‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 3)Chapitre 115 sur 187 · SOIXANTE-DEUXIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

SOIXANTE-DEUXIÈME FAMILLE

Jussieu avait réuni dans une même famille les deux genres groseiller {Ribes) et cierge {Cactus), dont le port est tout à fait différent , mais dont la structure offre quelque analogie. Celte ressemblance n'a pas été trouvée assez grande par plusieurs auteurs modernes et par Jussieu lui - même , et l'on a formé du genre cierge une famille distincte , sous le nom de Noi'ALÉEs. La famille des Ribésiées n'est donc plus composée aujourd'hui que du seul genre Riùes (1) de Linné. Les groseil- 1ers sont de petits arbrisseaux à feuilles alternes et plus ou moins profondément lobées , pétiolées , souvent armées d'aiguillons simples ou divisés , que l'on peut considérer comme de véritables stipules qui persistent et s'endurcissent. Leurs fleurs , généralement hermaphrodites , sont ou solitaires , ou disposées en épis ou en grappes axillaires. Leur calice est monosépale , adhérent par sa base avec l'ovaire , qui est infère ou semi-infère. Son limbe est plus ou moins carapanulé , à cinq divisions égales. La corolle se compose de cinq pétales , en

(1) Le genre Rites L. formant à lui seul la famille des Ribésiées, et se composant d'un grand nombre d'espèces, nous avons cru, à l'exemple de plusieurs botanistes célèbres, pouvoir profiter des différences assez tranchées que ces espèces présentent dans leur structure et leur port pour établir, dans un Mémoire inédit sur cette petite famille, plusieurs genres distincts , mais que l'on pourra à la rigueur ne considérer que comme des sections naturelles d'un même genre. Nous avons distribué les espèces «le groseillers en trois groupes , dont les types sont le groseiller à maquereau, le groseiller rouge ou à grappes, et le cassis. Le premier de ces groupes porte le nom de Grossuiaria, et offre pour caractères : un ovaire complètement infère, un calice campanulé , un style biparti jusqu'à sa base, et des anthères cordiformes. Le second, auquel j'ai conservé le nom de Jiibes, se distingue par son calice presque plane , son style simplement bifide à son sommet, et ses anthères didymes. Enfin, je nomme notrycarpuni le troisième, que l'on reconnaît à son ovaire semi-infère, son style simple ou à peine bifide à son sommet, et ses anthères cordiformes. Toutes les espèces viennent se grouper dans ces trois génies.

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général fort petits , et alternes avec les divisions du calice. Les étamines sont constnmment au nombre de cinq , qui alternent avec les p^talc-s. Leurs filets sont insérés, à la basedesdivisions calicinales , à une sorte de bourrelet peu saillant , formé par la matière glanduleuse épanchée sur le calice , et constituant un disque périgyne. Les anthères sont biloculaires , tantôt cordiformes et à loges rapprochées, tantôt didymes , et à loges écartées par un connectif. L'ovaire est infère ou simplement semiinfère, il offre une seule loge, dans laquelle un grand nombre d'ovules sont insérés à deux trophospermes pariétaux et longitudinaux. Il est surmonté par un style tantôt simple ou bifide , tantôt profondément biparti. Au sommet de chaq\ie division du style on trouve un stigmate simple. Le fruit est une baie globuleuse , uniloculaire, polyspemie , ombiliquée à son sommet.

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