TROUBLES SENSITIFS
du phénomène, car il obligerait, chez les hystériques où la réaction est généralement intense, à nier l’absence de conscience ou l’état subconscient.
Dans les anesthésies organiques étendues et profondes (section de gros troncs nerveux sans phénomènes de récurrence, sections médullaires, tabes) à condition d’opérer à l’insu du malade pour échapper à la cause d’erreur résultant de l’attention expectante, l’excitation sensitive ne donne aucune déviation. Sur une région saine par contre que l’on excitera à titre tomparatif, la même excitation sera suivie d’une réponse.
Chez les hystériques, l’amplitude de la déviation est habituellement plus considérable
que chez un sujet normal ou si les troubles de la sensibilité sont qnilatéraux, la différence est en faveur du côté atteint.
Il en est de même pour les sourds : la surdité psychique ou comportant un élément psychique notable donne toujours une déviation plus ou moins accusée. Chez un sourd, organique qui réellement n’entend pas, une excitation sonore est inefficace, alors que chez le même sujet une excitation thermique sur un point du tégument produit la déviation.
Il résulte de ces constatations que la persistance du réflexe ou son exagération perfnet d’affirmer ou parfois seulement de soup-. çonner la nature fonctionnelle d’un trouble de la sensibilité. Son absence, par rapport aux résultats obtenus sur une région témoin est par contre un indice irrécusable d’une lésion organique et une preuve que le sujet ne simule pas.
Dans les anesthésies mixtes, le réflexe galvano-psychique pourra souvent faire le départ de l’élément organique et de l’élément fonctionnel.
La raison physiologique du phénomène réside dans une émission instantanée de la sueur retenue dans les culs-de-sac de^glandes sudoripares par la contraction, sous l’influence du passage du courant permanent, des cellules musculaires myo-épithéliales qui
13C les troubles sensitifs et sensoriels tapissent leur paroi. La voie centrifuge du réflexe est le sympathique qui a pour effet de relâcher momentanément ces cellules. Le réflexe fait évidemment défaut si la sécrétion sudorale est absente ou insuffisante; d’autre part ses conditions de production font comprendre qu’il puisse s’épuiser rapidement.