ANATOMIE VÉGÉTALF. F D. ORGANES ACCESSOIRES DE LA NUTRITION
a. Quoique l'on ait donné le nom de glande à plusieurs organes dis— tincts, on le réserve particulièrement pour désigner de petites vési— cules arrondies qui contiennent une humeur particulière et se trouvent sur diverses parties des végétaux (feuilles et fleurs principalement. )
Les diflérens corps auxquels on a donné le nom commun de glande sont:
Les glandes miliaires s'offrant sous l'apparence de petits points, et qui sont de véritables pores. Exempt1e : le millepertuis, — Les glandes globulaires, petits globules adhérens aux feuilles, au calice ; etc, Ex EMPLE® le dessous des feuilles de labiées. — Glandes utriculaires , semblable
: à de petites vessies, ou aux ampoules qu'occasionne une brülure : 1° GLANDES à so US .
ExEmpce : l'aloës, — Les glandes lenticulaires, corpuscules en forme et de lentilles , faisant saillie sur certaines parties. ExEurLE : le bouleau. — Les glandes urcéolaires où en godet. Exempze : Les feuilles de péchers. — Les glandes florales où nectaires. (Voyez la page 12.)
POILS. | b. Les poils sont des aiguillons filiformes, soyeux , flexibles , assez analogues aux poils des animaux, et qui peuvent recouvrir les diverses parties des plantes. — On les distingue en : poils glanduleux servant
de support ou de canaux à une vésicule pleine d'une humeur parti—
D. Les ORGANES
D ARES ‘culière. Exemrze : l'ortie; et en poils lympathiques ne renfermant ACCESSOIRE
pas de liqueur propre, paraissant être de simples appendices. — Ils présentent diflérentes formes : articulés, en chapelet , cotonneux , rameux, etc. Selou la disposition qu’ils affectent, ils donnent à la plante l'aspect soyeux , tomenteux , etc.
Peuvent se ranger sous 3
divisions : 1° ceux qui
sont utiles à certaines CE Epines. Ce sont des prolongemens ou appendices ligneux , piquans ,
fonctions de la nutri- ul ProVIenREnt de divers organes ie avortes , cr PRISES et qui, en vieillissant, se sont endurcis. ExewPce : l’aubépine, — Elles peuvent provenir de branches avortées, de pétioles persistans, de
tion (glandes et poils) :
stipules, de lobes, de feuilles endurcies, etc. Ainsi la culture peut convertir les épines en branches dans le poirier sauvageon.
&. Les aiguillons, organes analogues, en difièrent en ce qu'ils sont des produits de l'écorce, et n'ont d’adhérence qu'avec l’épiderme , tandis que les épines font partie des corps ligneux, et ne peuvent être enlevées sans laisser des traces de déchirure. — Les aiguillons naissent sur diflérentes parties du végétal (pétiole, feuilles, calice, etc.) Ce ne sont quelquefois que des poils endurcis. Exrwprce : la rose mousseuse,
2° ceux qui semblent
Le}
destinés à préserver les | 2° piouans.
organes (piquans ) 3 3° ceux qui servent à sou-
tenir la plante ( appendices.)
Appendices filamenteux au moyen desquels une plante s'accroche aux corps voisins.
La main, ou vrille pédonculaire, pédoncule (queue de la fleur) dont la fleur a avorté et qui s’est prolongé sous forme d’un filament délié.
Exempce : les mains de la vigne. $ 3° APPENDICES ; r ur °* À La vrille proprement dite, ou vrille foliacée , prolongement du pétiole
ou de la nervure principale.
Les griffes, sucoirs, etc., appendices plus durs et qui s’enfoncent comme des racines dans les corps autour desquels grimpe la plante. Exewprce : le licrre grimpant,
On désigne sous le nom de rLeur, l'as-/ DES ORGANES semblage des organes fécondateurs et des parties accessoires qui leur servent d'enveloppe. — Pourvue de tous les or- f ganes qui peuvent entrer dans sa LR) DES ORGANES position, la fleur offre du centre à la cir-
conférence
a. Le PISTIL, Ï
petit corps placé au centre de la fleur; tantôt unique, tautôt multi— ple; ordinairement com— posé de trois parties.
PI. 3, fig. 1.