‹ Elémens d'histoire naturelleChapitre 39 sur 222 · MATURATION, OU FRUCTIFICATION · texte numérisé non relu

MATURATION, OU FRUCTIFICATION

cn Le nombre des graines est tellement considérable dans la plupart des végétaux , que si chacune d'elles germait, le produit d’un terrain de quelques lieues carrées équivaudrait, selon plusieurs calculs, à la végétation du globe entier. On a compté jusqu'à 160,000 graines sur un seul pied de tabac, 629,000 sur un pied d’orme. Cette apparente prodigalité n’est, de la part de la nature, qu'une sage prévoyance des causes nombreuses de destruction dont elles sont menacées. — Le nombre des graines fécondées n'est pas en rapport avec celui des étamines.

=24%2,;2 [1° Un certain nombre de fruits déhiscens s'ouvrent spontanément et lancent au loin ES EE E les graines par l'élasticité de leurs valves. Exempze : la balsamine. — Les aigrettes, 2 LES É, 8 les appendices en forme d'ailes dont sont munies beaucoup de graines, leur per- © Cire ie mettent, en donnant prise aux vents, d’être transportées à des distances très-con- ET SE a sidérables. — Il en est de si légères. qu'elles n’ont pas même besoin de ce secours Z ni Ke 8 à 2 pour se soutenir en l'air.

= 4 DE 8 9.2 »>° Les agens extérieurs qui concourent à la dissémination des graines sont : les E es ë =332 | vents, les cours d'eau, les animaux , et particulièrement les oiseaux, dans les = RE TE excrémens desquels on les retrouve souvent intactes , leur enveloppe coriace résis- 8 Re jEs & tant à l'action des forces digestives. — L'homme a surtout une influence immense +5 2572%3%f sur la répartition des espèces végétales sur le globe. Ainsi l'Europe s'est enrichi ARE RESS d'une foule de plantes transplantées sur son sol par les perfectionnemens succes- A sifs de la culture. Exewpze : la vigne . le cerisier, le pêcher , l'abricotier, etc. B. REPRODUCTION par les bourgeons.

22223 1° NATURELLE, quand elle a lieu par la séparation spontanée des bulbes , bulbilles , o ec Re D 48 cayeux, etc. Ces corps sont en effet de véritables germes, munis, comme les êsS AE embryons, d'une partie radiculaire et d’une partie aérienne 3 tels sont encore les É 24% BÈSS yeux, où boutons, qui se développent sur certains tubercules. — Mentionnons 5 nd Sp également ici les rejetons ( stolons, ou drageons ), rameaux enracinés que pousne ro Pes sent d'espace en espace quelques espèces de plantes, et qui peuvent produire chaee “a 23% à cune en particulier un végétal identique ( le fraisier. ) ga & ae due 9° ARTIFICIELLE, quand elle s'opère, sous l'influence des mêmes lois, à l’aide d'un S -8 = £ ê principe particulier qu'on nomme greffe. — Toute partie d'un végétal, dans la : se É J'ELS quelle par une cause quelconque le cambium est forcé de séjourner ou de rallentir É3SsiSssss sa marche , peut donner naïssance à un germe ou bourgeon qui. s’il se développe Do © LES à l'air, poussera des feuilles et des branches, s'il se développe dans le sein de la SCSE 225 terre, poussera des racines. C’est là le principe qui sert de base à la théorie de la SEURE IS greffe.

. . . ED A , / 1 La GREFTrE consiste, en principe général, à insérer sur une plante un bourgeon ou une branche enlevée sur une autre que l'on veut

reproduire. Le cambium opère bientôt la soudure des deux individus , si on a eu le soin de les mettre en contact par leur liber. — À l'aide de cette opération on multiplie, ayee une grande économie de temps, des variétés qui se perdraient par la multiplication au moyen des graines.

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