RAPPORTÉES
d’après des procès-verbaux authentiques.
Le vrai peut, quelquefois, n’être pas vraisemblable.
Boileau.
II a été publié un grand nombre de comptes rendus de mes expériences, empreints en général d’un sentiment de bienveillance pour ma personne , dont je serai toujours fier et reconnaissant : je me bornerai toutefois à reproduire ici celles de ces relations qui présentent un caractère officiel, et sont revêtues de l’attestation formelle et de la garantie expresse de leurs auteurs.
La Revue de Genève du 29 octobre 1853 donne comme il suit le procès-verbal de la leçon d’application de l’un de mes cours. Cette pièce fut présentée à la Revue par un membre influent du gouvernc-
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ment genevois, auquel fait allusion le journaliste dans quelques mots de remarques placés au bas de l’insertion :
« Electro-biologie. — Nous sommes priés de publier le procès-verbal suivant rédigé à la fin de la dernière séance du cours donné par M. le professeur Philips :
«Aujourd’hui, vingt-sept octobre mil huit cent » cinquante-trois, les élèves de M. Philips ont es- » sayé de répéter les expériences d’Electro-biologie 3> que ce professeur a faites au Casino. Le succès a 33 été complet. Toutes les expériences d’illusion ont 33 réussi ; ainsi une canne a été prise pour un serpent, 33 un foulard a pris l’apparence d’un corbeau, la salle 33 de réunion s’est transformée en perspectives de 33 paysage , un verre d’eau a été bu pour du vin et 33 a causé l’ivresse. La production du mutisme, de la 33 claudication, et des diverses variétés de la para- 33 lysie a encore eu lieu; la suppression locale de la 33 mémoire du nom propre, et de la première lettie 3> de l’alphabet a été pleinement effectuée. Ces expé- 33 riences ont été faites sans 1 intervention active de 33 M. Philips, sur des personnes inconnues du pro- 3) fesseur et amenées par les élèves. 33
33 Ce procès-verbal a été rédigé immédiatement 33 après la séance par les soussignés, qui se font ainsi 33 un devoir de rendre hommage a la vérité. ”
33 (Suivent les signatures des personnes qui ont suivi ce cours, et dont plusieurs nous sont particulièrement connues. — Nous pouvons ajouter que
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nous avons eu de signataires des mieux placés, confirmation verbale des faits énoncés dans le procèsverbal avec des détails très-intéressants). »
Je dois faire remarquer tout d’abord, avant d’entrer dans l’explication théorique de ces étranges mais pourtant fort naturelles expériences, que la faculté dont jouissent tous les individus de les reproduire aussi facilement après une instruction convenable , '
leur donne, sans contredit, le caractère d’une véritable application scientifique. Cette observation est à 1 adresse de l’opinion émise par un grand nombre de personnes que la lorce électro-biologique réside tout entière dans ce qu’on appelle une jouissance magnétique qui serait dévolue à l’organisation d’un petit nombre d individus privilégiés. Si mes élèves n’arrivaient pas toujours à faire aussi bien que moi, ce ne pourrait être que parce qu’ils ont moins d’habitude.
Un autre journal de la même ville publiait, quelques jours auparavant, la relation suivante rédigée par un ministre protestant qui occupe une position éminente à Genève, et que je m’honore d’avoir pour élève et pour ami :
“ Un de nos concitoyens, dont le caractère nous offre toute garantie, nous adresse l’article suivant :
11 Mflxdi dernier, M. Philips a donne, en présence » d’une quarantaine de personnes, une séance demi- » publique de ce qu’il appelle Électro-Biologie, dans » laquelle il a obtenu sur la personne de M. G..., de ” ^,eneve> bien connu d un grand nombre de ceux qui
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« étaient présents, des phénomènes physiologiques « vraiment remarquables. M. G..., sans perdre la « conscience de lui-même, a été tour à tour aveugle,
« sourd, muet, boiteux, paralytique, bègue, inerte et » idiot, jusqua perdre le souvenir de son propre nom ;
„ puis, revenu à son état normal , il a rendu compte à » l’assistance de ses diverses sensations. M. Philips « affirme que le moyen par lequel il lait naître dans « l’organisme ces désordres factices et momentanés,
» peut également guérir ceux qui en sont naturelle- « ment atteints. Autant que nous avons pu en juger,
« il se sert de l’influence combinée du magnétisme „ animal et de l’électro-magnétisme. Nous serions » heureux d’avoir à cet égard l’opinion des hommes „ compétents, qui pourront bientôt apprécier la va- » leur des théories de M. Philips dans les cours pu- „ blics qu’il se propose d’ouvrir prochainement. »
( Journal de Genève , 30 septembre 1853.)
Le compte rendu suivant porte la signature du rédacteur en chef de la feuille semi-officielle du gouvernement algérien :
« Une nouvelle séance a été donnée hier vendredi, par M. Philips. Elle a présenté des résultats tellement remarquables qu’il n’est plus possible de conserver aucun doute relativement à l’action extraordinaire que possède le professeur sur les sujets aptes a recevoir son influence.
w La première personne sur laquelle M. 11 *PS
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expérimenté n’a rien présenté qui n’ait été vu déjà dans les séances précédentes.
v Le deuxième sujet a offert les phénomènes suivants : Un caillou qu’il tenait dans la main, et qui était à une température très-ordinaire, est devenu brûlant pour lui, à la volonté du professeur. Il la
jeté avec la pantomime et le jeu de physionomie d’une personne qui se brûle fortement. Un disque placé dans sa main lui a procuré les mêmes sensations de brûlure, mais, en dépit de tous ses efforts, il n’a pas réussi à s’en débarrasser, M. Philips lui ayant déclaré qu’il ne pourrait ouvrir la main.
» Mais le sujet le plus remarquable a été le troisième. Il est devenu l’objet d’expériences qui n’avaient pas encore été tentées; et les résultats obtenus sur lui démontrent que le professeur n’a rien avancé que de véritable en faisant des promesses qui semblaient, au premier abord, d’une réalisation impossible.
» A la volonté de l’expérimentateur, ce sujet a perdu la mémoire de son propre nom. Sous la même influence, il s’est trouvé en proie à des hallucinations étranges : les yeux tout grands ouverts et dans une maison de la rue Bocchus, il s’est cru à Mustapha; il voyait et désignait le fort Bab-Azoun , le château de l’Empereur et d’autres édifices publics ou privés.
» A un moment où M. Philips l’engageait à s’asseoir, il a manifesté une sorte de crainte, parce que, dans la chaise qui s’offrait à lui, il voyait la fontaine de Mustapha.
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» Le temps nous manque pour entrer dans de plus amples détails. Nous terminerons en déclarant que la séance dont nous venons de donner une esquisse a été vraiment concluante.
« A. Bourget. »
(Alchbar du 5 juin 1853.)
Je crois devoir reproduire l’article suivant du même journal, comme offrant un intérêt particulier par les détails fournis sur le mode d’expérimentation. Ce récit, signé d’un pseudonyme, émane de la plume d’un orientaliste de grand mérite, placé dans un poste élevé en rapport avec ses rares connaissances : « La curiosité publique avait été vivement excitée par l’annonce des séances que M. Philips a commencées vendredi dernier dans la salle de la Boza. Aussi l’auditoire était nombreux, relativement au chiffre des personnes qui peuvent s’intéresser ici à des expériences de ce genre. Dans un discours préliminaire de proportions convenables , le professeur a fait un appel à la bienveillance et surtout à l’impartialité de l’auditoire. En écoutant la parole constamment correcte , souvent élégante de M. Philips, on n aurait pas cru entendre un citoyen des Etats-Unis, si une ceitaine lenteur à trouver le mot propre n avait trahi l’homme qui manie un idiome étranger.
» Mais arrivons à la partie essentielle de la séance. Dix-huit spectateurs de lionne volonté ont pris place sur des bancs disposés autour de l’estrade , tournant
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le dos à la salle pour éviter les distractions. Chacun a reçu de M. Philips un disque fait de zinc et d’un autre métal , qu’il devait tenir dans la main, et regarder avec une attention exclusive. Un silence absolu de vingt à vingt-cinq minutes devait être observé par les spectateurs et les acteurs, à qui l’on imposait en outre l’immobilité la plus complète. C’était beaucoup demander à un auditoire français; aussi la condition ne fut pas rigoureusement remplie. Les bruits du dehors parvenaient, d’ailleurs, dans la salle, et la musique de la place y versait les flots d’une harmonie fort intempestive.
» Et puis, il y avait le contingent obligé des farceurs qui faisaient de l’esprit selon leur pouvoir, les uns avec des foulards en se mouchant le plus bruyamment possible, les autres avec leur canne en battant sur le plancher la mesure des quadrilles qui s’exécutaient devant le cavalier de bronze. Aux esprits facétieux, se joignaient les esprits forts qui affirmaient l’impossibilité des résultats avant même que l’expérience proprement dite fût entamée. Pour mieux assurer l’avenir de leurs prophéties, ces messieurs ne dédaignaient même pas de détruire les conditions de silence réclamées par l’expérimentateur.
» Ajoutons, pour être juste , que la masse du public est demeurée étrangère à ces manifestations.
«Au bout des vingt -cinq minutes indiquées, M. Philips a fait successivement à chacun des sujets des attouchements sur la tête. 11 n’a laissé do coté
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que ceux qui n’avaient point rempli les conditions de silence et d’immobilité, c’est-à-dire la moitié environ. Celte opération terminée, il a amené un des sujets sur le devant de l’estrade. C’était précisément une personne honorable de cette ville, M. N..., connu de beaucoup de spectateurs. Nous insistons sur ce point, parce qu’un doute injurieux et très-injuste a été émis par un des assistants.
m Voici la série des expériences qui ont été faites soit sur M. N..., soit sur M. Ch..., autre personne également connue.
» M. Philips regardant fixement le sujet , lui fermait les yeux, et, après quelques attouchements, retirait ses mains. «Vous ne pouvez pas ouvrir les yeux, » lui disait-il d’une voix impérieuse, et, en effet, le sujet ne pouvait pas les ouvrir, malgré des efforts parfaitement indiqués par de fortes contractions musculaires.
5) L’opération contraire a réussi également bien , et l’impossibilité de fermer les yeux était si évidente, que le patient n’y a pu réussir, quoiqu’on lui tînt une bougie allumée à quelques millimètres de ces organes si sensibles. Nous ajouterons ici qu’après la séance, et lorsqu’il n’était plus sous 1 influence, M. N... a essayé de tenir ses yeux ouverts devant une bougie , dans les mêmes conditions, et qu’il ne la pas pu.
» Ues expériences analogues à celles que nous venons de décrire ont été faites, soit sur M. N..., soit sur M. Cb... dont la volonté s’est toujours trouvée
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exactement subordonnée à celle de M. Philips, qui était par le fait devenu maître de leurs propres mouvements. Selon la volonté de M. Philips , le bras tendu du sujet ne pouvait se plier, et le bras plié ne pouvait se tendre. La bouche ouverte restait dans cette position, quelque incommode qu’elle fût pour son propriétaire, qui faisait de vains efforts pour lui en rendre une moins fatigante. Placé debout, le sujet s’est trouvé dans l’impossibilité de s’asseoir; et, une fois assis , il a essayé vainement de se relever. Après la suppression du mouvement, des effets de mouvement forcé ont eu lieu. M. N... ayant imprimé une certaine impulsion à ses bras , l’intervention de M. Philips a été nécessaire pour la faire cesser. La même personne s’est vue entraînée vers l’expérimentateur par une force irrésistible qui semblait agir à la manière d’un aimant.
» L’auditoire a regretté que les mauvaises conditions dans lesquelles l’opération s’est faite n’aient, pas permis d’essayer les expériences les plus curieuses, celles qui , ayant l’imagination pour objet, substituent une personnalité étrangère à celle du patient. Si , comme nous n’en doutons pas, M. Philips poursuit le cours de scs intéressantes séances, nous émettons le vœu qu’il choisisse un local plus à l’abri des bruits extérieurs, et qu’il s’assure à l’avance de sujets connus, mais qui expérimenteront sérieusement, et ne se proposent pas pour concourir à une expérience qui exige du silence et de I immobilité quand elles sont
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affligées d’infirmités qui ne leur permettent pas d observer ces deux conditions sine quâ non.
» A. B. Fleury. »
(. AJihbar , 22 mai 1855.)
Un journal de Marseille, la Gazelle du Midij contient l’exposé suivant, dans son numéro du 25 novembre 1853 :
«M. le professeur Philips a fait hier soir, dans son domicile, en présence d’une trentaine de personnes, dont plusieurs appartenant au corps medical, diverses expériences de son système d électrobiologie. Elles ont pleinement justifie les îecits qu on avait lus avec tant de surprise dans les journaux étrangers. Un de nos amis, M. le docteui Aïdé, picsent à ces expériences, nous a fait connaître les effets les plus remarquables obtenus sur trois personnes d’âges différents.
» Elles ont été successivement réduites à l’état de paralysie avec ses nuances les plus variées, telles que claudication, mutisme, etc. La catalepsie la mieux caractérisée a été produite sur les bras. Des expériences de nature opposée ont etc tentees pai le professeur avec un égal succès. Ainsi les bras des sujets ayant reçu une impulsion rotatoire sur euxmêmes, le mouvement est devenu irrésistible, et na pu cesser que par l’intervention de M. Philips.
„ De l’ammoniaque liquide concentré a été soumis
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ensuite à l’inhalation d’un des trois sujets sans que son odorat en ait paru affecté en aucune façon.
» Des effets d’une nature encore bien plus étrange ont été obtenus. Le professeur, dirigé par ses connaissances phrénologiques, qui paraissent fort étendues, a cherché et réussi à provoquer l’exercice de certaines facultés intellectuelles et de certains sentiments en dirigeant l’action électrique sur tels ou tels organes cérébraux considérés par lui comme le siège de ces facultés et de ces sentiments.
» Nous n’ajouterons rien à ces faits étranges , rapportés par un témoin digne de toute confiance, et d’ailleurs homme spécial. Nul doute que le procédé de M. Philips n’appelle le plus sérieux examen, mais il serait fâcheux de le soumettre auparavant à quiconque ne serait pas appelé, par sa profession ou par de sérieuses études, à s’occuper de si graves et si périlleuses questions. »
L’appréciation suivan te , relative à la même séance , a droit à prendre place ici par le ton peu bienveillant de sa critique, et la qualité de son auteur, qui professe les sciences naturelles.
« l’électro-biologie et le docteur PHILIPS. »
« Notre siècle tient évidemment au titre de siècle de merveilles. Que de découvertes, en effet, réalisées dans toutes les branches des connaissances humaines, depuis bientôt soixante ans, et, surtout, que d’essais
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tentés pour créer ou pour mettre en évidence des moyens d’action sur les êtres animés et inanimés! Mesmer commença la série des novateurs en ce genre. M. Philips la terminera-t-il , et I’électro-isiologie sera-t-elle le dernier mot de ces tentatives dont le magnétisme animal fut le premier? Bien ose qui le voudrait prétendre. Pour nous, nous croyons que l’homme s’agitera toujours dans le cercle ou Dieu la placé, cercle bien large, si l’on considère toutes les conquêtes déjà obtenues sur la matière et sui les agents immatériels ; mais bien étroit, si l’on songe à l’immense puissance du Créateur; l’homme, disonsnous, s’agitera sans cesse dans ce cercle pour le franchir, pour acquérir quelque chose de cette toutepuissance divine dont nous parlons, et à quelque résultat qu’il arrive, il ne s’arrêtera jamais.
« Ces réflexions nous sont suggérées moins encore par les expériences tentées sous nos yeux ces jouis derniers , que par la direction que semble prendre depuis quelques mois surtout l’esprit humain. L’homme ahuri, pour ainsi dire, par sa puissance actuelle, pcid en quelque sorte la raison. Nous n’en voudrions pour preuve que ce qui se passe au sujet des tables tournantes. Que de systèmes, que de rêves pour l’explication d’un fait , dont nous ne prétendons pas mer l’existence, mais dont nous repoussons, à cette heure encore, les diverses théories. Les esprits se jetteront-ils de même au-devant du système de M. Philips? Nous n’en savons rien. Le système de M. Philips,
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d’ailleurs, est-il une utopie? Nous ne l’affirmons pas davantage. Mais nous avons hâte de dire que ce que nous avons vu n’a point porté dans notre esprit une entière conviction, et si nous venons en entretenir nos lecteurs, c’est que nous croyons remplir un devoir, ici comme toujours, lorsque, par des séances publiques, un fait, un système tombe dans le domaine commun.
« Qu’est-ce donc que I’électro-biologie? M. Philips n’entre pas à ce sujet dans de fort longs détails. Il réserve l’explication entière de sa théorie a ses adeptes seuls, à ceux qui veulent suivre ses cours. Mais il en laisse assez entrevoir pour que l’on puisse se faire une idée de la science, dont il se dit, non le créateur, mais le révélateur. M. Philips a reconnu l’existence d’un fluide minéral , capable d’agir sur les individus; en développant sur un sujet ce fluide, il peut, à son gré, en transporter l’action sur telle ou telle partie de l’organisme et produire des effets anormaux : ouvrir, par exemple, labouche de manière que le sujet ne la puisse fermer; attacher le sujet sur sa chaise en lui ôtant toute possibilité de se dresser malgré la volonté la plus formelle ; le forcer à bégayer, tandis qu’il avait la langue entièrement libre naguère, etc. , etc. Mais ce n’est pas tout, et ici spécialement nous répugnons à admettre les faits. M, Philips prétend agir sur l’intelligence comme sur la matière. Partisan de Gall et reconnaissant par suite les aptitudes diverses d’après les bosses du crâne, l’inventeur
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de I’électro-biologie prétend se donner le pouvoir de modifier le caractère, les tendances de l’individù en portant son fluide sur telle ou telle partie de l’enveloppe du cerveau. Ainsi M. Philips produira la colère, l’entêtement, la bienveillance, et ce à un instant donné. Nous l’avouons sans détour, à ceci notre raison se révolte, nous ne pouvons concevoir une si effrayante puissance accordée à l’homme. Quoil je serai maître, avec la nouvelle théorie, d’agir sur un sujet au point de pétrir son caractère à ma volonté? de le rendre intelligent ou idiot s’il me plaît, de lui enlever telle faculté, la mémoire, par exemple, et de surexciter telle autre , l’aptitude musicale? Mais que deviendrait l’espèce humaine alors! Elle serait régénérée, répond M. Philips; la démoralisation qui fait de si effrayants progrès et qui, non contente d’abâtardir l’esprit, dégrade le corps, et tend à rapprocher la tête de l’homme, siège des plus nobles organes,
de la tête de cet animal dont les Egyptiens avaient fait le type des passions honteuses, la démoralisation serait arrêtée. L’esprit humain prendrait un nouvel essor; sous le flambeau lumineux de I’électro-biologie , le monde entrerait dans une voie nouvelle. Et pourquoi ne pas aller jusqu’à Fourier alors! pourquoi ne pas proclamer la venue de Y harmonie? Comment , vous détruisez les passions mauvaises , vous pourriez faire disparaître la colère , Y entêtement, la destructivité, la combativité, la convoitivité, l'orgueil, etc. , vous pourriez développer les qualités contraires! Eh,
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mon Dieu ! rien de plus facile alors que de rendre le travail attrayant et que de faire naître toutes ces tendances qui doivent porter le citoyen de l'harmonie bien au-dessus du misérable civilisé.
» M. le professeur Philips trouvera peut-être que nous allons bien loin et que nous forçons son système : soit, mais c’est là, ce nous semble, une conséquence naturelle de ses premières idées, et, nous le répétons, notre «raison la réprouve.
» S’ensuit-il qu’il n’y ait rien dans le nouveau système? Nous ne le disons pas : nous croyons, au contraire, qu’il y a quelque chose, que Iklectuo-uiologie, comme le magnétisme animal , est appelée à produire certains effets. Il y a du reste plus d’un point d’accointance entre les deux sciences. M. Philips le reconnaît lui-même, et si l’état de veille qui caractérise la position du sujet électro-biologique le met en opposition avec le sujet magnétique soumis au sommeil, quelques résultats, la catalepsie partielle entre autres, s obtiennent indifféremment par les deux moyens. Nous avons assisté d’abord à une séance intime chez le professeur, plus tard à une séance publique ; nous y avons vu des faits que nous ne prenons pas, on le conçoit, sous notre responsabilité, mais qui ont frappé des personnes sérieuses. Nous avons vu un docteur bien connu, attaché, c’est le mot, à la main d’un jeune enfant, l’entraîner avec lui autour d’une table sans pouvoir briser 1 adhérence. Nous ne nions donc pas absolument 1 électro-biologie , mais on nous per-
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mettra de faire nos réserves pour ses dernières conséquences, et d’attendre que le temps et la pratique nous aient donné tort. Et franchement nous ne savons si nous devons ou non le désirer.
» Henry PATOT. ».
( Revue méridionale , loc décembre 1853.)
Si M. Patot se donne la peine de lire ce livre, j’espère qu’il y trouvera une réponse satisfaisante a ses graves objections. Je dois, en passant, décliner l’honneur de certains titres qu il me. decerne officieusement.
Le docteur mentionné dans la citation qui précédé, le même auquel j’ai fait allusion dans la préfacé, est le rédacteur de la déclaration suivante , qui était destinée, par mes élèves de Marseille, à etre publiée dans les journaux de la localité, et que j ai conseivée à l’état de manuscrit avec tout le soin que mérite un témoignage aussi précieux.
« Marseille, le 28 décembre 1853. •
)> A monsieur le rédacteur.
» Monsieur,
„ Nous avons suivi avec une scrupuleuse attention les leçons de M. Philips sur la science nouvelle qui
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porte le nom d’Electro-Biologie, et nous venons solliciter de votre bienveillance une petite place dans les colonnes de votre estimable journal pour l’expression de notre reconnaissance, qui s’adresse, tout à la fois, au caractère de l’homme et à la conscience du savant.
« Si étonnants que puissent paraître au premier abord les phénomènes que M. Philips annonce dans le programme de ses cours , il est certain que , lorsqu’on possède la théorie de ces faits, on peut les reproduire à volonté sur un très-grand nombre de personnes; et nous-mêmes ici soussignés, nous affirmons de la manière la plus positive que, sans le secours du maître , nous avons , à plusieurs reprises , répété avec un plein succès toutes les expériences dont nous avions été témoins.
» Recevez , etc. »
Voici maintenant l’article précédemment annoncé concernant ma démarche auprès du gouvernement espagnol :
« l’anthropophage galicien.
» Nous empruntons à un journal de la Corogne (Espagne), — cité par le Clamor pûblico du 16 juin, — des détails fort curieux sur un certain Manuel Blanco, surnommé l’ Homme-Loup , par suite des faits d’anthropophagie que nous allons raconter.
» Une dénonciation de trois Galiciens, faite devant
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l’alcade de Nombela, province de Tolède, fit connaître qu’un de leurs camarades , nommé Manuel , était l’auteur d’assassinats commis sur les femmes Manuela et Josepha Garcia, et leurs enfants, Pétronille, François et Joseph. La voix publique ajoutait que le meurtrier avait extrait la graisse du corps de ses victimes pour aller la vendre en Portugal.
« Manuel Blanco , après son arrestation , chercha d’abord à donner le change sur son identité ; puis il se décida à avouer son véritable nom, mais en niant les crimes qu’on lui attribuait.
» A cette époque, une instruction se poursuivait à Allariz , après la disparition de trois femmes de Castro de Laza, fait qu’on attribuait à un certain Manuel, connu sous le nom de l'Homme à la graisse. Il fut reconnu que c’était le nommé Manuel Blanco, déjà arrêté pour des crimes analogues.
5i Les deux causés étant jointes au tribunal d Allariz, Manuel déclara enfin se nommer Manuel Blanco Rimasanta, dit qu’il était de Regnairo, dans le ressort d’Allariz ; qu’il avait quarante-trois ans, était veuf et marchand ambulant. Il ajouta que, pendant treize années accomplies le jour de la Saint-Pierre en 1852, il avait été victime d’une malédiction qui l’avait transformé en loup; et que, sous le poids de cette espèce de sort, il avait commis plusieurs assassinats et mangé la chair de ses victimes, seul ou en compagnie de deux Valenciens, affligés de la même malédiction , don Genaro et Antonio.
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« Sa première rencontre avec eux avait eu lieu dans la montagne de Couso. Là, en apercevant deux loups j il était devenu loup lui-même, et avait marché à leur suite pendant cinq jours, au bout desquels ils avaient tous les trois recouvré la forme humaine. C’est alors qu’il s’était trouvé avec ces deux hommes lorsqu’il se croyait en compagnie de deux loups.
« Les onze assassinats qu’il avoue, et d’autres qu’il a commis sans se rappeler les victimes, ont été perpétrés dans la montagne de Saint-Mamed, où, sous prétexte de Jes placer en service à Santander, il attirait les femmes qu’il voulait tuer. Seul ou avec ses complices, il dévorait ensuite les victimes après les avoir dépouillées pour vendre leurs effets.
Manuel déclare qu’il n’avait aucune crainte de la justice, non plus que ses complices, car, pour échapper aux poursuites de la garde civile , ils n’avaient qua se changer en loups, ce qu’ils exécutaient en se mettant nus, et en se roulant deux ou trois fois sur le sol.
» Il exécutait ces crimes atroces comme des actes simples et naturels, avec la plus grande indifférence, et sans faire usage d’autres armes que ses mains et ses dents. Si l’horrible faim de la chair humaine ne le possédait pas, il s’abstenait spontanément du meurtre : ainsi, il laissa volontairement échapper l’occasion de tuer une femme qui le tourmentait pour la mener
auprès de sa sœur que ce monstre avait assassinée et mangée.
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« Manuel exagère évidemment le nombre de ses crimes, car des témoins ont vu dévorer par les loups des personnes qu’il prétend avoir tuées. [Ce rapprochement soulève dans mon esprit une grave question scientifique.] Au reste, la maladie mentale dont il se plaint l’avait quitté, dit-il, depuis la Saint-Pierre de 1852.
« L’examen fait par six médecins n a pas amene la constatation de la monomanie homicide à laquelle Manuel se dit en proie. Il a été déclaré hypocrite et pervers, et sa métamorphose en loup considérée comme une fahle.
» Le juge d’Allariz l’a condamné à mort en première instance. La cause est sur le point de venir en appel.
« M. Philips — dont les séances ont si vivement intéressé notre population algérienne — considère Manuel Blanco comme un véritable malade tombé naturellement dans une aberration que nous avons vue se produire en partie sur quelques-uns de nos concitoyens par la vertu de l’électro-biologie.
» Le professeur en est tellement persuade qu il vient d’écrire au ministère espagnol, demandant un sursis à l’exécution de Manuel Blanco. Il offre , pour prouver son assertion, daller a ses frais en Espagne et de développer, en présence de telle commission qu on voudra désigner, les instincts anthropophagiques sui des sujets pris pour ainsi dire au hasard.
55 Cette offre philanthropique honore le caractère de M. Philips. Nous désirons vivement, dans l’intérêt
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de la science, quelle soit accueillie, car il pourra en résulter la solution d’un très-intéressant problème psychologique et d’un cas, heureusement bien rare, de médecine légale.
« A. B. Fleury. «
(. AJihbar , 3 juillet 1853.)
Les effets d’expérimentation décrits dans ces divers comptes rendus ont le privilège de surprendre si fort ceux qui pour la première fois en sont témoins, de heurter si violemment leur attente et toutes leurs idées préconçues du possible et de l’impossible, que la plupart se croient obligés , ou de mettre en doute la sincérité de l’expérimentation, ou bien de supposer une intervention occulte et quelque peu diabolique venant prêter à l’expérimentateur l’appui d’un pouvoir surnaturel. Ainsi j’ai rencontré des sceptiques d’un tel endurcissement qu’ils refusaient de reconnaître l’influence électro-biologique alors quelle s’exercait sur eux-mêmes par des signes assez manifestes pour convaincre tous les assistants. Ne pouvant nier que la direction de leurs membres avait été soustraite à leur volonté et se trouvait tout entière entre mes mains, ils se tiraient d’embarras en se fâchant, et se plaignant d’être dupes d’une mystification. D’autres originaux assuraient avoir vu de rouges flammes jaillir de mes yeux, et, sans crainte de s’exagérer mon importance, quelques-uns ont reconnu en moi le faux prophète de l' Apocalypse. . . .
INTRODUCTION
Mais je n’ai mérité
Ni cet excès d’honneur, ni cette indignité.
Je le déclare en toute modestie comme en tout honneur, tout ce que l’on trouvera de miraculeux ou d 'impossible dans les résultats qui viennent d’être rapportés — c’est l’ignorance qui l’y aura mis. Car ces résultats ne sont autre chose que l’application expérimentale de certaines lois de physiologie qui sont familières à tous les savants. En attendant que nous ayons démontré cette proposition , et c’est là précisément l’objet principal de ce livre, nous inviterons le lecteur à considérer que pas un de ces phénomènes dont la relation aura peut-être contracté ses lèvres du sourire de l’incrédulité, n’est particulier à l’action électro-biologique , et qu’on les retrouve tous , avec leurs caractères les plus distinctifs, dans les cadres de la pathologie, où chacun d’eux a sa place, hélas! trop bien occupée. La paralysie, la chorée, la perversion des sens, la monomanie, les hallucinations, ne sont pas des fictions, sans doute; eh bien , il n’est pas un seul des effets attribués à lelectro-biologie qui représente autre chose que les symptômes de ces différents désordres de la vie physique ou de la vie mentale. Des lors, que reste-t-il dans ces effets de si étrange , de si inouï, de si monstrueux, pour faire insurger la raison? On objectera peut-être la difficulté de s’expliquer que par l’emploi d’un agent artificiel on puisse contrefaire les productions les plus bizarres de l’action mystérieuse de la
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maladie. Mais est-ce donc là un l'ait sans précédents? Non, car on peut déterminer, par la Strychnine, les convulsions du tétanos et l’inertie paralytique; rendre l’iris impassible à la lumière, au moyen de la Belladone, et mettre l’homme le plus doux dans un délire de fureur, à l’aide des vapeurs de la Jusquiame ; non, car toutes les aberrations de l’imagination et des sens , et les illusions les plus fantastiques, peuvent être causées à coup sûr par une dose de Haschisch; non, car le merveilleux pouvoir d’assoupir la sensibilité des chairs vives et de réaliser une mort factice est déjà partagé par YEther et le Chloroforme. Ces propriétés, on les trouve toutes naturelles chez certaines drogues, pourquoi donc préjuger quelles sont incompatibles avec la nature d’un autre agent que l’on ne connaît même pas? — Mais cet agent, fera-t-on observer, on ne peut le voir ni le toucher. — Pauvre objection. L’électricité, le magnétisme et le galvanisme seront-ils donc niés parce qu’ils ne sont pas susceptibles de se sentir dans la main, à pleine poignée, comme un bâton? Et ces agents ne sont-ils pas néanmoins les plus puissants que nous connaissions ? Ainsi , pas un motif de quelque valeur, pas même un spécieux prétexte, pour repousser les résultats allégués de l’électro-biologie comme étant condamnés d’avance par une loi quelconque de la Nature, comme étant en contradiction avec aucun principe fixé par la science positive.
INTRODUCTION
Les considérations générales dont je suis dans l’usage de faire précéder toute séance expérimentale font assez entrevoir la nature de la force mise en jeu pour que tout physiologiste se trouve disposé à lui concéder une propriété essentiellement polychreste qui résumerait en elle les propriétés spécifiques d’une infinité de substances possédant une action sur l’économie. En effet, l’agent électro-biologique est représenté par nous comme un agent apte à s’exercer directement sur le système nerveux et à être appliqué localement et isolément sur chacun de ses centres en particulier. Or, il a été récemment prouvé dans un ouvrage accueilli de tous les savants avec une grande faveur que l’électricité jouit précisément de ce pouvoir. Ce pouvoir n’est donc point une chimère. Mais si l’on est en possession d’un moyen capable d’exciter ou d’enrayer à volonté l’exercice des fonctions nerveuses, il est évident que ce même moyen nous donne la puissance de modifier pareillement toutes les fonctions vitales, puisque les nerfs constituent le grand ressort de chacune d’elles.
Ces considérations suffisent pour démontrer que les propriétés attribuées à l’agent électro-biologique ne sauraient être contestées a 'priori par aucun physiologiste circonspect. Mais ces propriétés appartiennent-elles en réalité à cet agent? — Ce point est établi par des faits appuyés sur des témoignages irrécusables et qu’il est possible d’ailleurs à chacun de vérifier par une expérience personnelle.
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La question préjudicielle se trouvant ainsi résolue, deux questions de fond s’offrent à nous immédiatement :
1° Quelle est la théorie de l’Action Electro-Biologique?
2° De quelles applications utiles l’Electro-Biologie est-elle susceptible?
Tel est, en deux articles, le programme du traité /
de Y Electrodynamisme vital dans les développements duquel nous sommes sur le point d’entrer. En attendant, et sans vouloir toutefois anticiper sur la marche méthodique de l’ouvrage , mais seulement pour faire pressentir l’importance du sujet, il convient de faire Savoir dès à présent que nos expériences, telles qu’ elles viennent d’être rapportées , en montrant , par la production sur l’homme sain de toute une longue série d’infirmités factices et passagères, jusqu’où peut aller l’action modificatrice de l’agent électro-biologique sur l’économie, ont pour but de nous préparer à cette grande conclusion à laquelle nous serons conduits bientôt par une logique rigoureuse, que — toute affection susceptible d’être ainsi provoquée artificiellement peut aussi être détruite à l’aide des mêmes moyens quand elle se présente avec le caractère d’une véritable maladie.
Les cures ducs à l’Electro-biologic se comptent déjà par milliers. Absorbé par les soins de l’enseignement et, d ailleurs, empêché en général, par la brièveté de mon séjour dans un même endroit , de
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m’engager dans des traitements qui réclament une longue série de séances, il se trouve que je ne puis revendiquer pour moi-même l’honneur des plus belles de ces guérisons : elles sont l’œuvre de mes élèves. Il ne s’est jamais écoulé huit jours après la clôture d un de mes cours que je n’aie eu la satisfaction d’apprendre qu’une demi-douzaine au moins de prodiges, de miracles, venaient d’attester l’inestimable puissance de la nouvelle thérapeutique. Pour faire connaître jusqu où peuvent s’élever ces succès médicaux dont je me glorifie dans mes disciples, je vais donner ici 1 extrait d’une lettre qui m’a été adressée de Bruxelles en date du 8 septembre 1853 par un honorable chef d’institution établi dans cette ville, où il jouit de l’estime et de la confiance générales. M. A. -J. Breton, après quelques paroles d’enthousiasme pour la nouvelle science et d’alfection pour le maître, raconte ce qui suit :
« J’ai guéri à Bruxelles plus de cent personnes de différentes maladies [il est bon de faire remarquer qu’à la date de cette lettre , la pratique de mon élève ne datait que de quelques mois], telles que myopies, surdités, maux d’estomac, de poitrine , mal au côté, migraine , paralysie, et enfin toutes especes d affections , et toutes les affections , quand les malades arrivent à subir l’influence. Je me suis guéri moi-même d’une douleur que je ressentais au cote depuis dix ans, et d’une névralgie qui , la première fois, m avait fait souffrir plus de six jours : au bout de sept à huit minutes, le mal avait disparu....
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