EPIGRAMMES
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De ton regard oblique et plus vit' que le jour Tu m'as blessé le cœur, mélancolique Amour ! Je passais, indolent, sous les verdures closes. Dans Tonibre flamboyait une toufte de roses. Mais sans prendre souci de la beauté des fleurs Je chantais mes ennuis et mes vagues douleurs.
Amour ! Tu m'entendis ! Empruntant le visage D'une vierge, tu vins alors sur mon passage. Obstiné pèlerin des villes et des champs, O prince des désirs, des vœux et des penchants, Mélancolique Amour qui règnes sur la terre. Pont la gloire est d'unir et qui vis solitaire !
lUr» ÉLÉGIRS PARISIENNES
C'est l'heure où le reflet de l'île dans les ondes Mêle les peupliers aux ombres plus profondes; La source des brouillards et des songes trompeurs, La lune, sur la plaine et d'un lit de vapeurs, Ruisselle dans son plein et les l)rises sont vives.
Nymphe du soir et souveraine de ces rives, Toi qui marches dans ta beauté sur le gazon Avec la lune d'or entre dans ma maison î
Je sais la mer, je sais des îles fortunées
Sous la gloire d'un ciel de palmes inclinées,
Je sais de grands jardins de roses se mouvant
Et la lune pareille au beau soleil levant
l-^t roml)ro bleue aux chairs des femmes dérêtues.
Mais le passé dont les paroles se sont tues Au tournant de la route et dans la paix du soir Au seuil du souvenir ne revient plus s'asseoir Car j'ai vu, quand l'automne aux peupliers rougeoie, Sur des bords pluvieux bondir ma jeune joie î