DES MEMBRANES SÉREUSES
§ 179. Les membranes , membranœ, sont des parties molles, larges et minces, qui tapissent les cavités, enveloppent les organes, entrent dans la composition d'un grand nombre d'entre eux, et en constituent quelquesuns : du reste , elles diffèrent beaucoup entre elles, par leur texture, leur composition , leur action , etc.
§ 180. Les membranes séreuses, m. serosœ, -vel succingentes , ainsi nommées parce qu'elles contiennent beaucoup de vaisseaux séreux dans leur épaisseur, qu'elles sont humectées par un liquide analogue au sérum du sang, et parce qu'elles fournissent des tuniques à beaucoup d'organes, forment un système, ou genre nombreux de membranes fermées de toutes parts, adhérentes par une surface aux parties environnantes, libres et contiguës à elles-mêmes par l'autre, servant à isoler certaines parties, à faciliter les mouvemens, et résultant d'une modification très -simple du tissu cellulaire.
§ 181. Confondues pendant long -temps avec les parties auxquelles elles tiennent, les membranes séreuses ont été particulièrement distinguées des autres parties, et étudiées dans leur ensemble, par Bonn 1, par Monro 2, et surtout par Bichat 3.
1 De continuationibus membranarum. Amst.-Batav. 1763. * A description of ail the bursœ mucosœ , etc. Edinb. 1788 3 Traité des membranes. Paris, an 8.
§ 182. Le système séreux comprend des membranes qui, à raison de leurs nombreuses ressemblances, forment un genre très -naturel, dans lequel cependant il y a aussi des différences assez marquées pour qu'on doive en faire plusieurs divisions. Sous le rapport de leur situation , et du liquide plus ou moins oncteux qui les humecte, on les distingue en séreuses proprement dites , ou séreuses des cavités splanehniques , et en synoviales ; et ces dernières elles-mêmes se distinguent encoj-e en celles des articulations , en celles des tendons , et en celles qui sont sous-cutanées. Il faut exposer d'abord les caractères communs à tout le genre, et puis ensuite ceux des espèces.
PREMIÈRE SECTION