CHAPITRE y III
PROBLÈMES
§ Ier. Questions relatives aux intérêts composés.
309. i*r Problème. Déterminer combien le capital a francs vaudra dans t années j en ayant égard aux intérêts composés d’année en année. JJ intérêt de ioo francs par an est y francs.
Nous supposerons qu’on a pris les intérêts composés comme il a été indiqué ( Arith.j n° 111, page 12.5); c’est-à-dire que si le temps t années est composé d’un nombre entier n d’années , et de m mois {m pouvant être entier ou fractionnaire, mais moindre que 12) , on a eu égard aux intérêts des intérêts d’année en année pendant les n premières années ; et qu’on a placé ensuite le nouveau capital à intérêt simple pendant m mois. Cela posé : r y
L’intérêt de 1 par an étant francs,
if comptant vaut dans un an
(1 + francs, ou Z100 ~t~y\ francs ou y\
\ iooy \ 100 / 100 )
Par conséquent , pour trouver combien une somme placée au commencement d’une année, vaut à la fin de cette année, il
suffit de la multiplier par — v-,
* ‘ inn
Il en résulte que le capital a francs vaudra,
Mbm
<* X — J— — francs à la fin de là i.r" année,
/ 1 00 -f- yV
( ) francs à la fin de la V année, . ,
— — J, francs a la fin oc Ja nlim* annéo.*
, et
iiîV
Il s’agit maintenant de trouver ce que cette dernière somme vaudra , lorsqu’on l’aura augmentée de ses intérêts simples pendant m mois- Or,
l’intérêt de if en i mois est le la* de — francs, ou — ;
i oo ' i 200 .
l'intérêt de if en m mois est donc francs.
i* payable à la fin de la niim‘ année vaut donc tn mois après,
my 1 200 + my , i -1 ou francs.
(i oo -f V\- ,
— — J à la fin de la
nlim ' année, vaudra donc dans n années m mois,
/loo + yy \ ioo )
. 1200 + tny
fois — ■ francs.
iaoo
Désignant donc par C francs la valeur cherchée du capital et francs après n années m mois, on aura
(.)...c=.(’i5î±ryx Y
\ IOO / V 1200 /
Ce qui déterminera l’inconnue £.
La formule (i) donne le moyen de calculer Fane quelconque des quantités <, C tj y , quand les trois autres sont connues. On en déduit la solution des problèmes d’intérêt composé que nous avons traités daris l’Arithmétique.
Quand le temps t années est donné, on connaît n et m.
Lorsque ce temps est inconnu , on trouve b et m par une méthode analogue à celle qui a été exposée daus l’Arithmétique (3l ’ prob.j pages 127 et 128).
Lorsque et, C, m et n étaDt donnés , on veut trouver le taux y de l’argent, l’inconnue y dépend de l’équation (1) qui est du n — |— iH“* degré. Cette équation ne peut admettre qu’une seule valeur réelle positive de y; car y étant positif, le second membre augmente ou diminue en meme temps que y.