ADIEUX A LA FOUET DE SÉNART
Sous les chênes et tes Ibiigères, O l'orêt. je me suis assis, Leurs oml)res iiic furent légères Au l'ond des sentiers épaissis !
Tu t'emplissais du grand mystère Et du silence de Tété !
Mélancoli([ue et solitaire L'écho volait à mon coté !
Dans les matins chargés d'aurore Et dans les soirs lourds de vapeurs Ta gloire verte qui se dore M'illuminait de ses splendeurs I
Près des troncs darhres prophétiques A la foudre blanche immolés.
Je revivais les jours antiques Et les longs siècles écoulés !
Je songeais aux chasses royales, Les cerfs fuyant au son du cor, Les belles dames triomphales, Lappareil joyeux de la mort!
Sous tes branches qui les embrassent Que damants furent abrités!
N'est-ce pas leurs soupirs qui passent Quand tes fourrés sont agités ?
Mère de l'homme, son asile Contre le trouble et le tourment.
S'il recherche ton front tranquille Tu lui verses l'apaisement !
Les saisons courent sur ta face, Mais ton'sourire est éternel, Le printemps adorable efface Les traces de l'hiver cruel!
Tes arbres, de toutes leurs têtes, S'inclinent au soleil levant.
Tu les nourris dans les tempêtes Et tu les berces dans le vent !
Blanche de lune, je t'ai vue, Immobile dans ton sommeil, Puis, forêt, tu m'es apparue Mouvante et rouge à ton réveil !
ADIKUX A LA FORKT DE SKXAllT
Tu 11V as guéri de sombres fièvres J'ai laissé leur feu trop aimé Contre les gîtes de tes lièvres, Couché sur le sol embaumé !
Oh ! cette amère lassitude Qui se g-lisse au secret du cœur.
Tu libéras de son étude Mon àme pleine de langueur!
Adieu, pourtant, chênes, fougères, Ruisseaux, chemins mystérieux, Lits de mousses, lits de bruyères.
Hauts carrefours silencieux !
Dans la ville aux toitures sombres Puisse le calme souvenir O forêt, de tes grands ombres.
Me poursuivre et me réjouir !