Paris Méd., iSjuin
tibililé faradique du nerf. Parfois enfin, lorsqu’un œdème prononcé ou l’adiposité du sujet aura mis obstacle à l’examen électrique habituel, l’exploration directe du nerf en complétera les renseignements.
Tinel cependant redoute de voir le procédé, conduire à la résection d’un nerf en voie de régénération spontanée. L’excitabilité faradique faisant défaut dans les périodes initiales de la réparation, et jusqu’au retour de la motilité volontaire, on s’exposerait en tenant compte de ce seul facteur à réséquer des faisceaux moteurs en voie de régénération très avancée '.
Le retour des réactions électriques. — Il n’est pas douteux que l’on a vu des paralysies graves s’améliorer par des traitements médicaux persévérants -.
Quelques auteurs même, escomptant la réparation spontanée ^ rejettent de propos délibéré toute tentative thérapeutique. ,
Parmi les traitements physiothérapiques, ' le bain galvanique, par ses effets circulatoires, le courant continu par les effets sclé-rolytiques du pôle négatif .<ur l’utilité desquels l’un de nous n’a jamais cessé d’attirer l’attention*, l’introduction de certains anions (iodure de potassium ®), qui n’est sans doute qu’une variante des procédés de sclérolyse électrique, la radiothérapie “ enfin, comptent à leur actif une sérieuse proportion de résultats favorables qui méritent d’être pris eu considération.
C’est cependant à la thérapeutique chirurgicale qu’on a le plus souvent jusqu’ici demandé la réparation des lésions anatomiques des nerfs.
La libération chirurgicale des nerfs comprimés, englobés dans une gangue de tissu cicatriciel, enserrés dans un cal, ou encore soulevés et tendus par un plan osseux, est en général, à une date plus ou nioins rapprochée, suivie de restauration fonctionnelle. Mais il ne paraît pas en être de même des sutures à en juger par