‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 3)Chapitre 130 sur 187 · CASSE. — CASSIA. L. J · texte numérisé non relu

CASSE. — CASSIA. L. J

Calice coloré, à cinq divisions profondes et caduques; corolle pentapétale presque régulière j étamines déclinées, libres, inégales, trois inférieures plus longues, quatre latérales moyennes, trois supérieures stériles, et les plus courtes de toutes j gousse d'une forme très variable, tantôt plane et plus ou moins recourbée, tantôt ovoïde;, alongée ou cylindrique , presque toujours indéhiscente, partagée en plusieurs loges par des cloisons transversales. Ces loges, qui contiennent toujours une seule graine, sont quelquefois remplies de pulpe.

Plantes herbacées ou ligneuses, à feuilles pinnées ou décomposées ; fleurs en épis ou en grappes.

LKGDMINF.USES.

!• Fruit comprimé et membraneux.

Casse A FEUILLES aiguës. Cassia acutijblia. Del. Egypt. t. 27. f. 1.

Cassia lanceolata. Nectoux, Voyage (nonForsk.) Cassia scruta var. ce. L.Sp.

Noms pharmaceutiques : se/ma alexandrina , senna orientalis. Nom» vulgaires : séné d'Alexandrie, séné de la Palle , follicules de Tripoli. Parties usitées : les feuilles et les fruits.

C'est un petit arbuste qui a environ deux à trois pieds d'élévation. Sa tige est ligneuse, dressée, rameuse, cylindrique, blanchâtre, un peu tomenteuse dans sa partie supérieure 3 elle porte des feuilles alternes , accompagnées à leur base de deux petites stipules subulées. Chaque feuille^ qui est pinnée sans impaire, se compose de quatre à huit paires de folioles alongées, opposées, presque sessiles, ovales, lancéolées, aiguës, entières , dépourvues de glande à leur pétiole , qui est très court, un peu obliques et inéquilatérales à leur base, d'un vert jaunâtre, et finement pubescentes, surtout à leur face inférieure. Les fleurs, qui sont jaunes, forment des épis pédonculés et axillaires. Chaque fleur est courtement pédicellée. Le calice est à cinq divisions profondes et inégales. Les anthères s'ouvrent chacune par un petit trou qui se forme au sommet de chaque loge. L'ovaire est légèrement pédicellé, hérissé de poils jaunes j il se termine par un style grêle et recourbé. Les fruits, que l'on désigne improprement sous le nom de follicules, sont planes, elliptiques, obtus, non recourbés, glabres, à plusieurs loges contenant chacune une graine presque cordiforme ; ils s'ouvrent en deux valves , lorsqu'ils sont parfaitement mûrs. Celte plante croît abondamment en Egypte, auprès de Syène et en Nubie.

On confond généralement celte espèce avec le Cassia lanceolata de Forskal, petit arbuste rabougri que cet auteur a trouvé dans les déserts de l'Arabie. Mais elle en est différente, ainsi que l'a fort bien remarqué M. le professeur Delile , par l'absence des glandes, qui existent à la base des pétiolules dans l'espèce de Forskal, et par ses feuilles pubescentes et moins étroites.

"y" BaXANlQDfi.

Casse a feuilles obtuses. Cassia obovata. Colladon. Monog.

Cassia senna. var. /3. L, Sp.

Cas sia senna. Lamk. III. t. 32, f. 2. a. b. d. f. 3. 6. 9.

Noms pharmaceutiques : senna italica^ senna nostras. Noms vulgaires : séné de Tripoli, d'Italie, de lu Thébaïde, du Sénégal, etc. Parties usitées : les fruits et les feuilles.

Cette espèce a les plus grands rapports avec la précédente dans son port et dans ses caractères. Elle est généralement plus petite, et ne s'élève guère au delà d'un pied à un pied et demi. Sa tige, frutescente à sa base, est cylindrique, un peu pulvérulente et rameuse dans sa partie supérieure. Ses feuilles sont alternes, paripinnées, composées de quatre à sept paires de folioles opposées, presque sessiles, obovales, très obtuses, quelquefois mucronées, amincies inférieurement , et en quelque sorte cunéiformes et inéquilalérales. Elles sont, comme dans l'espèce précédente, légèrement pubescentes , d'un vert jaunâtre, et accompagnées de deux stipules subulécs, entières, persistantes. Les fleurs, qui sont d'un jaune pâle, constituent des épis axillaires pédonculés, plus longs que les feuilles. Il leur succède des gousses ou follicules très comprimées, recourbées en arc, et presque réniformes, plus étroites que dans l'espèce précédente, d'un brun verdâlre, offrant de petites crêtes transversales, qui cori'espondent aux graines, couvertes d'un duvet très fin et très court, que Ton n'y aperçoit qu'avec le secours de la loupe. Le séné à feuilles obtuses croît spontanément dans la Thébaïde et d'autres parties de l'Egypte, au Sénégal, en Syrie, etc. , où il est vivace. Il est annuel dans les jardins de France. On le cultive en Italie, en Espagne, etc.

Ce sont les deux plantes que nous venons de décrire, et une troisième espèce encore mal connue, que Forskal appelle Cassia lanceolata, qui fournissent tout le séné que le commerce apporte en Europe. Voyons à étudier ce médicament, tel qu'il nous est livré par les droguistes.

Des divei-ses espèces de séné. On trouve dans le commerce quatre espèces principales de séné qui portent les noms de séné

LÉCUMINEIISF.S. Ogi

delà Pake, séné de Tripoli, séné de Moka et séné de l'Inde. Étudions successivement leurs caractères.

y- 1° Séné de la Palte (1). Cette variété, qui est à la fois la plus répandue et la plus estimée , nous est rapportée du Caire par Alexandrie. Elle se compose des feuilles et des fruits du cassia aculifoUa, dont nous avons précédemment exposé les caractères. Cesfeuilles sontovales, aiguës, légèrement pulvérulentes, d'un vert grisâtre , d'une odeur assez agréable, et d'une saveur visqueuse etamère.

2» Séné de Tripoli. Vient de la Haute-Egypte par Tripoli. Il est moins estimé que le précédent , et se compose des feuilles et des fruits du cassia acutijblia , mais les premières plus petites, moins aiguës, plus pubescenles et fragiles, de sorte qu'il serait très possible qu'elles appartinssent à une espèce différente. M. Mérat a donné à cette espèce le nom de cassia ovata^ et M. Guibourt celui de cassia œthiopica.

3° Le séné Moka ou de la Lique , qui provient d'Arabie, se compose de folioles lancéolées , très étroites , entièrement glabres, et de follicules alongés , également glabres , de la même largeur que ceux du cassia obovata , mais n'étant pas recourbés comme eux. Je soupçonne , et je crois avec quelque fondement, que ce séné est produit par le cassia Lanceolata de Forskal , observé en Arabie par ce naturaliste , et que l'on a confondu jusqu'à présent avec l'espèce décrite par M. Delile sous le nom de cassia acutifoiia. On trouve quelquefois cette sorte dans le commerce. En général ses feuilles sont bien entières , d'un beau vert ; mais sa qualité ne répond pas à son aspect séduisant. Aussi est-il d'un tiers moins cher que le bon séné de la palte. C'est ce séné qui arrive quelquefois en Europe par le commerce anglais , et que plusieurs auteurs ont cru provenir de l'Inde.

On trouve aussi depuis peu de temps dans le commerce une sorte de séné qui nous vient de nos élablissemens du Sénégal : c'est le Cassia obovata. Ses feuilles ont été essayées par M. Bally,

(!) Ainsi nommé à cause d'un impôt appelé palte, mis par le Grand- Sfiigneur sur cette substance.

6g2 BOTANIQUE.

médecin de la Pitié , qui en a obtenu un effet laxatif constant sans être énergique , de deux à douze évacuations. Mais les follicules de la même espèce sont un médicament presque inerte.

4° Il y a encore dans le commerce une autre sorte que l'on nomme séné de l'Inde. Ses folioles sont d'un beau vert, lancéoléeS; aiguës , plus grandes et plus larges que celles du cassia lanceolata. Elles paraissent appartenir à une espèce distincte. Cependant Ainslie , dans sa Matière médicale de l'Inde , prétend que ce séné est apporté d'Arabie dans l'Inde. Je suis plus porté à croire que ces folioles appartiennent à une espèce botanique indienne , qui ne nous est pas encore connue.

Quant au séné d'Italie , qui est produit par la casse à feuilles obtuses , il est peu estimé dans le commerce.

Les sénés sont fort souvent sophistiqués par les marchands , soit avant d'être versés dans le commerce^ soit à leur arrivée en Europe. Ainsi l'on trouve souvent dans le séné de la palte les feuilles du cynanchum arguel de M. Delile , plante qui fait partie du groupe des Apocynées. Ces feuilles sont faciles à reconnaître à leur consistance plus ferme , à leur couleur plus jaune , leur longueur plus grande , et en ce qu'elles ne sont point inéquilalérales à leur base. Du reste elles sont âcres et purgatives.

Mais une sophistication encore plus coupable , parce qu'elle a souvent donné lieu à des accidens graves , c'est celle qui consiste à mélanger aux feuilles du séné celles du redoul ( coriaria vnjrtifolia L.), arbrisseau qui croît dans les régions méridionales de la France , où ses feuilles astringentes sont employées à la teinture en noir et au tannage des cuirs. On reconnaîtra facilement ces feuilles à la couleur d'un vert plus foncé , à leurs deux surfaces glabres, à leur base équilatérale , d'oii s'élèvent trois nervures parallèles ; d'ailleurs , leur saveur est très astringente , et ne ressemble en aucune manière à celle du séné, qui est mucllagineuse etamère. Ces feuilles paraissent être résineuses.

L'on doit à MM. Lassaigne et Feneulle une analyse chimique détaillée du séné de la Paltc. Ces chimistes y oat trouvé : 1° da

LÉGUMINBUSES. 6^3

la chlorophylle ou matière verte colorante ; 2° une huile grasse j 3" une huile volatile peu abondante ; 4° de l'albumine 3 5° un principe nouveau , qu'ils ont nommé calhartine ; 6" un principe colorant jaune j 7° du muqueux 3 8° de l'acide malique 3 9" du malate et du tartrate de chaux ; 10° de l'acétate de potasse et quelques sels minéraux.

La cathartine , qui parait être le principe actif et purgatif du séné , est sous forme d'un extrait d'un jaune rougeâtre , d'une odeur particulière et d'une saveur amère et nauséabonde. L'eau et l'alcool la dissolvent facilement ; mais elle est insoluble dans l'éther.

Propriétés médicales et usages. C'est aux médecins arabes que nous devons la connaissance des propriétés purgatives des sénés et leur introduction dans la thérapeutique européenne. L'action purgative de ce médicament est trop connue , et en quelque sorte trop vulgaire , pour que nous croyions nécessaire de nous y arrêter long-temps. Le séné , administré à la dose de trois à quatre gros , donne lieu à des déjections alvines très abondantes , qui fort souvent sont précédées et accompagnées de coliques douloureuses et de nausées. C'est pour remédier à cet inconvénient que l'on joint au séné d'autres substances plus douces , telles que la manne , ou aromatiques , comme les graines d'anis ou de coriandre.

C'est généralement en infusion que l'on administre le séné , à la dose de deux à quatre gros , suivant l'âge , le tempérament et la disposition du malade. Quelquefois on le prescrit en décoction. Mais elle ne doit durer que quelques minutes 3 sans quoi le médicament perdrait la plus grande partie de son activité. Quant à la poudre , c'est un médicament fort désagréable à prendre , parce qu'étant fort légère , on est forcé d'en administrer une quantité trcs volumineuse pour qu'elle produise quelque effet. L'extrait est peu employé, parce qu'il parait que sous cette forme le séné est bien moins actif et bien moins certain dans son action.

Remarquons que les diverses parties de la plante , mais surtout les fruits et les pétioles, jouissent des mêmes propriétés <pic IciJ folioles. On avait long-temps prétendu que les coliques

occasionnées par le séné étaient dues aux pétioles des feuilles , qui sont mélangés avecles folioles. Les expériences de Bergius et de Schwilgué ont prouvé le peu de fondement de cette opinion.

3" Fruit cylindrique, indéhiscent, ayant ses loges remplies de pulpe.

CATHARTOCARPUS.

Casse canéficier. — Cassia fistula. L. Sp. 377.

Nom pharmaceutique : cassia fistula. Noms vulgaires : casse, casse en bâtons. Partie usitée : la pulpe du fruit.

Le canéficier est un fort bel arbre , ayant le port de notre noyer, et qui a été transporté d'Egypte et de l'Inde, sa patrie, dans les diverses parties des Antilles et de l'Amérique méridionale, où il s'est parfaitement naturalisé. Ses feuilles sont grandes, alternes , et se composent communément de cinq ou six paires de folioles opposées, ovales, aiguës, un peu sinueuses , portées sur des pétioles très courts , glabres , longues de trois à cinq pouces. Les fleurs , qui sont jaunes et grandes , constituent de longues grappes pendantes à l'aisselle des feuilles supérieures. Chaque fleur offre , à la base du pédoncule qui la supporte, une petite bractée courte, et se compose d'un calice à cinq divisions profondes, caduques, un peu inégales et d'un vert clair ; d'une corolle de cinq pétales un peu inégaux , obtus, trois fois plus longs que le calice ; de dix étamines libres, dont trois inférieures, beaucoup plus longues et déclinées, et de sept placées supérieurement , ayant les filets beaucoup plus courts. Le fruit est cylindrique, long d'un pied, et quelquefois davantage, d'une couleur noire, lisse , marqué d'une sorte de bande longitudinale sur chaque suture , offrant intérieurement un grand nombre de loges séparées par des cloisons transversales. Chaque loge contient une seule graine , environnée d'une pulpe rougeâlre et sucrée.

Propriétés et usages. Ce sont les fruits de cet arbre qu'on nous apporte du Levant et des Antilles, sous le nom de casse en datons. On doit les choisir récens , lourds et non sonnans. C'est la pulpe qu'ils contiennent dont on fait usage en inéde- •ine. Elle est d'un brun rougeâlre, douce, sucrée et légèrement

LfeCBMINEUSKS.

aigrelette. Vauquelin a fait voir qu'elle était un mélange de gélatine, de gomme, de gluten, d'extrait, de sucre et de fibres végétales. Les pliarmacie>is font subir diverses préparations à la casse. Ainsi, pour la retirer des gousses qui la contiennent , on les brise et on râcle leur intérieur. La casse ainsi retirée porte le nom de casse en noyaux. Lorsqu'on l'a fait passer à travers un tamis de crin pour en séparer les graines et les autres matières étrangères, c'est la casse mondée. C'est dans cet état qu'on emploie laçasse pour préparer des tisanes laxatives : deux onces de cette pulpe étendue dans une pinte d'eau bouillante forment une boisson tempérante et laxative. Si l'on fait cuire la casse mondée avec une certaine quantité de sucre, on forme une préparation fort agréable , que l'on prend par cuillerée, et qui porte le nom de casse cuite. La casse est un des purgatifs les plus doux. Son usage convient surtout aux personnes excitables qui ont le ventre paresseux. Il corrige cette disposition , sans occasionner de secousses ni de coliques. Aussi faut-il s'en abstenir pour les individus faibles et lartguissans, dans les hydropisies passives, etc. La pulpe de casse entre dans l'électuaire catholicum et dans le lénitif. On l'administre communément à la dose de deux à trois onces.

TAMARINIER. — TAMARINDUS. L. J.

Calice turbiné à sa base, divisé supérieurement en quatre lobes un peu inégaux et caducs ; corolle de trois pétales ondulés ; trois étainines monadelphes par leur base. Gousse épaisse, alongée , pulpeuse intérieurement, et contenant plusieurs graines. Grands arbres à feuilles paripinnées et à fleurs en grappes.

Tamarinier de l'Inde. Tamarindus indica. L. Sp. 48.

Nom pharmaceutique : tainarindorum pulpa. Nom vulgaire : tamarin. Partie usitée : la pulpe des fruits.

Ce grand arbre a le tronc recouvert d'une écorce brune , et divisé en branches vers sa partie supérieure. Ses feuilles sont alternes, élégammeni pinnécs, sans impaire, composées d» dix

6g6 BOTANIQUE.

à quinze paires de folioles opposées, presque sessiles, petites, elliptiques, obtuses, très entières, glabres, inéquilatérales à leur base. Du sommet des jeunes rameaux naissent des grappes un peu pendantes, composées de six à huit fleurs assez grandes, d'un jaune verdâlre. Leur calice est turbiné à sa base, divisé supérieurement en quatre lobes un peu inégaux et caducs. La corolle se compose de trois pétales redressés, ondulés sur leur bord, un peu plus longs que le calice. Les étamines sont au nombre de trois seulement, déclinées vers la partie inférieure, soudées et monadelphes par la moitié inférieure de leurs filets, entre chacun desquels on aperçoit une petite dent aiguë. L'ovaire est alongé, étroit, falciforme, un peu velu, terminé par un style recourbé. Le fruit est une gousse épaisse, longue de quatre à cinq pouces, un peu recourbée, d'une couleur brune rougeâtre , présentant de distance en distance des espèces d'étranglemens, remplie intérieurement d'une pulpe rougeâtre acidulé , dans laquelle sont nichées des graines noires et irrégulièrement cuboïdes. Le tamarinier est originaire dŒgypte et des Indes orientales , d'où il a ensuite été transporté en Amérique et dans d'autres parties du monde.

Propriétés et usages du tamarin. Le tamarin du commerce est la pulpe du fruit de l'arbre que nous venons de décrire. On nous l'apporte contenant encore ses semences et des fibres végétales : elle est d'un brun rougeâtre, d'une saveur acide. Après avoir été enlevée des fruits qui la contiennent, elle a été évaporée à un feu doux dans de grandes bassines de cuivre, circonstance qui explique la présence de ce métal, que l'on y rencontre quelquefois. Vauquelin a trouvé que cette pulpe se composait : 1° d'acide citrique : 2° de tartrate acide de potasse 5 3° d'acide tartariqucj 4° d'acide malique; 5° de sucre ; 6° de gomme ^ 7° de gelée 3 8" d'amidon, qui, avec l'eau, en forme presque les deux tiers.

La grande quantité de substances acides, d'amidon, de gomme, de sucre, qui existe dans la pulpe du tamarin, place cette substance parmi les médicamens acidulés et tempérans. Une tisane préparée avec une once de cette pulpe, bouillie pendant cinq minutes dans une pinte d'eau , passée à travers

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un linge fin, et suffisamment édulcorée, est une boisson rafraîchissante que l'on prescrit dans les fièvres bilieuses ou les autres irritations gastriques peu intenses : elle diminue la chaleur et la fièvre. Si, au contraire, on double la dose de la pulpe, qu'on la fasse bouillir pendant un quart-d'heure ou une demi-heure dans un vase de terre vernissée, on obtient alors une boisson laxative qui donne lieu à des déjections alvines plus ou moins nombreuses. La pulpe du tamarin est, comme on le voit, rafraîchissante ou purgative , suivant les doses auxquelles on la prescrit et son mode de préparation.

HÉMATOXYLON. - HMMATOXYLUM. L. J.

Calice à cinq divisions profondes et réfléchies j corolle de cinq pétales égaux et réguliers j dix étamines dressées et distinctes. Gousse très comprimée , presque plane, ailée sur l'une de ses sutures , contenant d'une à trois graines. Arbres élevés , munis d'épines, de feuilles paripinnées et de fleurs en grappes axillaires.

Hématoxylon de Campèche. Hœmaloxylum campechianum.

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