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SIGNIFICATION CLINIQUE

de racine, à degré égal, est de son côté généralement plus grave qu’une lésion de nerf, les lésions radiculaires entraînant plus facilement des lésions secondaires des cellules.

Les indications pronostiques de la RD, toutes relatives, sont donc entièrement subordonnées à la nature, à la forme, et aux conditions étiologiques de l’affection dans laquelle on l’observe.

Ce n’est que pour une seule et même entité morbide, et « toutes choses étant égales d’ailleurs » pour employer l’heureuse expression d’Erb, que l’intensité de la RD peut servir à établir des comparaisons, à apprécier la gravité des lésions et à différencier les formes légères des formes graves.

Dans la poliomyélite, le degré de la RD, retlétant pour chaque muscle l’intensité des désordres médullaires correspondants, permettra de fixer pour chacun d’eux les chances de restauration fonctionnelle. Dans une paralysie périphérique d’origine névritique et de cause déterminée, la RD nous indiquera, par son degré, une gravité plus ou moins grande, et nous fera prévoir une durée plus ou moins longue. Nul exemple ne peut être mieux choisi à cet égard que celui de la paralysie faciale périphérique a frigore, pour laquelle, la clinique n ayant aucun signe capable d’en déterminer la gravité, le degré de la RD est le seul moyen d’information que nous possédions.

On se gardera par ailleurs de demander à l’électrodiagnostic des Indications pronostiques fermes : 1“ avant d’avoir donné à la RD le temps de se développer (fin du second septénaire dans les affections à début brusque', lésions traumatiques des nerfs par exemple); 2“ avant d'avoir suivi, par des examens répétés, l’évolution de la RD, soit pour reconnaître si elle poursuit une marche progressive vers le stade d’inexcitabilité absolue ou tend à rester stationnaire, soit pour s’assurer qu’une RD partielle, dont la signification devrait être bénigne, n’est pas en marche vers la RD complète, témoignant ainsi que l’affection causale continue à développer ses lésions *.

1. Le lecteur ue sera pas surpris de ne pas trouver dans cet ouvrage la desoripiion d’un certain nombre de syndromes électriques tels que la réaction myotonique de la maladie de Thomsen, les réactions propres aux myopathies, la réaction myasthéuique symptomatique de la myasthénie Erb-Goldflam.

D'observation déjà relativement rare en temps de paix, ces affections no se rencontreront vraisemblablement que d’une manière tout à fait exceptionnelle, si môme on les rencontre, en neurologie de guerre.

les anomalies des réactions électriques

VIII. - THÉORIE DES RÉACTIONS ÉLÉMENTAIRES DE LA RÉACTION DE DÉGÉNÉRESCENCE

Il est aujourd’hui bien établi que le paradoxe de Vinexcitabilité faradique du muscle en regard de sa faculté de répondre aux excitations galvaniques se trouve lié au facteur durée de l’onde excitatrice. Les courants à onde brève, tels que le courant faradique, perdent le pouvoir d’exciter les muscles dans la réaction de dégénérescence, contrairement au courant galvanique dont l’onde est plus étalée. Avec des dispositifs permettant de diminuer la durée de l’onde galvanique, avec les décharges de condensateurs dont la durée est fonction de la capacité, il est facile de vérifier le fait.

Cette inaptitude du muscle à réagir aux ondes brèves témoigne de modifications, soit morphologiques, soit fonctionnelles, dont on a demandé l’explication à l’électro-physiologie.

L’une des théories les plus séduisantes proposées jusqu’ici a été formulée par Mlle Joteyko. '

Elle est fondée sur la dualité fonctionnelle du muscle en rapport avec sa structure. Les muscles à sarcoplasme abondant (muscles lisses) seraient faiblement excitables par les ondes brèves, et leur contraction serait lente. Par contre les muscles riches en substance différenciée (substance flbrillaire) répondraient au courant faradique par une contraction vive. Dans les-états pathologiques donnant lieu à la RD, il y aurait 'en quelque sorte retour à l’état embryonnaire, par disparition de la substance différenciée, et les réactions observées, analogues a celles du muscle lisse, seraient celles du sarcoplasme.

La contraction galvanotonique, contraction soutenue, serait de même une modalité de la réponse dû sarcoplasme.

L’existence de la secousse lente en dehors de la dégénérescence, notamment par l’action du froid, ne vient pas ' à l’enconfre de la théorie, si l’on admet que le sarcoplasme conserve son excitabilité aux températures basses, tandis que la substance différenciée ne réagit qu’entre certaines limites de température.

A cette théorie, on a opposé l’objection, et Mlle Joteyko en a reconnu toute la valeur, qu’elle admettait a priori l’excitabilité du sarcoplasme, sans qu’on ait jamais pu fournir la preuve expérimentale de cette excitabilité. Il est cependant bien difficile de refuser au sarcoplasme une propriété commune à tous les protoplasmas non différenciés.

Une autre interprétation place au premier plan les modifications histo-chimiques du muscle.

Ainsi Gluzet a pu obtenir la réaction de dégénérescence expérimentale.dans un grand nombre de circonstances : injections de strophantine, de curare, fatigue musculaire, anémie expérimentale de la moelle.

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