Reinecke, Zeitsch* f. allg. phys, 19C8, p
LA REACTION DE DEGENERESChNCE
avons pu nous en rendre compte au cours de l'hiver rigoureux de 1917. De nombreuses erreurs d’éleclrodiagnoslic ont été commises. On a signalé des paralysies réflexes ou même des paralysies psychiques avec secousse lente et conclu à la réaction de dégénérescence ; erreur d’interprétation dont il eût été facile de s’affranchir, soit en constatant la même secousse lente sui des territoires nerveux absolument indemnes de toute lésion, soit en réchauffant pendant assez longtemps le membre exploré.
En somme, de ce que le froid peut provoquer une secousse lente, il ne s’ensuit pas qu’il faille renoncer à considérer celle-ci comme le symptôme révélateur de la réaction de dégénérescence. Est-il besoin pour lui conserver son caractère pathognomonique dans la RD, de spécifier ses conditions de valabilité par l’adjonction à sa définition des mots : « et à la température normale de l'organisme » pastichant en cela le « et à la même température » des énoncés de lois physiques et chimiques?
États intermédiaires entre la réaction complète et la réaction partielle de dégénérescence. — La conservation de l'excitabilité aux chocs isolés d’induction. — L’abohlion de l’excitabilité faradique du muscle s’entend généralement pour le courant faradique à inteiTiiptions rapides. Toutefois il n’est pas rare de trouver de Tinexcitabilité absolue pour cette forme de courant faradique alors que le muscle répond encore assez bien aux chocs isolés d’induction (Dubois‘j. Bien entendu l’intensité de ceux-ci doit être suffisante et la réponse ne se produira le plus souvent qu’avec un engainement total. Le muscle répond à ces chocs isolés d’induction par une secousse traînante, qui n’a pas la lenteur caractéristique de l’excitation galvanique, mais qui n en est pas moins apparente et qu’on peut contrôler par le nombre d’excitations nécessaires pour produire le tétanos.
Cette particularité de l’excitabilité du muscle est à retenir. Elle montre qu’on ne peut conclure à Tinexcitabilité faradique avant d’avoir vérifié, en méthode bipolaire, qu’il ne subsiste plus la moindre réaction ni au courant tétanisant, ni aux chocs isolés
d’induction. ,. , . n i
La réaction faradique latente. — Babinski, Delherm et Jarcowski ^ ont montré que dans certains cas de réaction de dégé-