‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 3)Chapitre 124 sur 187 · SIXIÈME TRIBU · texte numérisé non relu

SIXIÈME TRIBU

P0MACÉE8. Rich.

Les pistils sont au nombre de deux à cinq, soudés entre eux. et avec le tube du calice , qui semble représenter un ovaire infère. Chaque pistil se compose d'un ovaire à une seule loge , contenant deux ou un plus grand nombre d'ovules , d'un style et d'un stigmate simples. Le fruit est une pomme ou mélonide, c'est-à-dire qu'il est charnu , couronné par le limbe du calice , et offre deux, trois ou cinq loges cartilagineuses ou osseuses.

Cette tribu paraît au premier abord s'éloigner considérablement des cinq autres dont nous venons d'exposer successivement les caractères , surtout si nous comparons son fruit à celui des au^es tribus. Mais ces différences sont plus apparentes que réelles. En effet, le fruit du pommier ne diffère de celui du rosier que parce que les pistils réunis dans le tube du calice se sont soudés les uns avec les autres, tandis qu'ils restent distincts dans le rosier. Si maintenant vous étalez le tube du calice des rosiers , vous aurez la structure desFragariacées.

POMMIER. - MALUS. Tourn.

Calice turbiné à sa base^ limbe à cinq découpures lancéolées, roulées en dehors; corolle de cinq pétales velus inférieurement; étamines rapprochées en gerbe 3 cinq styles soudés par la base 3 mélonide globuleuse, ombiliquée à sa base et à son sommet, à cinq loges cartilagineuses, contenant chacune deux pépins.

Pommier commun. Malus communis. Larak. D. C. Fl. fr. 4.

Pyrus malus. L. Sp. 686.

Le pommier est un arbre de moyenne grandeur qui , dans nos champs, forme une téte hémisphérique, et ressemble , en quelque sorte, à un vaste parasol très bombé. Ses feuilles sont pétiolées , alternes , obovales , subcordiformes , dentées , d'un

HOTANIQUE.

vert foncé supérieurement, cotonneuses et blanchâtres en dessous. Les fleurs, qui sont assez grandes et d'un rose pâle , sont pédicollées et forment des espèces de petits bouquets ou sertules au sommet des jeunes rameaux. Leur calice est turbiné , velu, à cinq lanières lancéolées. Leurs pétales sont arrondis et presque entiers. Les cinq styles sont velus , et adhèrent entre eux par la base. Le fruit est entièrement globuleux , quelquefois un peu déprimé , plus rarement alongé. Sa forme et sa grosseur diffèrent beaucoup suivant les variétés , qui sont fort nombreuses. Il a quelquefois la grosseur d'une noix , comme on l'observe dans la variété connue sous le nom de pomme d'apis; d'autres fois , au contraire , on en trouve qui offrent à peu près le volume de la tète d'un enfant. Le pommier fleurit én mai. Ses fruits sont généralement mûrs au commencement de l'automne.

Usages et propriétés. Non seulement le pommier est cultivé avec soin dans nos jardins fruitiers, mais cet arbre est l'objet d'une grande culture dans plusieurs provinces de la France, où il couvre une partie des champs et des collines. En effet , il remplace la vigne dans la plus grande partie de la Normandie, de la Bretagne , de la Picardie , elc. ; et c'est de lui que l'on extrait la boisson fermentée qui y tient lieu du vin. Le cidre , surtout lorsqu'il a été conservé pendant quelque temps , est line boisson aussi saine qu'agréable. 11 contient, en général, une moins grande quantité d'alcool que le vin , et fatigue moins l'estomac. Cependant il peut également causer l'ivresse , et avec des accidens d'autant plus intenses qu'il en faut une plus grande quantité pour la déterminer. L'alcool que l'on retire du cidre par le moyen de la distillation conserve toujours une saveur peu agréable : il est moins estimé que celui que fournit le vin.

On peut rendre le cidre médicamenteux par l'addition de substances actives. Ainsi, on en fera une boisson tonique, en y laissant macérer une certaine quantité de racine de gentiane ; il deviendra stimulant si l'on y ajoute uu alcoolat aromatique , tel que celui de cannelle, de girofle, ou si l'on y fait infuser des plantes de la famille des Labiées.

ROSACÉES

Quant aux pommes que nous recueillons dans nos jardins , c'est un fruit très agréable et très sain. Elles ne sont jamais fondantes comme certaines poires, et leur chair est toujours cassante. Lorsqu'elles ont été cuites et qu'on les saupoudre de sucre, on en prescrit l'usage aux malades et aux convalescens. On prépare aussi , avec le suc que l'on en retire dans cet état , une conGture ou gelée extrêmement transparente , et qui est fort recherchée. La décoction de pomme de reinette est une tisane rafraîchissante , que l'on prescrit dans l'inflammation des poumons et des organes digestifs. Le sirop de pomme est un purgatif léger, qui doit cette propriété au séné qui entre dans sa composition. Les pommes sont composées de pectine , sucre de raisin, acide malique , matière azotée, matière astringente.

L'écorce de la racine de pommier contient , entre autres matières, un principe nouveau, auquel on a donné le nom de phloridzine. La phloridzine a été découverte par Koninck, dans l'écorce des racines de poirier, de prunier, de cerisier, et surtout de pommier. C'est une matière cristalline d'un blanc mat, cristallisant en houppes soyeuses; sa saveur, d'abord douceâtre, devient amère et astringente : elle est neutre , très peu soluble dans l'eau à froid, et très soluble à chaud • elle se dissout mieux dans l'alcool à froid; elle est très peu soluble dans l'élher , même bouillant ■ elle est fusible à 100" ; elle bout à 197°, et se décompose en donnant de l'acide benzoïque. La solution de phloridzine est précipitée par le sous-acétate de plomb , ce qui la fait différer de la salicine, à laquelle elle ressemble beaucoup.

Pour la préparer on prend des écorces fraîches de racines de pommier, on fait bouillir seulement pendant une demiheure , à deux reprises différentes , la phloridzine cristallisée par le refroidissement. Pour la purifier, on la redissoul à chaud, et on la traite par le charbon animal.

Propriétés médicales. Selon Yan Mens , elle est très efficace pour combattre les fièvres intermittentes, et peut èlre employée comme la salicine : elle ressemble beaucoup à cette subi Lui ICC.

B0TA.M1QBÏ»..

POIRIER. ~ PIRUS. Tourn.

Les poiriers diffèrent des pommiers par leur pétales glabres, leurs étamincs non rapprochées en faisceau , leurs slyles libres et non soudés par leur base. Du reste , leur fruit présente la même organisation.

Poirier commdn. Pirus communis. L. Sp. G86.

Le poirier, abandonné à lui-même , est un arbre asser élevé , et dont le tronc peut acquérir des dimensions considérables. Ses feuilles , portées sur de longs pétioles , sont ovales , obtuses , flneraent dentées , pubescentes à leur face inférieure dans leur jeunesse , devenant ensuite entièrement glabres. Dans ses fleurs, qui sont blanches , pédonculées, et disposées en bouquets aux extrémités des jeunes rameaux , le calice est monosépale j son tube est urcéolé , tomenteux , rempli à l'intérieur d'une substance charnue , qui unit les pistils entre eux , de manière que la gorge du tube est entièrement bouchée. Le limbe est étalé , à cinq divisions très aiguës. La corolle est formée de cinq pétales arrondis, un peu concaves, brusquement onguiculés à leur base. Les étamines , au nombre de vingt ou environ, sont insérées en dedans de la corolle , au pourtour d'un disque charnu. On trouve cinq pistils attachés au fond du calice , très rapprochfîs les uns des autres; leurs ovaires sont réunis et soudés entre eux du côté interne , et avec le tube du calice en dehors , au moyen du disque charnu qui garnit son intérieur.' Les styles sont grêles , rapprochés en faisceau , et presque soudés à leur base , distincts et libres au dessus de la gorge du calice , terminés chacun par un petit stigmate oblique. Le fruit est une mélonide piriforme.

Dans l'état sauvage, les fruits du poirier, comme ceux du pommier , sont petits et d'une âpreté intolérable. La culture , en y développant les principes mucoso-sucrés , les rend d'une saveur douce et agréable. Le nombre des variétés obtenues par les soins du cultivateur, et que l'on propage au moyen de la greffe, est extrêmement considérable. On compte parmi les plus recherchées le Beurré gns, la Crésane ou Crassane, le Saint-

nOSA<3ÉE.S.

Germain , etc. Non seulement le poirier est cultivé dans nos jardins fruitiers , soit en espaliers, soit en quenouilles, mais on le cultire en grand sur la lisière des champs, dans beaucoup de provinces de la France, telles que la Normandie, l'Anjou, la Bretagne, etc. On prépare, avec le suc qu'on exprime des fruits, une boisson fermenlée, qui porte le nom poiré. Cette liqueur est pins forte et plus alcoolique que celle que l'on extrait des fruits du pommier, et son usage habituel paraît être moins sain. Pour l'usage de la table , on recherche surtout les espèces de poires qui sont fondantes, et l'on réserve pour la cuisson celles qui ont la chair ferme et cassante.

COIGNASSIER. — CYDONIA. Tourn.

Ce genre diffère du précédent par les loges de son fruit, qui contiennent plusieurs graines, au lieu de deux seulement.

CoiGNASSiER CULTIVÉ. Cydonia vulgaris . Rich. Jard. méd. Pirus cydonia. L. Sp.

Arbrisseau de douze à quinze pieds, très rameux, ses jeunes rameaux étant blanchâtres et cotonneux. Ses feuilles sont ovales, arrondies, obtuses , larges d'un à deux pouces , longues de deux à trois , molles , douces au toucher , cotonneuses en dessous, portées sur des pétioles d'un demi-pouce de longueur, entières sur leurs bords. Les fleurs sont blanchâtres, très grandes , solitaires à la partie supérieure des jeunes rameaux. Le tube du calice est très cotonneux, un peu renflé à la base ; le limbe esta cinq divisions rabattues, foliacées, doublement dentées. Cinq pistils sont renfermés dans le tube du calice 5 leur ovaire est à une seule loge, qui renferme plusieurs graines,- le style est très cotonneux à sa base. Le fruit est une mélonide piriforme , arrondie , jaune et cotonneuse , d'une odeur très forte, d'une saveur âpre et désagréable. Il porte le nom de Coing.

Cet arbrisseau, qu'on cultive aujourd'hui dans tous les jardins potagers, est originaire de l'île de Crète.

Propriéiés et usages. Les coings , même dans leur état de parfaite maturité , no peuvent être mangés crus, à cause de leur

saveur âpre; maison en prépare d'excellenJes marmelades, des gelées, des pâtes très recherchées. Ces fruits inlér(;ssent Ja médecine, t" par le sirop que l'on prépare avec leur pulpe , lequel est légèrement astringent , et mis surtout en usage pour édulcorer les boissons qu'on administre contre la ditjrrl)ée chronique^ 2° par leurs graines, qui contiennent un mucilage très abondant, que l'on obtient parla décoction dans l'eau. Cette décoction est principalement usitée pour préparer des collyres adoucissans.

NÉFLIER. MESPILUS. L. J.

Ce genre se distingue des précédens par son fruit plus court, dont l'ombilic est large et ouvert, et par les cinq noyaux osseux, renfermes dans son intérieur.

Néflier commun. Mespilus germanica. L. Sp. 684.

C'est un arbre de moyenne grandeur, dont le tronc et les branches sont ordinairement tordus et irréguliers, et qui s'élève à douze ou quinze pieds de hauteur. Il porte des feuilles elliptiques, lancéolées, aiguës au sommet, pubescentes, surtout en dessous; longues de cinq à six pouces , larges d'environ deux pouces , presque sessiles. Ses fleurs sont grandes , blanches , axillaires et terminales. Le calice est turbiné, élargi, cotonneux, terminé par cinq lanières lancéolées, entières ; les cinq pétales sont arrondis , sessiles, un peu ondulés sur leurs bords j les étamines, au nombre de trente à trente-six; les cinq ovaires sont pariétaux, soudés ensemble et avec la paroi interne du calice 3 les cinq styles sont tordus et un peu soudés, terminés chacun par un stigmate un peu évasé et latéral. Le fruit , qui porte le nom de nèfle , est turbiné , aplati supérieurement, terminé par les cinq lanières du calice , qui sont divergentes. Il renferme cinq nucules osseux , contenant chacun une graine. Le néflier croît dans les forêts de la France : on le cultive dans les vergers à cause de ses fruits.

Propriétés et usages. Les nèfles ne mûrissent point sur l'arbre qui les portP. Lorsqu'on les récolte à la fin de Tautomne . elles sont encore vertes à l'intérieur , dures, d'une saveur ex-

ROSACÉES. 6 5l

cessivemcnl âpre et insupportable. On les étend alors sur de la paille, et, vers le milieu de l'hiver , elles s'amollissent, deviennent brunes en dedans, elacquièrent une saveur fort agréable. Ces fruits ne sont ni malsains ni indigestes. On les recherche pea sur les tables somptueuses. La médecine n'en fait point usage.

Propriétés médicales des Rosacées.

Les six tribus que nous avons établies dans la vaste famille des Rosacées, et que quelques auteurs considèrent comme autant de familles distinctes les unes des autres, offrent entre elles des caractères communs et des différences assez tranchées, lorsqu'on lus étudie sous le point de vue de leur composition chimique et des phénomènes que les végétaux qui y sont réunis déterminent dans l'économie animale. Ainsi un caractère commun à toutes les Rosacées , mais qui cependant n'existe pas dans quelques unei à toutes les époques de leur développement, c'est leur saveur âpre et astringente, qui est due principalement au tannin, dont on démontre facilement la présence parla couleur noire que le sulfate de fer développe dans la décoction de ces végétaux. Cette saveur est surtout très intense dans la section des Fragariacées, et en particulier dans la racine de ces plantes. Aussi plusieurs d'entre elles sont-elles employées en médecine comme toniques , soit à l'intérieur , soit pour l'usage externe , comme le démontrent les racines de lormentille , d'argentine, etc. Ces mêmes racines servent également, dans quelques contrées , au tannage et à la préparation des cuirs.

Cette astringence existe aussi dans les Agrimoniées, et surtout dans le genre aigremoine. Cette section nous offre une plante exotique qui possède une propriété anthelmintique bien remarquable. Je veux parler du Brayera anthelmintica, décrit par M. Kunth, et qui doit être placé tout près du genre aigremoine.

Plusieurs Spiréacées et un grand nombre de rosiers nous offrent également le principe astringent des Fragariacées. Les fruits des rosiers sauvages , connus sous le nom de cynorhodon^ les pétales do plusieurs roses , et surtout de celles qui ont les

t'J^ BOTANIQUE.

fleurs d'un rouge foncé, sont remarquables parleur saveur astringente, et sont rangés parmi les médicamens toniques.

Dans la section des Amygdalées et des Pomacées, nous trouvons encore des traces de cette saveur astringente. Les fruits dans ces deux sections, surtout avant l'époque de leur maturité, ont une saveur âpre, extrêmement désagréable. Ils contiennent , outre le tannin et l'acide gallique que nous avons remarqués dans les autres sections, de l'acide malique à l'état de liberté. Mais, par les progrès de la maturité, ils éprouvent un changement notable dans leur nature chimique. Ainsi on voit s'y développer en abondance les matériaux sucrés et muqueux, à mesure que la quantité des substances acides diminue^ en sorte que, parvenus à leur état de maturité parfaite, ces fruits ont une saveur douce, sucrée, nullement astringente.

Outre les substances acides dont nous venons de signaler l'existence dans toutes les sections de la famille des Rosacées , nous trouvons encore quelques autres principes dans plusieurs de ces végétaux. Ainsi, dans la racine de benoîte, et surtout dans les pétales d'un grand nombre d'espèces de rosiers , il existe une grande quantité d'huile volatile très odorante,, tantôt plus lourde , et tantôt plus légère que l'eau. Cette huile communique à ces végétaux une propriété stimulante, qui, le plus souvent, se joint à leur action tonique. Mais, de tous ces principes, il n'en est pas de plus remarquable que l'acide prussique (acide hydrocyanique), qui existe dans presque tous les végétaux du groupe des Amygdalées. C'est en effet à la présence de ce principe délétère et à celle d'une huile volatile particulière, que les noyaux de pêche , d'abricot, les feuilles du lauriercerise, du pêcher, etc., doivent leur odeur forte^ et désignée vulgairement sous le nom d'odeur d'amande, leur saveur amère, et l'action puissante et délétère qu'ils exercent sur l'économie animale. L'acide prussique est en effet un des poisons les plus actifs que fournisse le règne végétal ; il détruit presque instantanément l'irritabilité musculaire; et dans les animaux qui succombent victimes de ses effets, on trouve les muscles dans un état de relâchement et de flaccidité complet.

Cette propriété singulière est bien une anomalie pour la

BOSÀCi&S.

famille des Rosacées considérée en masse ; mais cependant elle cesse de paraître telle lorsque l'on songe qu'elle existe à des degrés différens dans tous les végétaux de la section des Amygdalées ou Drupacées, qui se distinguent des autres parla structure de leur fruit et la présence du noyau, qui est l'organe qui en renferme la plus grande quantité.

Les graines de toutes les Amygdalées, surtout celles qui sont assez grosses , sont remarquables par la grande quantité d'huile grasse qu'elles fournissent par le moyen de la pression. Cette huile, lorsqu'elle est pure, est douce, limpide, inodore, et jouit des propriétés adoucissantes et relâchantes de tous les agens pharmaceutiques du même genre. Celle que l'on retire des amandes douces est la plus fine, la plus estimée, et celle dont on fait le plus fréquent usage. Assez souvent l'huile des autres Drupacées contient une quantité plus ou moins considérable d'acide prussique et d'huile volatile. Quand ces deux substances n'y sont qu'en petite proportion , elles lui communiquent une saveur amandée^ légèrement amère , qui la rend plus sapide et plus agréable pour quelques personnes. C'est ainsi que l'on préfère , aux environs de Briançon , Thuile exprimée des amandes du prunier, et que l'on y connaît sous le nom d'huile de marmottes , à l'huile d'olive la plus fine.

Dans cette tribu des Amygdalées, nous trouvons encore un autre principe commun à un grand nombre des végétaux qui font partie de ce groupe : c'est la gomme qui exsude du tronc et des branches de l'amandier, du prunier, de l'abricotier, etc.

Les graines, dans les Pomacées, sont remarquables par la grande quantité de mucilage contenue dans leur épisperme. C'est ainsi que la décoction des pépins de pommes, et surtout de coings , est adoucissante, et qu'on l'emploie pour préparer des collyres émolliens.

La famille des Rosacées est bien plus intéressante sous le rapport de ses usages économiques que par ses propriétés médicales. En effet , c'est sans contredit la tribu naturelle de végétaux qui nous fournit le plus grand nombre de fruits savoureux et rnfraîchissans. Les fraises, les framboises, les nombreuses

«OTANIQUl.

variétés de prunes, de pêches, d'abricots, de cerises ; les nèfles, les sorbes, les coings, les poires et les pommes, font l'ornement et les délices de nos tables pendant toutes les saisons de l'année. Les pommes et les poires offrent un degré d'importance encore plus grand, par la boisson fermentée qu'elles fournissent, et qui, dans une partie de la France , remplace entièrement l'usage du vin. Ces deux fruits ne sont pas les seuls que l'on puisse ainsi convertir en cidre,- tous ceux des autres Pomacées jouissent de la même propriété; et, dans quelques cantons , les fruits du sorbier servent aussi à préparer cette boisson.

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