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IX. — SUR L’ADOPTION D’UNE TECHNIQUE UNIFORME

A la suite de cette étude des réactions électriques anormales, nous voudrions faire valoir quelques réflexions relatives à Fambi-

ADOPTION D’UNE JECHMQUE UNIFORME u

guïté des termes utilisés en électrediagnostic. Qu’entend-on par exemple par grande hijpoexcitabilité gahanique, inexcilabiliLé faradique, etc., expressions que l’on emploie couramment dans les observations et sur les fiches destinées aux commissions de réforme ? A partir dé quelle intensité l’hypoexcitabilité galvanique devient-elle grande? Est-ce avec la bobine à gros fil, à fin fil, en monopolaire ou en bipolaire, aux ondes isolées ou au courant tétanisant que l’on a constaté l’inexcitabilité faradique? Et y a-t-il vraiment inexcitabilité pour tous ces modes d’application?

11 semble vraiment que, moyennant une entente entre électrologistes, on pourrait arriver sans peine à plus de précision: le langage de l’électrodiagnostic serait un langage uniforme qui permettrait de se rendre un compte plus exact des réactions et de leur évolution, et qui éviterait souvent des discussions scientifiques oiseuses sur la valeur de réactions différentes présentées sous le même nom.

En vue de cette entente, nous proposons les conventions sui-

vantes : n *

a) Exqiloration avec le courant faradique.^ Il serait entendu que toutes les explorations faradiques seraient laites avec un même type de bobine et un courant de 4 volts au primaire, avec la bobine à fil fin, en méthode bipolaire et avec le courant tétanisant. 11 est à peine besoin d’insister sur la nécessité d avoir un voltage uniforme au primaire pour des comparaisons d’excitabilité. Quant à l’emploi de la bobine à fil fin, elle se justifie par l’obligation de disposer d’un courant intense pour interroger des

nerfs et des muscles en état d’iiypoexcitabilité.

Avec une instrumentation uniforme la mesure des variations de l’excitabilité en centimètres d’écartement, quoique illogique, deviendrait acceptable. , . .

Nous avons vu que parfois le nerf ou le muscle, devenus inexcitables au courant tétanisant, réagissent cependant encore plus ou moins aux ondes espacées. 11 y aurait donc lieu de se mettre d accord pour ne conclure à l’inexcitabilité faradique qu’après avoir interrogé le nerf ou le muscle avec le courant tétanisant et les ondes isolées, et n’avoir obtenu aucune réponse pour chacune de ces deux épreuves. Ne pourrait-on adopter désormais l’expression d'inexcitabilité intégrale pour indiquer que, dans les conditions de technique qui précèdent, l’excitabilité est abolie aussi bien pour le courant tétanisant que pour les ondes isolées?

78 lÆS ANOMALIES <DES REACTIONS ELECTRIQUES

b) Exploration avec le courant galvanique. — t“ Il devrait être entendu que la notation de l’inversion sans autre spécilication,ne concernerait que l’inversion au seuil : on ajouterait courants forts, si l’inversion né se produisait que pour ceux-ci.

2° Bien que les caractères de la secousse soient affaire d’appréciation personnelle, nous pensons qu’on peut lui distinguer trois degrés : traces de lenteur, secousse lente,, secousse très lente, cette dernière expression se rapportant aux ..cas où la lenteur rappelle les. réactions torpides que l’on a coutume d’observer dans la paralysie saturnine.

3“ L’adjonction du terme monopolaire au terme secousse lente signifierait que la lenteur ne s’observe qn’à PF, éventualité assez fréquente au début ou dans les formes légères de la RD, ainsi que nous l’avons vu. L’absence d’épithète signifierait que la secousse est lente aux deux pôles.

4° On conserverait les termes d'hyperexcitabilité longitudinale relative et d'hyperexcitabilité longitudinale absolue avec la signification que nous leur avons attribuée plus haut (V. p. S?). Enfin pour désigner ['abolition de l'excitabilité au point moteur avec conservation de l'excitabilité longitudinale, nons serions d’avis de reprendre le terme un peu délaissé aujourd’hui de réaction de dégénérescence à distance, la DRd.

S“ Le terme inexcitabilité signifierait que le muscle a cessé d’être excitable pour des courants supportables tant au point moteur que pour l’excitation longitudinale.

Si l’excitabilité reparaissait par le rapprochement de l’électrode indifférente au voisinage de l’électrode active on pourrait ajouter les mots : sauf en bipolaire.

Inexcitabilité même en bipolaire, signifierait la perte de toute contractilité pour des courants supportables.

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