‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 123 sur 170 · PS PS · texte numérisé non relu

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t. INSECTES APTÈRES.

PREMIER ORDRE

LES THYS ANOURE S.

Ce sont les seuls insectes réellement aptères qui aient les organes de la manducation disposés comme dans les insectes broyeurs , c'est-à-dire composés d'un labre , de deux mandibules , de deux mâchoires et d'une lèvre , toutes distinctes. Ils portent sur les parties latérales et postérieures de leur abdomen des appendices de forme variée qui , le plus souvent, leur servent d'organes de saut. Leurs antennes sont ou courtes, composées de quatre articles , ou longues et composées d'articles nombreux. Ils n'éprouveut aucune métamorphose.

Cet ordre, peu nombreux, comprend de petits insectes réunis par Linnée dans ses deux genres , Podure et Lêpisme. Les espèces de ce dernier genre sont fort communes dans l'intérieur de nos maisons, dans les meubles ou armoires qu'on ouvre rarement. Le lépisme du sucre (Lepisuia sàccharina L.), long de trois à cinq lignes , alongé , déprimé , ayant le corps couvert de petites écailles nacrées, des mouvemens très rapides, de longues antennes et de longs filamens à l'extrémité de l'abdomen , se rencontre dans toutes les parties obscures de nos appartemens.

DEUXIÈME ORDRE

Cet ordre ne comprend qu'un seul genre, celui des pous (PediculusL.). Nous avons cru devoir en retirer legenre Ricin (Ricinus De Geer) qui lui avait été réuni par Latreille , et qui en diffère surtout par l'organisation de sa bouche.

Dans les vrais parasites, tels que nous les admettons ici, les diverses pièces de la bouche sont réunies en une sorte de trompe ou de suçoir charnu et rétractile , très court, situé à l'extrémité antérieure de la téte: les yeux sont petits et simples; les antennes courtes et de cinq articles; le corps déprimé et presque

2^8 I,ES OYSTAPTÈRES.

transparent; lcspattes courtes, égales entre elles, et terminée» par un tarse très fort, sous la forme d'une pince mobile, à l'aide de laquelle ces animaux s'attachent aux cheveux et aux poils.

Les femelles pondent une très grande quantité d'œufs adliérens aux cheveux et connus sous le nom vulgaire de lentes.

Trois espèces distinctes vivent sur l'homme et s'y multiplient quelquefois d'une manière effrayante quand on les laisse pulluler par défaut de soins , de propreté. Ces trois espèces sont :

1° Le Pou de tète (Pediculus humanus capilis de Geer), d'un gris cendré ou presque transparent avec des taches correspondant aux stigmates, ayant les lobes des parties latérales du corps arrondis : c'est surtout sur la tète des enfans qu'on trouve cette espèce.

2° Le Pou nu corps {P. humanus corporis de G.). Il est plus clair que le précédent , et sans taches; se* lobes abdominaux sont moins profondément découpés. C'est sur les diverses parties du corps des individus misérables et malpropres que l'on trouve cette espèce ; c'est elle aussi qui pullule d'une manière si effrayante dans le Pthiriasis , ou maladie pédiculaire.

3° Le Pou du pubis (P. humanus pubis L.).Son corps est plus arrondi, plus large que dans les deux espèces précédentes; ses quatre pieds postérieurs sont plus forts que les antérieurs ; il vit dans les poils des organes génitaux , les sourcils , etc. On le connaît sous le nom vulgaire de Morpion.

TROISIÈME ORDRE

LES CYSTAPTÈRES.

Nous proposons d'établir un ordre à part pour le genre Ricin {Ricinus de Geer. Latr.) placé parmi les Parasites. Mais il en diffère essentiellement par l'organisation de sa boucla. En effet, tandis que dans les vrais Parasites toutes ses parties sont réunies en une trompe ou suçoir court et rétractile, dans l'ordre que nous nommons CystapCeres on trouve un labre, une lèvre inférieure et deux mandibules sous forme de crochet. Par ce caractère il se distingue également des Parasites et

tÉS SUCEURS. iO^

des Suceurs, et diffèrent des Thysanoures par l'absence des I appendices que l'on trouve constamment sur les parties latérales et à l'extrémité de l'abdomen dans ces derniers. Ils n'éprouvent aucune métamorphose.

Les Pdcins, qui composent seuls cet ordre , sont connus sous le nom de tiques. Us vivent sur certains mammifères tels que le chien et surtout chez les oiseaux. Ceux du chien (Ricinus canis Latr. ) s'attachent fortement sur les oreilles et autres parties du corps de cet animal, et alors s'y gonflent considérablement et deviennent vésiculeux; les autres espèces paraissent se nourrir de plumes ou de la matière graisseuse qui y est déposée.

QUATRIÈME ORDRE

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