‹ Électrodiagnostic de guerreChapitre 68 sur 96 · II. — TROUBLES SENSORIELS · texte numérisé non relu

II. — TROUBLES SENSORIELS

Réactions électriques du nerf acoustique. — Parmi les nerfs sensoriels, l’acoustique est le seul dont l’exploration électrique présente quelque intérêt clinique. Nous nous contenterons de rappeler brièvement, d’après Roques*, les résultats qu’on peut obtenir.

L’électrode active étant placée dans le conduit auditif de l’oreille à explorer et l’électrode indifférente à distance, on constate-qu’on peut élever l’intensité jusqu’à plus de 10 milliampères sans que la fermeture négative éveille une sensation sonore. Celle-ci n’apparaît que pour des intensités supérieures. Les réactions auditives ne se produisent au-dessous de 10 milliampères que sür des oreilles malades hyperexcitables.

^ Fréquemment même, la réaction auditive se produit dans 1 oreille opposée. On appelle ce phénomène la réaction paradoxale, et il signifie que l’oreille qui perçoit le bruit réactionnel est, dans le cas de lésion unilatérale, l’oreille malade et dans le cas de lésion bilatérale, la plus atteinte. Cette hyperexcitabilité se rencontre dans les otites moyennes et internes, dans les affections hyperémiques du labyrinthe et dans toutes les affections qui augmentent la pression intracrânienne (tumeurs de l’encéphale, méningites, etc.). Inversement, l’absence de réaction avec 20 milliampères laisse supposer de graves altérations des deux labyrinthes.

méd., 1911.

le vertige voltaïque

Les nombreuses variétés de blessures du crâne, la fréquence des troubles auriculaires, des surdités, des vertiges par fracture ou commotion, ont conduit à rechercher comment se comportait dans ces différents états pathologiques le phénomène du vertige voltaïque. On sait depuis les travaux de Babinski et de ses eleyes que parmi les épreuves vestibulaires, le vertige voltaïque constitue

l’une des plus sensibles. , - i . ai

C’est du moins là l’opinion d’un grand nombre d otologistes et de neurologistes, non cependant de la totalité, car pour certains le phénomène offre encore dans sa genèse trop d’obscurités et les Lires épreuves vestibulaires, le nystagmiis rotatoire calorique et galvanique seraient suffisantes et suffisamment significatives.

Le nystagmus galvanique. — Lorsqu’on excite l’oreille en faisant passer d’un tragus à l’autre un courant progressivement croissant, on observe, quand celui-ci atteint 2 ou 3 milliampères une déviation conjuguée des yeux qui se fait avec lenteur vers lé pôle positif ; ensuite les yeux sont brusquement ramenés en sens inverse par des secousses nystagmiques petites et rotatoires, dirigées par conséquent uen le pôle négatif Pour rendre le mouvement Lparent, il est bon de faire regarder le sujet vers le bas et de fixer soit la pupille soit un vaisseau de la conjonctive.

Au lieu d’utiliser la méthode bipolaire, par laquelle on tait passer le courant d’un tragus à l’autre, on peut employer la méthode monopolaire, en fixant une électrode indifferente a a nuque et la négative sur l’oreille à examiner. Toutefois 1 intensité nécessaire en monopolaire pour amener le nystagmus est relati-

vertige VOLTAIQUE

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