‹ Électrodiagnostic de guerreChapitre 41 sur 96 · Babinski, Dolbcrm ot Jarcowski · texte numérisé non relu

Babinski, Dolbcrm ot Jarcowski

ncrescencc complète, l'excilabilité faradique des muscles jiouvait réapparaîire si, pendant l’exploration faradique, on faisait passer à travers le membre examiné un courant galvanique permanent. Jamais cependant ils n’ont pu obtenir le retour de l’excitabilité faradique sur le nerf.

Le phénomène décrit par les auteurs ci-dessus sous le nom d’excitabilité faradique latente dénoterait une perturbation musculaire moins profonde que l’abolition complète de l’excitabilité faradique, et conduirait à porter un pronostic moins sévère que dans le cas de RD complète.

Ce retour de l’excitabilité faradique sous l’influence du courant continu nous paraît devoir être.rapprocbé des phénomènes de sensibilisation du muscle dégénéré par certaines substances chimiques. Les sels de sodium et de potassium, par exemple, la vératrine qui ont peu d’action sur le muscle normal, paraissent agir au contraire profondément sur le muscle dégénéré. Des muscles ne répondant pas auparavant à l’onde faradique, deviennent, après l’action de ces substances, excitables par cette forme de courant, peut-être, comme le pense Mlle Joteyko, en raison de leur action élective sur le sarcoplasme dont elles éveillent la sensibilité. Quelle que soit l’explication admise, il est vraisemblable que le passage du courant continu à travers le muscle agit sur lui par ses propriétés électrolytiques. En accroissant son excitabilité comme le font les substances chimiques, elles le rendent apte à répondre à Fonde faradique.

3“ La réaction faradique dé dégénérescence. — Nous avons vu plus haut que dans la RD partielle l’excitation portée sur le nerf (faradique ou galvanique) produit habituellement une secousse vive, tandis que l’excitation galvanique directe du muscle provoque une secousse lente.

Dans certains processus cependant, le muscle excité à l’aide du courant faradique, directement en son point moteur ou bien indirectement par l’intermédiaire du nerf au lieu de répondre par une secousse vive, répond par une secousse plus ou moins lente. A la lenteur déterminée par le galvanique s’ajoute donc la lenteur déterminée par le faradique. Cette réaction a été individualisée par Remak sous le nom de réaction faradique de dégénérescence. Si le nerf a perdu toute excitabilité faradique et que le muscle Fait conservée, la lenteur à l’excitation faradique du muscle suffit à caractériser la réaction de dégénérescence faradique.

EVOLUTION DE LA REACTION DE DEGENERESCENCE 85 Cette réaction toutefois ne comporte pas une signification diagnostique ou pronostique spéciale et ne mérite pas d’être isolée ; elle constitue l’un des multiples aspects sous lesquels peut se présenter la RD partielle ; elle accuse simplement un degré d’altération du muscle plus profond que la RD partielle avec secousse faradique vive.

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