Une belle, gelée ^ soit de jour, aoit ^de nuit
8«. Un temps tfété chaud et cklr ;
g<*. Un ciel couyert de uimges;
10^. Un ciel pommelé;
I lo. Un temps trè*<haud^ Itvec un ciel cou«vert de utiàges légèrement gris;
12*. Une nuit froide et humide.
On peut ajouter k et tableau , eomme étant le moins électrique de touâ, cet état particulier que rïous o&e Tatmo^phère, lorsque les veat& du nord^^t dominent. En général , on r^rdë cette condition comme malsaine^ et eHe est re^ marquable en ce qu'elle produit utîe sensation de sécheresse et de froid extrèmeyqui n'estpas accompagnée d'un abaissement coi^respondant du thermomètre.
L'électricité positive habituelle de l'atmosl^ère est très-faible durant la nuit; elle ai^ mente au lever et au coucher do soleil^ et est moindre vers le milieu du jour. Ce &it est an des résultats les plus instruetiâ que nous ayons retirés de ces observations; il est conforme h touteâ les expériences exactes que l'on a faitessur l'électricité naturelle , et il prouve clairement , 4fû(à l'état électrique de l'air est soumis à Tiûfluence des causes qui déterminent l'humidité a Me distribuer uniformément.
On doit aussi à M. Read, dé Knîghtsbridgei «ne série d'observations exactes sur l'électricité
de Fiitmosphère. L'appareil de cé physicien toûsistflit en une perche de sèpia > longue de vingt pieds » tolidettieot Ib^e à éa p*rtie infë^ rieure par des stippom en tcffre enduits de cire à cacheter* Cet appArirîl fut placé dans une des chambres de l'cltâge le plus ékyé dé sa mai*aof^ en telle sorte que Tisolettietit était plus exact que dans le cad où il attrait été librement ex'^ pofié k Fair : Fentrémité supérieure de la perche frarersait le centre d'un cylindre creax de bok fixéà tn^ftale plafond et le toit. Un grand «Bloimnr de féivblanc i attaché sur la perche et h nne petite distance ao^essus de la partie Mpérwure do cjlindrecreoxj metlait son in-^ térienr à Fabri de la pluie ('^). Lêfi obdervatfOM qm fttrent fiiitei^ pendant deux années avec cet af^iareii , sont sensiblement d'accord ayec les résultats d-desnus indiqués.
l^otH* dés dbservatiéms qui ne doivent être que momenianéés ou accidènt^les, on peut se servir d'un appareil extrêmement simple.
(*) Une dcscriptioD de cet appareil , et )e journal des obêeriatioDS auxquelles il a servi , sont consignes dans le quatre-vingt-unième Tolume des Transactions philosophi» qoeSf pag. i85, etc.; et dans un ouvrage de M. llead, fathvlë : f^ues sommaires sut tÉUcirkité spohiànéâ, paj. laJ. ^
On substitue uae tige de verre recouverte de
cire.à cacheter, à. la plus petite des pièces dont
l'assemblée compose le manche d'une ligne
à pêcher. Cette espèce de baguette peut, dans
quelques circonstances , être placée en dehors
de k croisée la plus élevée d'une maison. Deux
petites balles de moelle de sureau sont stts-
pendues à un bouchon assujetti à l'extrémité
de la tige de verre ; cette portion de l'appareil
doit être disposée de manière que Ton puisse k
volonté la. mettre en commiuicalioii avecle
sol f ce qu'on obtient aisément en fixaat d»is
le bouchon une épingle attachée à un fil mince
de niétal que l'on tient dans la main. LorsquV»
veut faire usage de cet instrument» on expose,
hors de la croisée , le manche de la ligne , ainsi
que son électromètre , qui alors, ne doit poist
être isolé. Au bout de quelques secondes, on
retire l'épingle au moyen du fil de m^t|J dpnt
il a éjLé question. L!électromètriç ét^t, ainsi
isolé , on le .rentre dans la chambre , ; et pn exar
mine son électricité qui sera toujours contraire
à celle de l'atmosphère. *
On pourrait encore remplir les mêmes indications en se servant, ainsi que le conseille M. Bennet , d'un long bâton à l'extrémité duquel on isolerait un entonnoir de fer-blanc j muni d'un petit fil de métal assez long pour
communiquer avec un électromètre sensible , placé dans l'intérieur de la chambre où Ton se propose de Êûre les observations. Lorsque I électricité atmosphérique est Éiible , on adapte à lentonnoir une petite bougie allumée^ dont la flamme &cilite la réunion des molécules électriques disséminées dans Tair.
La plus grande difficulté que présentent ces sortes de constructions, est de préserver les isoloirs, et c'est surtout quand les intensités électriques sont faibles , que cet inconvénient devient plus sensible. L'isolement peut , ainsi que nous lavons déjà dit, être partiellement conservé, en recouvrant avec de la cire à cacheter, la surface de tous les isoloirs en yeore ; mais ce moyen ne procure qu'un succès momentané, Thumidité s y dépose quelquefois, et, en les essuyant, il est très-difficile de né point ëlecjjiiser la surface recouverte de cire , ce qui introduit une nouvelle source d'électricité, et rend équivoques les résultats que fournit toute expérience délicate. J'ai été assez heureux pour remédier, au moins en grande partie, à cet inconvénient, en donnant une nouvelle disposition aux différentes pièces d'où dépend l'isolement durable de la plupart des appareil^ électriques.
En réfléchissant que la perfection des iso-
loirs est constamment dîmîriuée par rhumidité qui se dépose a leur surface, et sachant que la vapeur est répandue dans Faîr , à peu près comme le serait un gaz mêlé avec un autre , j'ai pensé que , si le contact de Tatmosphère avec les isoloirs était rendu moins facile , leur isolement serait plus long-tempS consei^vé, l'air ne pouvant alors abandonner son humidité que plus lentexnent. Il est donc évident que, pour atteindre ce but, il suflSt de renfermer l'isoloir dans un canal étiK)it; car alors Fair en contact avec lui est en plus petite quantité, et moins disposé à se mouvoir , puisrque tous les gaz communiquent lentement les uns avec les autres, quand ils sont séparés par ^cs tubes étroits, et plus lentement, en proportion que ces tubes ont un moindre diamètre et une longueur plus considérable.
Le premier essai que je fis de la bonté de ce moyen , fut de l'employer à perfectionner Félectromètre à feuilles d'or, et les résultats que j'obtins me convainquirent bientôt de son
utilité.
L'instrument doit être construit, comme ie coutume, avec un cylindre de verre surmonté d'un chapiteau de bois ou de métal : l'isoloir consiste en un tube de ven-e de quatre pouces de long , et dont le diamètre intérieur a un
quart de pouce ; il est en dedans et en dehors recouvert avec de la cire à cacheter. Un fil de métal , long de cinq pouces , et ayant un douzième ou un seizième de pouce d'épaisseur, est placé dans l'axe du tube de manière à n'en toucher aucune partie; on le maintient dans cette position par un bouchon ou tampon de soie, qui répond à sa partie moyenoe (poyez figure 33). Une virole en cuivre A est adaptée à la partie supérieure du fil de métal; elle sert à empé<cher l'air ambiant d'être librefpent en contact avec Textérieur du tube, et elle le garantit intérieurement de la poussière. A fa partie inférieure de ce laème^ sont attachées deux feuilles d'or. Le tube de verre est mastiqué à peu près vers le milieu de sa longueur, au centre du chapiteau de l'électromètre qu'il traverse, ainsi qu'on peut le voir par la ligne ponctuée qui représente ce chapiteau. Si l'on examine cette construction, il est évident que l'isolement du fil , et conséquemmeut celui des feuilles d'or, sera préservé jusqu'à ce que l'intérieur, aussi bien que l'extérieur du tube de verre , soient recouverts d'humidité. Celte disposition est d'ailleurs tellement avantageuse, que quelques-uns de ces électromètres, construits en 1810, et qui n'ont point été chauffés ou nettoyés, paraissent encore aussi bien isolés quils Tétaient au nio
ment de leur construction. L'instrument est repré^nté en entier figure i .
Dans le cas où cette disposition aurait été insuffisante 9 je m'étais propose d'allonger le canal étroit et de rendre ainsi l'isolement plus parfait; ce que l'on peut faire aisément , d'une manière pour ainsi dire illimitée , en renfei*mant les uns dans les autres , une série de tubes ouverts y que Ton maintiendrait dans cette position au moyen d'un tampon de soie, qui ne devrait toucher qu'une très -petite partie de la surface du tube voisin. En répétant cette disposition , tin nombre de fois plus ou moins grandi on obtiendra un isol||inent aussi parfait que possible.
Pour isoler un appareil atmosphérique ver* tical, on peut employer une tige de verre, ayant dix pouces de long et un de diamètre; on la recouvre avec de la cire à cacheter , et à chacune de ses extrémités on adapte une virole portant une vis destinée à rece^ voir la base d'un tuyau cylindrique en fer* blanc. Ces deux tuyaux doivent avoir environ huit pouces de long, et Tun* d'eux doit être plus petit que l'autre , en telle proportion que la circonférence de la tige de verre et celle des deux cylindres de fer-blanc , puissent former une série de cercles concentriques, distans l'un
de l'autre d a peu près un quart de pouce : Tappareil eet représenté (fîg. 34) ^ ^^ les cylindres sont indiqués par des lignes ponctuées. D après cette description , il est évident que, dans cet appareil , Tisolenient ne pourra être détruit, à moins que la vapeur ne traverse d*abord Tespace compris entre les deux cylindres y puis Tintervalle qui se trouve entre le cylindre intérieur et la tige de verre. II est d'ailleurs possible daugmenter cet espace autant qu'on le jug»*a convenable , en multipliant de la même manière les tuyaux concentriques. Cette disposition est aussi simple que durable, et, quoique sa faculté isolante soit, pour ainsi dire, limitée par la distance des cylindres , c est4-dire, un quart de pouce , on la trouvera cependant suffisante pour la plupart des observations qu il importe de faire sur 1 état électrique de l'atmosphère. Il serait d'ailleurs facile , si on le jugeait convenable, d obtenir plus d'exactitude encore , en prolongeant Tisoloir au-niessous de la douille du cylindre le plus bas (ainsi qu'on le voit dans la figure ) , ou en substituant à ce cylindre intérieur, un tube de verre enduit de cire à cacheter.
Loi^uun appareil ainsi construit sert à isoler un fil horizontal , on place , à une petite distance de l'extrémité ouverte du cylindre le
3io
plus lai^c, un plan circulaire en fer-blanc^ dont le diamètre est à peu près double de celui du cylindre ; son usage est d'empêcher Tentrée de la neige ou de la jHuie (i^oyez (îg. 55). 0 serait peut-être plus avantageux encore de placer l'appareil dans une sorte de colombier, ayant un trou pratiqué à Fun de ses côtés , et à travers lequel on ferait passer le fil métallique. On peut foire servir cette méthode d'isolement à presque toutes les modifications dont est susceptible un appareil électrique; mais , à raison des limites que je me suis prescrites, je ne puis entrer dans tous les détails relatifs a ces sortes d'applications ; cependant j'en ai dit assez, pour qu'un physicien ingénieux n'éprouve pas plus de ditEculté à les concevoir qu'à les employer, et, lorsqu'il en aura (ait usage , il ne pourra manquer de reconnaître et d'apprécier leur valeur. '
IJn physicien^ rempli de zèle et donnant les plus hautes espérances , M. F. Ronalds , écnyer de Hammersmith , a isolé , à peu près d'une manière conforme aux principes qui viennent d'être établis, un fil de métal destiné à recueillir l'électricité atmosphérique. L'appareil fut dressé dans un champ près High-Bury-Terrace , Islington, et maintenu pendant plusieurs mois dans une activité continuelle. L'isolement,
3ii
quoique assez bien conservé ^ ne le fut cependant pas d*une manière très-unifonrie » ce que M. Ronalds attribue à la construction trop précipitée , et probablement im* par£iite , de son appareil , et peut-être aussi k rinsutBsance des meilleurs isoloirs , quand la couche d'air, placée entre le fil et le sol, est tellement humide qu'elle devient conductrice du fluide électrique. J'ai fait connaître à cet intelligent ami un projet du chevalier Landriani , qui se proposait de tenir compte des cliangemens journaliers qu'éprouve l'électricité atmosphérique, en se servant d'un 01 de métal isolé , qui devait communiquer avec le conducteur, et se mouvoir circulairement sur une sur&ce résineuse , au moyen de l'aiguille d'un cadran : des poudres étant ensuite projetées sur ce plan, devaient, par la disposition qu'elles prendraient , indiquer l'intensité et la nature de l'éleclricité qui aurait re'gné aux différentes heures du jour. M. Ronalds propose de substi-tuer au plan résineux , une série d'électromètres construits d'après mon principe d'isolement : un fil métallique flexible, communiquant avec le conducteur atmosphérique , et fixé à l'aiguille d'un cadran isolé, devrait être disposé de manière à toucher successivement le chapiteau de chaque électromètre : ces derniers, étant
parfaitement isolés , retiendraient l'électricité qui leur serait communiquée ; et , comme ib répondraient aux différentes heures , ou autres divisions du temps , on pourrait déterminer, par une seule observation , l'espèce d'électricité relative à chaque période d'un jour ou d'un intervalle plus long. Cette méthode pourrait être aisément mise en pratique ; elle serait fort utile pour tenir compte des changemens élec* triques qui surviendraient pendant la nuit^ et elle promet une exactitude suffisante pour indiquer, pendant un temps donné et en l'absence de Tobservateur, l'état électrique de l'atmosphère.