‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 3)Chapitre 149 sur 187 · I. Crwci/ére^ ^^7^5^^eM^«, ou siSYMBRiÉES · texte numérisé non relu

I. Crwci/ére^ ^^7^5^^eM^«, ou siSYMBRiÉES

SISYMBRE. — SISYMBRIUM. L. J.

Calice étalé ou conniventj pétales étalés et légèrement onguiculés. Siiique presque cylindrique, longue, terminée en pointe, s'ouvrant en deux valves et contenant des graines globuleuses.

SiSYMBUE CRESSON DE FONTAINE. Sisymhrium nasturlLum. L. Sp. 916. Flor. dan. t. 690.

Nom pharttic'ifccUtique : nasturtium aquaticum. Partie usitée : toute

In plante.

Racine vivace, dyhriaht naissance à des tiges rameuses, rampantes , étalées , redressées aux extrémités des rameaux, longues d'un pied et plus , cylindriques , glabres. Feuilles alternes, iiaifSïlripiiiihéeS, glubrèS, à folioles ovalés^ arrondies, un peu iriégdiés , là tfeirriiricilé plusgfande, presque cordiformë •• les feuilles les plus ^Ufiérieurès de la tige siOnt simples, cordiforuies , pétiolées. Fléurs blanches , disposées en épis lûches à la partie supérieure des rameaux; chaque fleur est portée sur un pédoncule d'environ trois ou quatre lignes. Le calice est formé de quatre sépales ovales, obtus, concaves, dressés. Les quatre pétales sont égaux, leurs onglets dressés, leur limbe étalé, arrondi, obtus, entier. Il n'y a que deux petites glandes à

la base des étamines les plus courtes. L'ovaire est àlongé, surmonté d'un style très court, gros , plus épais à sa partie supérieure, sur laquelle est placé un stigmate bilobé. La siliqiie est à peu près cylindrique, courte , ayant quatre à cinq lignes de longueur, terminée à son sommet pàr une pointe très obtuse. Le cresson de fontaine croit sur le boi-d des ruisseaux où l'eau est courante. U fleurit en juin, yi

Propriétés et usages. C'est assurémëht là plante de cette famille la plus abondamment eniployéej ôn s'en sért aussi fréquemment comme aliment que comme médicament. Ce sont les feuilles que l'on met particulièrement en usage : elles sont fraîches , piquantes et légèrenleiit amères. On les mange sans préparation, ou simplement assaisonnées avec le vinaigre. On en exprime le suc que l'on clariûe par le repos, et que l'on donne à la dose de deux à quatre onces. Le cresson est un des meilleurs antiscorbutiques, à caUse de la facilité que l'on a de se le procurer frais pendant la plus grande partie de l'anriée. H entre dans le sirop et le vin antiscorbutiques.

SiSYMBRE OFFICINAL. Sisymbrium officinale. DC. Fl. fr. ed. 3. vol. 4. p. 672.

Ér y simum officinale. L. Sp. 922 Blackw. t. 28.

Noms vulgaires : vélar ou herbe aux chantres.

Sa racine annuelle porte une tige dressée, simple inférièurement, rameuse à sa partie supérieure, cylindrique, pubescenté^ effilée, haute d'environ deux pieds. Feuilles alternes j les inférieures presque lyrées , pubescentes; les siipérieures hastées , irrégulièrement dentées, courterrient pétiolées. Fleui^s jaunes , petites, presque sessiles, disposées en longs épis effilés et diVârîqués à l'extrémité des rameaux. Calice de quatre sépales demiouverts, pubescens; corolle cruciforme ; pétales entiers , spatulés, moitié plus longs que les sépales; étaniihés tétradynames, un peu plus longues que la corolle 3 pistil plus court que les étamines; stigmate sessile , capitulé. Siliques pubescentes, dressées et appliquées contre l'axe de la tige, un peu pédonculées, anguleuses, amincies insensiblement en pointe de la base

vers le sommet, s'ouvrant en deux valves, ayant deux loges qui contiennent chacune environ dix graines globuleuses. Cette plante croît dans les lieux secs et stériles, sur le bord des chemins , dans les environs de Paris. ^

Propriétés et usages. Les feuilles du vélar ne sont ni âcres ni piquantes comme celles de la plupart des autres Crucifères ; elles sont un peu acerbes. On les emploie comme légèrement toniques, en infusion théiforme, dans le catarrhe pulmonaire chronique, etc. Cette crucifère jouit, parmi les chanteurs, d'une très grande réputation, comme propre à dissiper l'enrouement; de là son nom vulgaire Herbe aux chantres. Le sirop d'er^simum, que l'on prépare avec cette plante , s'administre dans les mêmes circonstances.

VÉLAR. — ERYSIMUM. L. J.

Ce genre diffère spécialement du précédent par sa silique , qui est tétragone.

VÉLA.RDE Sainte-Barbe. Erysimum Barharea. L. Sp. 922.

Noms vulgaires : herhe au charpentier, herbe de Ste-Barbe, etc.

Racine bisannuelle, fibreuse, blanche et rameuse, tige dressée, simple inférieurement , rameuse dans sa partie supérieure, et comme paniculée, marquée de cannelures très saillantes, entièrement glabre, ainsi que les autres parties de la plante. Les feuilles sont sessiles, pinnatifides et lyrées , c'est-à-dire que le lobe terminal est beaucoup plus grand , arrondi et obtus ; les latéraux sont elliptiques, obtus, presque entiers. Les feuilles inférieures sont ordinairement d'une teinte rouge plus ou moins foncée. Les fleurs sont jaunes , petites , courtement pédonculées, disposées en épis alongés à la partie supérieure des ramifications de la tige. Le calice se compose de quatre sépales dres- ' sés, jaunâtres, caducs. Les pétales ont leur onglet de la même hauteur que le calice j leur limbe est obovale, oblus. A la base des filets des étamines on observe quatre petites glandes verdâtres ; deux en dehors des deux paires des étamines les plus longues, deux plus larges, sur lesquelles sont implantées les deux petites élamincs. La silique est tétrngone, alongée. Celte

espèce n'est pas rare clans les lieux humides et sur le bord des ruisseaux.

Propriétés et usages. Les feuilles sont légèrement âcres; leur saveur est très analogue à celle du cresson. On les emploie également comme antiscorbutiques.

YÉLA.R ALLiAiRE. Erfsimum alUaria, L. Sp. 922. Bull. t. 338. Hesperis alliaria. Lamk.

Alliaria officinalis. DC. syst.

L'aliiaire est une plante annuelle , haute d'environ un ou deux pieds ; sa tige est dressée , simple à la partie inférieure , cylindrique, poilue à la base, glabre et légèrement glauque vers sa partie supérieure. Les feuilles sont cordiformes, arrondies , les inférieures obtuses, les supérieures aiguës, offrant sur leurs bords de grandes dentelures. Elles sont molles , exhalent une odeur d'ail lorsqu'on les froisse entre les doigts j leur pétiole , qui est canaliculé, long de trois à quatre pouces pour les feuilles inférieures , et très court dans les feuilles supérieures, qui sont presque sessiles. Les fleurs sont blanches , disposées en épis très lâches aux extrémités des ramifications de la tige j elles sont presque sessiles. Leur calice est formé de quatre sépales à moitié ouverts, blancs, très caducs. La corolle est deux fois plus grande que le calice ; les pétales sont un peu étalés à leur partie supérieure. Ils sont elliptiques, obtus, entiers , rétrécis en onglet à leur partie inférieure. Les étamines sont incluses ; à la base de leurs filets ontrouve quatre glandes vertes, une entre chaque paire de grandes étamines, deux sur chacune desquelles sont implantées les deux petites étamines. Le pisti! est plus court que les étamines ; l'ovaire est pyramidal , tétragone, surmonté d'un style gros, cylindrique , très court , que termine un stigmate très petit, convexe et glanduleux. La silique est longue et grêle, tétragone, obtuse, striée longitudinalement sur ses faces. Cette espèce croît dans les bois ombragés, le long des murailles, aux environs de Paris. Elle fleurit en mai ; ses fruits sont mûrs en juin et juillet.

Propriétés et usages. Toute la plante, mais les feuilles et les

7^"^ BOTANÏQTIE.

graines surtout, exhale 'une odeur forte et alliacée.' Autrefois on en faisait usage pour assaisonner certains alimens. La saveur des feuilles estanière et àcre, et annonce dans l'alliaire des propriétés assez énergiques. Cependant on en fait peu usage, quoiqu'elle mérite d'être employée.

CHOU. — BRASSICA, L. J.

Calice connivent , bossu à sa base ; étamine? accompagnées de quatre glandes à leur base. Silique cylindrique , toruleuse, terminée par un bec plus ou moins alongé , s'ouvrant en deux valves.

Chod navet. Brassica napus. L. Sp. 931.

Sa racine est charnue, blanche, d'une forme très variée, tantôt napiforme , tantôt plus ou moins alongée. Sa tige est rameuse, dressée, cylindrique, glauque. Elle porte des feuilles sessiles , semi-amplexicaules , cordiformes , lancéolées , charnues et glauques ; les feuilles radicales sont lyrées et couvertes de poils très rudes. Fleurs jaunes, en épis paniculés aux extrémités des rameaux. Chaque fleur est pédonculée , assez petite j le calice est à moitié ouvert, composé de quatre sépales elliptiques, lancéolés , caducs. Les pétales ont l'onglet dressé , à peu près de la hauteur du calice; le limbe étalé, arrondi, entier. A la base des six étamines tclradynames , sont quatre glandes vertes , dont deux plus petites, en dehors et entre les deux paires d'étamines plus longues; deux plus grosses , sur lesquelles sont implantées les deux étamines plus courtes. L'ovaire est linéaire, comprimé, surmonté d'un style cylindrique, que termine un stigmate capitulé, glanduleux. La silique est alongée , presque cylindrique , glabre , toruleuse et bosselée, terminée à son sommet par une pointe alongée , un peu ensiforme , et striée longitudinalement. Le navet et ses A^ariélés sont cultivés dans les jardins potagers.

Propriétés et usages. On n'emploie plus aujourd'hui le navel que comme aliment. Il est très usité , surtout dans la classe indigente du peuple. C'est une substance alimentaire peu nour-

rissante, et qui a l'inconvénienl de développer beaucoup de gaz dans l'eslomac et les intestins.

Les graines de la nm'ette , variété du hrnssica napus , sont oléagineuses: on en retire, par expression, une huile abondante , connue sous le nom d'huile de navette. Elle est employée pour l'usage des lampes.

Chou cultivé. Brassica oleracea. L. Sp. 932.

La racine est bisannuelle , très rarement vivace par suite de la culture , pivotante , presque simple , offrant de petites fibrilles nombreuses. La tige est dressée, glabre et glauque, ainsi que toutes les autres parties de la plante ; elle est rameuse à sa partie supérieure , et haute d'environ deux à trois pieds. Les feuilles sont grandes, épaisses et charnues, sessiles 5 les inférieures, ovales, arrondies, très obtuses, onduleuses et bosseléesj les supérieures sont ovales, alongées, inégalement denticulées sur leurs bords : toutes sont très glauques. Les fleurs sont jaunes, assez grandes, et forment de longs épis lâches à l'extrémité des rameaux. Chaque fleur est portée sur un pédoncule d'environ un demi-pouce de longueur. Le calice est formé de quatre sépales dressés, jaunâtres, dont deux sont un peu bossus à leur base ; ils sont caducs. Les quatre pétales ont un onglet dressé, de la longueur des sépales, un limbe étalé, arrondi, entier, La silique est alongée, presque cylindrique, un peu lo^ ruleuse, terminée par une pointe ou bec comprimé.

Le chou, qui est originaire de l'Europe, est cultivé dans tous les jardins potagers. Le nombre de ses variétés est très considérable ; cependant on peut les rapporter à cinq races principales, qui sont :

1" Le chou cavalier ou chou vert. Ses feuilles sont étalées , ne formant pas de téte. Elles sont quelquefois découpées et frangées sur les bords . suivant les variétés.

2" Le chou frisé on chou de Milan. Ses feuilles sont réunies en téte dans les jeunes pieds; elles finissent par s'étaler, et sont toujours crépues et bullées, caractère qui distingue celte race de la précédente.

3° Le chou pommé ou chou cabu est facile à reconnaître à ses

feuilles très rapprochées et très serrées les unes contre les autres , et formant une téle plus ou moins volumineuse. C'est une des meilleures races , parce que les feuilles inléricurfs étant étiolées, deviennent blanches et beaucoup i)lus tendres. Le chou rouge appartient surtout à cette variété.

4° Le chou-rave se distingue à sa tige, qui est renflée audessus du collet de la racine, et qui forme une téte charnue, de la grosseur des deux poings , partie qui seule est employée à la nourriture de l'homme.

5° Enfin ^ une dernière race est celle que l'on connaît sous les noms de choux-Jleurs et de brocolis. Ici les pédoncules des fleurs s'épaississent , s'entregreffent , et sont chargés d'une multitude de fleurs qui avortent et restent rudimentaires; elles sont rapprochées et forment une sorte de corymbe régulier.

Le brocoli se distingue du chou-fleur par ses pédoncules moins épais, plus alongés, et non groupés en corymbe, en sorte qu'ils ressemblent, en quelque sorte, à des jeunes turions d'asperges.

Propriétés et usages. Les anciens faisaient le plus grand cas du chou , auquel ils attribuaient des propriétés merveilleuses , et l'employaient pour combattre une foule de maladies. Mais aujourd'hui ses usages sont restreints à l'économie domestique. C'est un desalimens les plus fréquemment usités, surtout parmi les habitans des campagnes, dans le nord de la France et de la plus grande partie de l'Europe.

Les Allemands lui font subir une préparation qui le rend plus facile à digérer et à se conserver. Après l'avoir coupé menu , ils le mettent dans des tonnes avec du sel et quelques aromates, et le laissent subir un certain degré de fern^entation : ils en forment ainsi ce que l'on désigne en France sous le nom de chou-croûte ou sauer-ftraut des Allemands. Cet aliment est fort utile pour les voyages de long cours, en ce qu'il se conserve facilement et qu'il agit aussi comme antiscorbutique. Quant aux choux-fleurs etaux brocolis, ils forment un aliment recherché et d'une saveur très agréable.

On a attribué à la variété du chou à feuilles rouges de grandes

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propriétés médicales. Elle est sucrée et très mucilagineuse, et convient dans les inflammations chroniques des organes respiratoires. On l'administre sous forme de décoction ou de sirop. Le vulgaire regarde le chou rouge comme une sorte de spécifique contre la phthisie pulmonaire.

Chou des champs. Brassica campestris. L. Sp. 931.

Nom vulgaire : colza ou cohat.

Celte espèce est annuelle ; sa racine est fusiforrae, quelquefois renflée; sa tige dressée, haute d'un pied à un pied et demi, cylindrique et glabre ; ses feuilles inférieures sont lyrées et sinueuses , glauques , couvertes de poils rudes sur les nervures de la face inférieure ; les feuilles supérieures sont sessiles, amplexicaules, glabres et entières. Les fleurs sont jaunes^ lessiliques dressées, cylindriques, un peu anguleuses, contenant plusieurs graines globuleuses et brunes. Celte plante croît spontanément dans les champs d'une grande partie de l'Europe : on l'y cultive aussi très abondamment. Elle diffère du chou cultivé par ses feuilles lyrées et hispides à leur face inférieure. Elle présente plusieurs variétés. Dans l'une d'elles , la racine est renflée, charnue, jaunâtre extérieurement, et porte le nom de rutabaga. On l'emploie comme aliment. Le colza est abondamment cultivé dans les champs du nord de la France. On retire de ses graines une huile grasse , connue sous le nom d'huile de navette ou de colza , et qui est fort employée dans les arts et l'économie domestique , particulièrement pour l'éclairage.

ROQUETTE, — ERUCA. Tournef. Rich,

Ce genre, que Linné avait réuni au précédent, s'en distingue par son style plane, ensiforme^ et à peu près de la longueur de la silique qui est bivalve.

Roquette cultivée. Eruca sativa. Lamk. Fl. fr. 2.

Brassica eruca. L. Sp. 932. Blackw. t. 242.

Racine annuelle, tige dressée, presque simple inférieurer 3-. • .5b

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ment, cyUndriqu'», un peu pubescente , hante d'un à deux pieds. Feuilles lyrées, presque glabres, un peu charnues, répandant, surtout quand on les froisse entre les doigts, une odeur forte et désagréable. Fleurs jaunâtres, disposées en épis lâches à la partie supérieure des raiaeaux , agréablement odorantes : chaque fleur est dressée , courtement pédonciilée. Le calice est formé de quatre sépales dressés et connivens , dont deux sont légèrement bossus à la base. Les quatre pétales sont longuement onguiculés, les onglets dressés, le limbe étalé, d'un jaune pale avec des veines rougeâtres anastomosées. A la base de six étamines tétradynames sont quatre petites glandes verdâtres et nectarifères; deux très petites, en dehors des grandes étamines ; deux plus larges, en dedans des étamines plus courtes. Lasilique est dressée, alongée, comprimée, glabre, termiuce supérieurement par un appendice lamelliforme , presque de la même longueur qu'elle, et tranchant des deux côtés : cette siliquea deux loges qui contiennent chacune plusieurs graines; elle s'ouvre en deux valves beaucoup plus courtes que la cloison, avec laquelle se continue l'appendice lamelleux. Elle croît dans les champs cultivés de la France.

Propriétés et usages. Toute la plante exhale une odeur forte et désagréable, une saveur âcre et amère. C'est un stimulant assez énergique, que l'on peut employer dans les mêmes circonstances que les autres antiscorbuliques. Dans plusieurs provinces, les feuilles servent d'assaisonnement.

RADIS. — RAPHANUS. L. J.

Calice conniventj étamines accompagnées de quatre glandes; siliques coniques, toruleuses, pointues, indéhiscentes, comme spongieuses intérieurement. Graines globuleuses.

Radis cultivé. Raphanus sativus. L. Sp. 935, Lamk. lUust.

Noms vulgaires : radis, radis noir, petite rave.

Sa racine est charnue, tantôt arrondie, napiforme, tantôt alongée et terminée par une longue pointe à sa partie inférieure, d'une couleur rouge, rose, noire ou blanche à Fexlé-

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rieur. Sa tige est dressée, rameuse, cylindrique, glauque, présentant quelques poils rudes et recourbés en dessous. Les feuilles sont très profondément pinnalifides et lyrées, très rudes au toucher. Les fleurs sont roses, assez petites, pédonculées, formant de longs épis lâches à la partie supérieure des rameaux. Le calice est composé de quatre sépales dressés, offrant quelques poils supérieurement. Les quatre pétales sont longuement onguiculées, les onglets étroits et dressés, le limbe étalé, obovale, obtus, entier ; quatre glandes sont placées à la base des étamines létradyriames. L'ovaire est très grêle, terminé insensiblement par un style assez long, au sommet duquel se trouv un stigmate capitulé et glandulaire. La silique est conique renflée et bosselée a la base, terminée en pointe aiongée à son sommet, spongieuse à son intérieur, renfermant de graines qui paraissent contenues chacune dans une cavité particulière. Celle silique reste indéhiscente. Le radis est , à ce que l'on pense généralement, originaire de la Chine et de l'Asie méridionale. D'autres le croient provenu de l'Europe australe : il est depuis des siècles naturalisé dans toutes les parties de l'Europe.

Cette espèce présente trois variétés principales, savoir : 1° Le radis. Sa racine est globuleuse ou napiforme, tendre, charnue, d'une couleur rose ou blanche à l'extérieur j

2° La petite rave se dislingue par sa racine aiongée, cylindrique ou fasiforme, présentant les mêmes nuances que la précédente.

3° Le radis noir, que l'on désigne encore sous le nom de grois radis, et de raifort des Parisiens, est de la grosseur du poing. Son épidermc est noir et rugueux 3 sa chair est dure et extrêmement piquante. Quelques auteurs en ont fait une espèce distincte sous le nom de raphanus niger.

Les racines de ces trois variétés sont servies sur nos tables j les deux premières surtout, dont la chair est moins dure et moins âcre. Le radis noir, au contraire, est excessivement piquant, et doit être considéré comme un très puissant stimulant. Les graines de celle espèce fournissent aussi une grande quantité d'huile.

BOTANIQUB.

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