‹ Elégies parisiennesChapitre 19 sur 30 · A LA VIERGE DE LIEE · texte numérisé non relu

A LA VIERGE DE LIEE

Aphrodite einbaumaiit la vague des Cyclades. La Sirène versant son charme aux matelots. Kt la jolie Eglé, la reine des Naïades, Qui brillait sur les Ilots,

Ont pétri ta beauté de leurs grâces anciennes, La clarté de leurs yeux divins est dans tes yeux, Les lignes de leurs corps sont maintenant les tiennes, Déesse de ces lieux !

Fille des eaux, on voit tressaillir la rivière Quand tu t'avances vers sou bord et que ton teint De fleurs resplendissant Ijrise de sa lumière Les brumes du matin !

Et le vent qui se tùt aux peupliers la veille S JUS la chute de l'ombre et des astres d'ar^ient A ta venue, entre les feuilles, se réveille Dans un frissonnement I

i(»2 ÉLÉGIES PARISIENNES

Vierge de l'île et sœur humaine de ses roses Puisse mon seuil frémir un jour sous tes beaux pieds, Puissent, du lierre noir dont nos portes sont closes, N(»s cœurs être liés,

Puisse la barque, enfin, amarrée à la rive Te recevoir, légère et belle, dàiis son creux Et nous conduire, au gré charmant de l'onde vive. En un bois amoureux !

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