TT
auquel cas , toutes les fractions auraient eu des logarithmes positifs, et d'autant plus grands que les fractions eussent été plus petites, dans cette hypothèse, dis^je, les logarithmes des
nombres de plus en plus grands que l'unité, savoir
1, 10, 100, 1000. . . et tous les nombres compris, auraient été nécessairement représentés par la série des nombres négatifs 0,-1, — 2,-3... et de tous les nombres compris.
Autre manière ^en^isager les Logarithmes.
378. Euler, dans ses Ëlémens d'Algèbre, a établi entre les diverses opérations de l'Arithmétique , un rapprochement fort ingénieux , que nous allons d'abord faire connaître , parce qu'il donne lien à une nouvelle manière d'envisager les logarithmes..
D*ENVISÂGER LES LOÔÂRITHMES. 365
Désignons par a, 6, c, trois nombres quelconques , et proposons-nous cette question générale : Deux quelconques de ces trois quantités étant données, déterminer la troisième, au moyen de tune des opérations arithmétiques effectuées sur les deux quantités données.
L'opération la plus simple /sans contredit, éelle gui se présente la première à l'esprit, est l'addition.
Soit donc proposé de trouver c par l^ addition des deux norof bres a et b.
Cette relation entre les trois nombres a, b, c, sera exprimée
par régalité
qui donne en même temps a=c — 6, ou è=:c — a.
D'où Ton voit que si, au lieu de rechercher c , on demandait la valeur de a ou de &, la même égalité (i) donnerait la quantité inconnue par une soustraction.
Ainsi, r addition et la soustraction sont liées entre elles par la même équation a-f-&==c. ^
N. B. Si, dans l'égalité a=c — i, on suppose c < J, la valeur de a se réduit évidemment à un nombre négatif. Ces sortes de nom-*bres doivent donc leur naissance à des soustractions impossibles.
L'addition d*un nombre plusieurs fois à lui-même, conduit à la multiplication.
Proposons-nous alors de trouver c par la multiplication des nombres a et b.
Cette relation sera indiquée par régalité... a6 = c.,. . (a);
d*où Ton déduit • • a =ti ou 6= -.
Donc si , au lieu de chercher c, d'après Tégalité (a) , on demande la valeur de a ou de b, la division de c par 6, ou de c par a, donnera la valeur du nombre inconnu.
Ainsi, la multiplication etla division sont liées entre elles par la même égalité..». a&=c. *
N. B. Dans lliypothèse de c <fr, oude c non divisible exactement pai; b , Texpression 7 est wne fraction ou un nombre
366 AUTRE MAMlEAfi
fractionnaire» Donc les fractiona tirent lenr origine de divisions qui 08 peuvent s*efFectuer exactement.
EnSui la multiplication d'un nombre plusieurs fois par lui* même 9 conduit à la formation des puissances.
Supposons donc qu'on veuille obtenir c, en multipliant stpar
hd-'méme, autant de fois moins une, <iuily a dunités dans b.
Cette relation s'exprimera par l'égalité a^zsc. . • . (3) ;
h d\)ù Ton déduit d'abord • • • . a = v/c;
ce qui prouve que 9 pour obtenir c^ connaissant a et 6, il faut effectuer une élévation aux puissances } et que , pour obtenir a, connaissant c et 6 , il faut effectuer une extraction de racines.
Mais actuellement ^ connaissant Aetc, comment trouverons" nous b ?
Avant de répondre à cette question y récapitulons oequi vient d'être dit.
L'égalité a -|-&= c > réunit les deux opérations connues aous le nom d'addition et de soustraction^ la seconde de ces deux opérations pouvant d'ailleurs donner lieu aux nombres négatifs.
L'égalité â&=c, réunît la multiplication et la division,' d'où naît l'idée d* une fraction ou d'uji nombre fractionnaire.
Remarquons en outre que dans chacune de cçs deux égalités û+6=c , ab=c,le nombre a, ou le nombre 6,.s'obtient par le moyen de la même opération effectuée sur les deux quantités connues.
De même, l'égalité a^=c , réunit laformation des puissances et r extraction des racines; d'où naissent les nombres incomnmensurables.
Mais il 7 9 cette diff'érence entre cette égaKté etles deuxprécédente^, que» pour trouver a, une extraction daradne Sfîfît; tandis* qpej pour trouver b , il faut une opésation toatt particulière, qui sera en quelque sorte une septième opération d^ lUaritti^étiqiw.
Or, si Ton applique à l'égalité ts^TSLCf
la pippriété du n^ 9^^« il vient bi logi «mlog) c ;
4'oA i:on dédflit. • *»f^-T
log. a.
d'envisager les logarithmes. 367
c'eat-JiHiire que la valeur de b s'obtient par le moyen des logarithmes.