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CHAPITRE SIXIÈME

THÉORIE PHYSIOLOGIQUE ET ANATOMIQUE DE L’INFLUENCE RÉCIPROQUE DU PHYSIQUE ET DU MORAL.

SECTION PREMIÈRE

Proposition : L’influence réciproque du Physique sur le Moral , conséquence normale de la connexion des systèmes nerveux Cérébro-Spinal et Ganglionnaire. — Rôle des Fibres Blanches du Grand-Sympathique. — Elles sont fournies par les deux plans antérieur et postérieur des racines spinales ; preuves expérimentales et rationnelles.

— Lien nerveux actif et passif établi entre l’Ame et toutes les Facultés Végétatives. — Rôle des Libres Motrices dans les viscères sans muscles . — Sphincter Névrilemmatique.

— Constitution Binaire de l’Élément Nerveux intégrant.

— Action des Fibres Blanches sur les Fibres Grises, et des Fibres Grises sur les Fibres Blanches. — Couples Nerveux. — Circuit Nerveux. — Conclusion.

395. L’influence du Moral sur le Physique, et, par une réciprocité exacte , l’influence du Physique sur le Moral , se manifestent par deux classes de phénomènes devant lesquels le Physiologiste reste confondu comme en face de quelques monstruosités surnaturelles où la science n’aurait rien à voir. Ce superstitieux embarras des Savants leur était permis tant que l’organisation intime des corps animés était un mystère dont la pointe

du scalpel n’avait pas encore percé le voile, et dont les profondeurs n’avaient point encore été illuminées parle flambeau du microscope. Mais, par delà ces obstacles, qui ne sont plus, la solution du problème. se découvre en pleine clarté. En effet, l’influence réciproque du physique et du moral est, jusque dans ses manifestations les plus bizarres et les plus invraisemblables, le résultat physiologique le plus évidemment naturel et le plus immédiatement conséquent des rapports anatomiques constatés entre les deux systèmes nerveux, celui de la vie animale et celui de la vie végétative; le plus naturel, dis-je, et j’ajoute le seul que l’induction puisse raisonnablement supposer, et que la déduction puisse assigner d’avance en toute rigueur. Car le raisonnement, en cherchant à déterminer, d’après la corrélation qui s’observe entre les Organes des deux vies , celle qui existe entre leurs Fonctions, arrive forcément, et par des procédés aussi simples qu’exacts , à la conception formelle et précise de ces effets si surprenants, et si longtemps considérés comme inexplicables.

396. Un échange de fibres a lieu entre le système cérébro-spinal et le système ganglionnaire, et telle est l’étendue de cet échange que, dans les ramuscules les plus minimes de ces deux arbres nerveux, on constate, décelées par leur couleur étrangère, quelques fibres de l’arbre opposé. Ainsi, jusqu’aux dernières divisions naturelles des nerfs de la vie de relation, quelques fibres végétatives leur sont associées ; et les dernières divisions naturelles du grand-sympathique portent avec elles quelques fibres du système cérébro-spinal.

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