CHAPITRE IX
— s i = a-j-è-f-c=o , j,= aa-f- b% -|-ea=— - 2q,
f3= — 3 r, f4 =29% j6 = 3r* — uq3,
T(as6)=— f3 = 3r, T(asi*)r=^ (i,* — i+) = 9%
T(«aôc) = sA — î i.a = o , T(aiaca) = *5 — sts3 = — qr.
On peut parvenir directement aux mêmes valeurs des fonctions symétriques
i., T (a' b), T (a* b'), T(aa6c), T(aèV),
à l’aide des artifices de calcul que nous allons indiquer.
Les relations du n° 225 donnent
a-\-b-+-c— o , ab ac + bc = q , abc— — r; on en déduit
o— («+ 6+c)a = s» + 2 {ab -4-ac-+- bc ) = s,-}- zq , s, — — 2 q, T ( a‘bc ) = e*Ac + èaac + c*ai = (a + i-f-c) aie = o
0==(a + ^ + c)(a6-f-nc+Ac) = T(aai) + 3aèc,
T(a‘b) = — 3abç=3r,
q * = (a£ +ac + bc)' = T(aaéa) + i.T(a'bc) = T (aa6a) , T(oèaea)=(èc -f-ac -j-a£) abc= — qr.
Substituant ces valeurs dans les expressions précédentes des coefficiens P, Q, R , on trouve
P= — pq, Q=q—3pr, R — ip'qr — p3r* — pq' — r.
De sorte que l’équation demandée est (4) • • -y3— pqy*-h (q— 3pr)y + *p,qr— p'r* — pq% — r = o.
Si l’équation donnée étant x3 — 72: -f- 6 = 0, on suppose p— 2 , l’équation (4) deviendra
Il est facile de vérifier ce résultat; car les racines de l’équation x3 — 7X -f 6=0 étant + 1 , + 2 , et — 3 , les racines
a-j-b-f-iab, a -j- c-f- 2ac, b -f- c -f- abc ,
de l’équation (5) deviennent + 7, — 8. — i3; et ces valeurs de y satisfont effectivement à l’équation (5).
Remarque. Pour obtenir l’équation dont les racines sont les sommes j a-f-b, a + c, b-\-c , des racines a, b, c , de l’équation (2) . . . r3 4- qx -f- r = o, prises deux à deux, il suffit de faire p = o dans l’équation (4) (page 547); on trouve que l’équation demandée est
(6). . -y3+qy — r = o.
Si l’on change dans cette dernière y en — x , on retrouvera l’équation (2)... x3 + qx -f- r = o. Les racines de l’équation (6) sont donc égales à celles de l’équation (2) prises avec des signes contraires.
Et en effet, la relation a-\-b ■+■ c = o, donne
325. En général: Si l'on veut former V équation quia pour racines une fonction déterminée des racines et une équation donnée f (x)‘= o j il suffit de faire dans cette fonction toutes les permutations possibles entre les racines a, b j c , . . de l'é-
quation proposée. Désignant ces valeurs successives de la fonction par ajÇjyj. on égale à zéro le produit des facteurs
y — «j y — G, y — y, . ■ .,y — <v; le résultat est l'équation demandée. Les coefficiens des diverses puissances de y sont des fonctions symétriques des quantités f, y, . . ., », qui sont elles— mêmes des foiwtions symétriques des racines UjbjCj... de f équation f(x) — o ; ces coefficiens pourront donc tou/ours être exprimés au moyen des coefficiens de l’équation proposée.
Les problèmes des n°* 323 et 324, offrent des applications de cette règle générale.
§111. Les racines dune équation dont les coefficiens sont réels , ne peuvent être que de la forme a-j-é \/ — J •
32.6. Nous supposerons toujours que toute équation a une racine. Il en résultera qu’une équation aura un nombre de racines marqué par son degré (n® 222).