‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 3)Chapitre 148 sur 187 · SOIXANTE-SEIZIÈME FAMILLE · texte numérisé non relu

SOIXANTE-SEIZIÈME FAMILLE

CRUCIFÈRES. — CRUCIFERE.

Les Crucifères sont des végétaux herbacés, à feuilles alternes, dont les fleurs hermaphrodites sont composées d'un calice tétrasépale ordinairement caduc, ayant deux des sépales quelquefois bossus à la base ; de quatre pétales onguiculés et disposés en croix; de six étamines, dont deux plus petites et plus inférieures, et quatre plus grandes, rapprochées en deux paires opposées 3 à la base des étamines, sur le réceptacle, sont plusieurs glandes, ordinairement au nombre de quatre, deux sur lesquelles sont insérées les étamines les plus courtes , deux entre les étamines les plus grandes. L'ovaire est le plus souvent à deux loges , renfermant plusieurs ovules, terminé par un style court, au sommet duquel est un stigmate simple ou bilobé. Le fruit est on alongé,biloculaire, renfermant un grand nombre de graines attachées à deux trophospermes suturaux , s'ouvrant ordinairement en deux valves , rarement uniloculaire et indéhiscent; ou bien il est court , arrondi , elliptique ou anguleux ; c'est à dire que c'est une silique ou une silicule. Les graines renferment un embryon épispermique, immédiatement recouvert par le tégument propre de la graine.

Cette famille est sans contredit l'une des plus naturelles du règne végétal , et une de celles dont les caractères sont les plus tranchés. Elle forme à elle seule la tétradynamie de Linné , ou quinzième classe du système sexuel. Les travaux récens de M. Rob. Brown et surtout ceux de M. De Candolle, qui a traité les Crucifères dans le sscond volume de son Systema vegetahi- Uum, ont donné les notions les plus précises sur la structure des plantes de cette famille et la circonscription des différens genres qui la composent. Mais le grand nombre de divisions

nouvelles qu'ils ont établies pariHi les genres nous empêchent d'adopter leur travail. Notre ouvrage étant uniquement destine à bien faire connaître lés plantes oflicinales , nous ne croyons pas devoir adopter ici des cliarigemens qui nous forceraient à substituer des noms nouveaux à des noms anciens et généralement connus.

Nous diviserons lës Crueifêrës en deux sections , suivant qu'elles ont pour fruit une siiique ou une silicule.

Nota. Les propriétés médicales de la plupart des Crucifères étant les mêmes, nôiis ne ferons qUe les énoncer d'une manière extrêmriiient brève, sans entrer dans des détails que nous serions obligés de répéter pour chacune d'elles.

PREMIÈRE SECTION

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