ET TOUTE SENSATION d’une NATURE SPÉCIALE, QUI SE PRODUIT PAR UNE ACTION DU MONDE PHYSIQUE SUR LE SYSTÈME NERVEUX , ATTESTE l’existence d’une FACULTÉ SENSITIVE SPÉCIALE, ET, EN même TEMPS, CELLE u’uNE CLASSE PARTICULIÈRE DE FIBRES EXCLUSIVEMENT AFFECTÉES A SON SERVICE.
Cette précieuse donnée physiologique, jusqu’à ce jour
conteslée, mais désormais incontestable, devient la Clef de la Science de la Vie ; elle va nous en ouvrir sans peine la porte mystérieuse dont les plus vigoureux génies s’essayèrent vainement à rompre les barrières dans les inutiles fureurs de leur amour pour l’inaccessible Vérité qui, sans pitié jusqu’ici, avait condamné tous ses amants au désespoir.