DES MUSCLES EXTERIEURS
lations peuvent les mouvoir toutes. Ainsi les fléchisseurs des doigts , après avoir fléchi la troisième et la seconde phalanges sur la première , fléchissent celle-ci sur le. métacarpe , la main sur l avant - bras ; l'un des deux concourt même à la pronation. Il en est de même au pied, où l'extenseur commun des orteils fléchit le pied sur la jambe , et partout où la même disposition se rencontre. Ces muscles, qui passent sur plusieurs articulations , ont encore d'autres usages ; ils sont auxiliaires ou supplémentaires des. muscles plus courts, étendus seulement aux deux os réunis par une articulation. Ainsi, les biceps, demi tendineux, et demi membraneux de la cuisse, qui passent sur deux articulations à flexions opposée, peuvent aider ou suppléer dans leurs fonctions les muscles extenseurs du bassin sur la cuisse , et les fléchisseurs de la cuisse sur la jambe. Les muscles de cette sorte, si nombreux dans les membres, surtout dans les membres inférieurs, et qui existent également dans le sens de l'extension , et dans celui de la flexion , paraissent aussi avoir pour usage d'assurer la station en appliquant les surfaces articulaires les unes contre les autres , et en prévenant le mouvement dans tous les sens.
§73i. Le mouvement musculaire est simple quand il est imprimé par un seul muscle ou par plusieurs qui agissent dans la même direction. Il est composé, quand il est produit par plusieurs muscles qui agissent dans des directions différentes. Le mouvement simple a ordinairement lieu dans la direction même du muscle ou des muscles qui le .déterminent. Ainsi les fléchisseurs des doigts amènent les doigts dans leur propre
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direction. Dans d'autres cas, le muscle étant réfléchi , la direction du mouvement est déterminée par celle de la portion du muscle qui s étend depuis l'endroit où il change de direction, jusqu'à la partie mobile. Ainsi le mouvement imprimé par le muscle grand oblique de l'œil, par le péristaphylin externe, par les muscles péroniers latéraux, etc., a une direction déterminée par celle de la dernière portion de ces muscles. La direction du mouvement est souvent déterminée , en grande partie , par celle des articulations des os ; ainsi les os articulés par ginglyme et par articulation rotatoire , quoique la plupart aient des muscles obliques, ne se meuvent que dans deux sens opposés; ainsi, au contraire, le même muscle, le biceps brachial , sans changer de direction, produit, par sa contraction , la supination et la flexion del'avantbras; ainsi les muscles pyramidal , jumeaux, etc., rotateurs de la cuisse en dehors , quand elle est étendue, deviennent abducteurs lorsqu'elle est fléchie.
§ 732. Dans beaucoup de cas les mouvemens musculaires sont composés 5 plusieurs muscles se contractant simultanément, impriment à une partie mobile un mouvement différent de celui qui résulte de la contraction de chacun d'eux en particulier. Ainsi , si les muscles droit supérieur et droit externe de l'œil se contractent ensemble et avec une force égale, l'œil obéissant à ces forces différentes, la prunelle sera dirigée en haut et en dehors. Ainsi, si le muscle grand pectoral, qui porte le bras en dedans et en avant, se contracte en même temps que le grand dorsal, qui le porte en dedans et en arrière, le bras sera
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porté , par un mouvement composé , directement en dedans. Les mouvemens de l'épaule sont toujours composés. Beaucoup d'autres parties sont souvent dans le même cas ; sans cela les mouvemens, qui sont si variés , seraient extrêmement bornés.
§ 733. Les mouvemens des muscles volontaires sont en effet le plus souvent combinés. On peut sous ce rapport distinguer les actions musculaires en mouvemens isolés résultant d'un seul muscle en contraction ; en mouvemens associés ou combinés, résultant de l'action de plusieurs muscles associés , soit congénères, soit antagonistes, pour produire des mouvemens déterminés , comme ceux de flexion , d'extension , etc.; en actions coordonnés, comme celles qui par leur réunion opèrent la station , la locomotion , etc. ; enfin , en actions voulues , ce sont les actions musculaires dirigées par la volition. Ces variétés dans l'action musculaire dépendent de l'influence nerveuse , suivant qu'elle est volontaire, et suivant que, soustraite à la volonté , elle est déterminée par l'irritation du centre nerveux, par celle du pléxus d'un membre, ou seulement par celle d'un nerf isolé.
§ 734. La contraction des muscles extérieurs, par des causes qui agissent soit sur le tissu musculaire, soit sur les nerfs, soit sur le centre nerveux , devient quelquefois faible et incertaine (tremblement); impossible ( paralysie ) ; permanente (spasme ou contraction tonique, tétanos); involontaire et irrégulière (convulsions , spasme ou contraction clonique ).
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