LES ASSOCIATIONS HYSTÉRO-ORGANIQUES
L’altération des cornes antérieures pouvant atteindre la colonne grise à des hauteurs différentes, les altérations des réactions électriques se présenteront souvent disséminées sur des muscles assez éloignés les uns des autres et sans relation anatomique. Le degré de la RD commande en général assez fidèlement le pronostic : les cas avec RD partielle, et ne s’étendant pas à un trop grand nombre de muscles guérissent d’ordinaire assez aisément.
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Les symptômes cliniques présentés par un blessé de guerre s’écartent assez souvent des descriptions classiques des paralysies périphériques. Lorsque concurremment avec une lésion nerveuse, des muscles ont été directement lésés, ou que des articulations, les petites articulations notamment, après avoir été soumises,.à une immobilisation prolongée, se trouvent enraidies, l’impotence apparaît plus étendue qu’elle ne devrait l’être du fait de la lésion nerveuse. On conçoit aisément dans tous ces cas l’importance de l’exploration électrique pour rechercher dans le complexus symptomatique la part exacte de cette dernière.
D’autres fois l’atteinte simultanée de plusieurs nerfs, lorsque chacun donnera lieu aune paralysie dissociée, rendra le diagnostic clinique extrêmement laborieux. Il est inutile de rappeler à cet égard les services que rendra l’exploration électrique, nou seulement au point de vue diagnostique, mais aussi pour fixer pour chacun d’eux le degré de gravité et la nature probable de la lésion.
Il en est de même des paralysies psychiques surajoutées qui déforment si singulièrement parfois le tableau clinique des paralysies organiques.
C’est ainsi par exemple qu’il n’est pas rare de rencontrer des blessés porteurs d’üne lésion organique du cubital et du médian et qui se trouvent dans l’impossibilité de relever leur poignet et d’étendre leurs doigts.
Tantôt ces paralysies surajoutées sont immédiates, succédant directement au traumatisme; tantôt elles s’installent progressivement surtout lorsque le malade se trouve longtemps immobilisé,
116 L' Ér.FXrRODIAGNOSTIC DANS LES PARALYSIES MOTRICES et que I’oq n’a pas soin de corriger l’action prédominante des antagonistes par des appareils élastiques appropriés.
Dans tous les cas l’absence de réactions pathologiques, contrastant avec l’importance des troubles moteurs présentés par le blessé, fera rapporter la paralysie à son étiologie réelle. On n’oubliera pas cependant que le diagnostic ne peut être porté avec certitude qu'au bout d’une dizaine de jours, c’est-à-dire un temps suffisant pour permettre aux premières anomalies des réactions de se manifester.