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PRINCIPES MATHÉMATIQUES DE LA TOPOGRAPHIE DE L’AME

sera en raison inverse de la résistance de la matière, et en raison directe de la puissance qu’il est actuellement permis à cette faculté d’exercer.

Corollaires. I. Si la matière ambiante est infiniment mobile, on comprend que la puissance de l’àme sera sans bornes, et que son rayonnement embrassera l’infini.

il. Si la matière ambiante est infiniment résistante, la puissance de l’àme sera infiniment bornée ;

III. Si la matière ambiante est également mobile et également résistante sur tous les points normaux à ceux de la surface animique, toutes les facultés exerceront le même degré de puissance, et se feront un parfait équilibre.

IV. Si la matière ambiante est inégalement mobile et résistante sur les divers points qui correspondent aux différentes facultés , l’expansion de celles-ci sera inégalement limitée, et les unes manifesteront plus de puissance que les autres.

Ces quatre théorèmes fournissent ainsi l’explication des trois faits suivants :

1° La limitation manifeste des pouvoirs virtuellement infinis de l’âme;

2“ L’inégalité manifeste des différentes âmes, reconnues pour être toutes essentiellement et primitivement égales entre elles ;

3° L’inégalité de puissance manifestée entre les différentes facultés dans une même âme.

La Phrénologie — qu’il eût été plus rationnel d’appeler la Névro-Psychie , puisque c’est, non l’histoire de l’esprit (cppr,v, esprit), mais la science des rapports de l’ànie avec son organe nerveux immédiat, l’encéphale,

la I hrénologie, dis-je, est désormais sanctionnée par

CONCLUSION GÉNÉRALE

une démonstration mathématique dans son dogme fondamental de la correspondance spéciale des diverses circonvolutions du cerveau avec les diverses facultés de l’âme , et de la proportionnalité du développement des « organes cérébraux » à la puissance des « facultés » respectives. La solution a laquelle nous venons d arriver répond en outre de la façon la plus péremptoire aux accusations de matérialisme adressées à la doctrine de Gall.

§ III

Principes généraux de l’Hominiculture.

L’Homme consacre les plus grandes ressources de son intelligence à cultiver des plantes, à cultiver des animaux. Mais sa propre culture lui imporle-l-elle donc si peu qu’il ait déjà créé celle des Poissons, et n’ait pas encore songé à fonder I’Hominiculture? Eh! pourtant, toutes les sciences qu’il poursuit, tous les arts qu’il édifie , n’ont d’autre objet que son bonheur. Mais quelles jouissances le millionnaire infirme et gastralgique peut-il donc retirer de la vitesse de ses chevaux et du luxe de sa table? De même, l’Humanité est condamnée à vivre misérable au sein des richesses que son génie ne cesse de puiser dans la Nature, tant qu’elle dédaignera le trésor plus précieux qui est en elle-même , tant qu elle ne développera point jusqu’aux dernières limites de son cadre l’organisation puissante de ses membres dégénérés, tant que les âmes ne prendront point leur noble essor, tant que nous resterons embourbés dans le marais des misères physiques et morales. Il faut donc que l’homme se hâte de mettre la main à la culture de lui-

PRINCIPES GÉNÉRAUX DE l’hOMINICULTURE. 333

même. Mais comment faut-il qu’il s’y prenne ? Je vais essayer de le dire en quelques mots.

La Culture est l’art des soins à donner à un être vivant pour favoriser l’exercice intégral de ses facultés naturelles, et lui faire atteindre la dernière limite de son développement normal.

La Culture Générale se divise en Education , Hygiène et Thérapeutique.

La Culture des Animaux embrasse les deux grands éléments qui constituent les Etres de cette classe, c’està-dire l’Ame et le Corps. Le programme de la Zooculture se partage donc en deux séries parallèles, qui sont : 1° l’Éducation, l’Hygiène et la Thérapeutique physiques; 2° l’Éducation, l’Hygiène et la Thérapeutique mentales. Poursuivons maintenant cette analyse théorique de la culture des animaux dans son espèce la plus parfaite, dans l’hominicullure.

L’Education consiste dans l’emploi d’un ensemble méthodique de moyens artificiels destinés à seconder le développement graduel des facultés du sujet, et à lui inculquer une habitude en harmonie avec les conditions diverses de sa nature.

V Hygiène se propose de produire l’aménagement de toutes les conditions nécessaires à l’exercice complet et régulier des facultés, et à la préservation de l’équilibre fonctionnel, qui n’est autre chose que ce que l’on appelle la Santé.

La Thérapeutique a pour but de restaurer l’harmonie des fonctions quand elle est détruite, c’est-à-dire de faire cesser l’état de Maladie , par l’application de procédés en rapport avec cet objet.

CONCLUSION GÉNÉRALE

Dans le cours de cet écrit, nous avons assez longuement disserté sur la théorie de l’Hygiène et de la Thérapeutique physiques ; il est inutile de revenir ici sur ce sujet. Quant à l’Education physique, il n’en a point été question; tout ce que nous avons à en dire à présent, c’est qu’elle ne doit négliger aucune des fonctions du corps placées sous l’empire de notre volonté ; qu’elle doit les soumettre à un système d’exercices unitaire et intégral, de façon à engendrer la plus grande somme possible de puissance musculaire et sensitive, de grâce et de beauté , et à mettre par là l’individu en possession de l’instrument corporel le plus parfait.

L’Education mentale doit se comporter en tous points, à l’égard des fonctions de l’âme, comme l’Education Physique envers celle du corps : sa tâche est d’élever chaque homme, en raison de tout le pouvoir de ses données natives, vers l’idéal suprême de la perfection intellectuelle et morale.

Des lois que l’on ne peut impunément enfreindre imposent à l’âme les conditions de sa santé : quand elle les viole, c’est l’abrutissement, c’est la haine, c’est la lâcheté, c’est la honte et le désespoir, c’est l’avilissement et la douleur, qui viennent lui apprendre son infraction. Mais un remède a été ménagé pour ces maux : l’Hygiène Mentale nous enseigne à les prévenir; la Thérapeutique Mentale, à les guérir.

Restreignons maintenant notre étude à la branche de l’hominiculture qui a spécialement l’àme pour objet, afin de voir comment cette partie de la science pratique de l’Homme a été comprise jusqu’à ce jour.

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