DES MEMBRANES SEKEUSES. 2OI
formation déterminée ou non par une inflammation évidente. Les kystes sont , du reste , susceptibles de toutes les affections des membranes séreuses : ils sont sujets à toutes les variétés de l'inflammation , aux productions accidentelles , soit analogues , soit morbides. On les a observés partout , si ce n'est peut-être dans les os et dans les cartillages.
On confond ordinairement avec les kystes , les membranes cellulaires nouvelles qui servent d'enveloppes aux productions accidentelles analogues ou morbides et aux corps étrangers. Ces enveloppes ne sont point comme les kystes et les membranes séreuses des surfaces inhalantes et exhalantes ; elles doublent souvent les kystes. Leur consistance varie ; elles sont toujours aussi des parties de formation nouvelle.
Il existe entre les kystes ou vésicules séreuses tenant au tissu cellulaire par leur surface externe , et les vers hydatiques, des transitions insensibles, entre lesquelles il est très-difficile d'établir une démarcation tranchée. Ainsi les petites vésicules séreuses que l'on trouve si souvent dans les plexus choroïdes , celles que l'on voit quelquefois à l'extrémité frangée de la trompe utérine, celles que j'ai vues plusieurs fois dans des végétations des membranes muqueuses nasale et utérine, paraissent évidemment appartenir aux kystes. La môle hydatique ou en grappes me semble encore appartenir au même genre, et cependant un médecin naturaliste très - habile ■ la rapporte au geni.e ace P^alocyste. Les trois espèces d'acéphalocystes simples, ^ F°rez H. Cloquet. Faune des médecins, tom. I. Pans,
elles-mêmes, dont l'animalité est encore douteuse, se rapprochent aussi jusqu'à un certain point des kystes. J'ai retiré une fois de dessous la peau du cou et plusieurs fois de dessous la peau de la mamelle des acéphalocystes de ces espèces , uniques , non enkystées, non adhérentes, à la vérité, mais comme accolées ou agglutinées au tissu cellulaire. Le plus souvent, il est vrai, on trouve l'une ou l'autre des trois espèces d'acéphalocystes simples, rassemblées en grand nombre et libres, dans un kyste distinct.
Un médecin moderne 1 a attribué à la formation , au développement et aux transformations deshydatides ou des kystes hydatiformes dont il vient d'être question, l'origine des tubercules, de toutes les tumeurs, et même . des corps étrangers suspendus ou libres dans les cavités séreuses et synoviales.
Après avoir exposé l'histoire générale du système séreux , it faut décrire successivement les différentes espèces qu'il comprend.
SECONDE SECTION
ARTICLE PREMIER