‹ Élémens d'anatomie généraleChapitre 26 sur 72 · DU TISSU ÉRECTILE · texte numérisé non relu

DU TISSU ÉRECTILE

II paraît en être de même de la nutrition : les vaisseaux déposent et reprennent sous forme de vapeur, et par des voies invisibles, dans la substance cellulaire , les molécules de la composition et de la décomposition des organes.

Mais tous ces phénomènes, physiques en apparence, sont modifiés par le corps organisé et vivant dans lequel ils ont lieu. C'est surtout à la cause inconnue de ces phénomènes qu'on aclonné le nom de force vitale, ou plus spécialement celui de force de formation.

1 1. Du tissu érectile.

§ 3p6. Le tissu érectile, caverneux ou spongieux, consiste en des terminaisons de vaisseaux sanguins , en des racines de veines surtout, qui, au lieu d'avoir la ténuité capillaire , ont plus d'ampleur , sont trèsextensibles , et réunies à beaucoup de filets nerveux.

§ 397. Ce tissu a d'abord été observé dans le pénis où il existe sous de grandes dimensions. Vésale' en parle en ces termes : Corpora hcec {cavernosa} enata adeum fere modum , ac si ex innumeris arteriarum venarumque Jusciculis quam tenuissimis , simulque proxime im~ plicatis , retia quœdam efformarentur , orbiculatim a nervea Ma rnembraneaqxie substantiel comprehensa. Malpighi» paraît avoir fait la même observation : Iftnuum speciem in mammarum tubulis et in pene habemus; in his nonnihil sanguinis reperitur, ita ut videantur venarum diverticula, vel saltem ipsarum appendices^

1 De Corp. hum. Jabricâ, lib. V, cap. xiv.

5 Dits. Epist. varii argum. in op. omn. vol. II.

ANATOMIU GÉNÉKALK:

Hùnter1 a vu la même chose relativement au tissu spongieux de l'urèthre : « Il est bon d'observer, dit-il, que le corps spongieux de l'urèthre et Je gland du pénis ne sont pas spongieux ou cellulaires, mais consistent en un plexus de veines. Cette structure est visible dans le sujet humain, mais beaucoup plus distinctement dans quelques animaux, comme le cheval, etc. «

Cependant la plupart des anatomistes qui se sont occupés de la structure du pénis , entre autres Degraaf, Riiysch, Duverney , Boerhaave, Haller et ses disciples, ayant méconnu la nature des tissus caverneux et spongieux du pénis, et les ayant considérés comme étant du tissu cellulaire lâche et élastique formant des cellules et interposé entre les artères et les veines, la plupart des anatomistes modernes ont adopté cette erreur. Duvernoy^ Mascagni, MM. Cuvier, Tiedemann, Ribes, Moreschi, Panizza, Farnèse, etc., ont fait des observations exactes sur le tissu érectile du pénis et du clitoris de l'éléphant, du cheval, de l'homme, etc.

§ 398. Quoique la disposition érectile des vaisseaux existe en beaucoup d'endroits, cependant il en est un certain nombre où elle est beaucoup plus évidente. Ce sont les corps caverneux du pénis et du clitoris , le corps spongieux de l'urèthre, les nymphes, le mamelon , les papilles des membranes tégumentaires , etc.

§ 399. Le tissu érectile est dans des dimensions trèsgrandes dans les organes de la copulation. Quoiqu il n'offre pas le même développement dans les papilles , on peut néanmoins très- bien l'y observer.

1 Obi. on certain parts of thc animal OEconomj, in- A0 5 London , 1786, pag. 38.

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