MOUTARDE. - SINAPIS. L. J
Calice étalé; pétales dressés; siliques terminées par une pointe plane ou carrée. Ce genre diffère surtout de la Roquette par son calice étalé.
Moutarde noire. Sinapis nigra. L, Sp. 933, Blackw. t. 416.
Racine annuelle, donnant naissance à une tige dressée, rameuse, haute de deux à trois pieds, cylindrique, glauque et glabre. Feuilles grandes, sessiles, lyrées, glabres, un peu épaisses, les supérieures entières, lancéolées, aiguës. Fleurs jaunes, petites, pédonculées, disposées en longs épis à la partie supéri(ure des divisions de la tige. Siliques grêles, dressées et appliquées contre la lige, glabres , télragonales , un peu toruleuses, terminées par une pointe courte ; ses graines sont brunâtres. Cette espèce croit dans les lieux un peu humides, dans les décombres, aux environs de Paris, dans les îles de la Marne : elle fleurit en juillet et août.
Propriétés et usages. On emploie ses graines, connues sous le nom de graines de moutarde usuelle ou sénevé noir. Elles sont très âcres et irritantes j réduites en poudre, délayées dans l'eau, et unies à une petite quantité de farine de lin, elles forment les sinapisnies, sorte de cataplasmes irritans , qui , ap-' pliqués pendant quelques heures sur la surface du corps, y déterminent la rubéfaction et même la vésication de la peau.
La farine de ces graines forme la base de la moutarde , assaisonnement stimulant, d'un usage si généralement répandu , et avec lequel on peut préparer directement les sinapismes ou les pédiluves sinapisés.
Les graines de moutarde noire ont été examinées par plusieui'S chimistes, et entre autres parMM.Thibierge,RobiquetetBoutrori, Henry et Garot, Fauiéet Hesse ; elles contiennent : sinapisine, huile fixe , qu'on obtient par la pression et qui forme environ i la cinquième partie de ces graines ^ matière grasse nacrée,, albumine, sucre, gomme, acide libre, matières colorantes verte» et jaune , sels. Un fait fort curieux , et qui s'est déjà présenté { dans l'histoire des amandes «mères, c'est qu'aucun des produit»»
contenus dans la semence de moutarde ne possède l'âcreté si remarquable qu'on observe dans les préparations de moutarde; ce principe est produit par une réaction fort analogue à celle qui donne naissance à l'huile volatile d'amandes amèresj c'est une huile volatile légèrement citrine, d'une excessive âcreté , d'une odeur aussi vive et aussi pénétrante que celle de l'ammoniaque. Etendue sur la peau , elle détermine une prompte vésication j elle est composée de carbone, azote , hydrogène , oxigène et soufre; l'ammoniaque forme avec elle une combinaison cristalline particulière étudiée par MM. Dumas et Pelouze.
Les graines des autres espèces de ce genre sont également âcres et irritantes , mais à un plus faible degré.
La MOUTARDE BLANCHE, sinapis alba L., est une autre espèce, fort commune dans tous les champs cultivés aux environs de Paris. Ses graines sont au moins de moitié plus grosses que celles de la moutarde noire; elles sont globuleuses, jaunâtres. Elles contiennent une très grande quantité de matière raucilagineuse ; et lorsqu'on les fait macérer dans l'eau pendant quelque temps , elles se recouvrent d'une couche épaisse de mucilage. Du reste , leur composition chimique est à peu près identique avec celle des graines de moutarde noire. MM. Garot et Henry fils ont trouvé une substance cristalline neutre , qu'ils nomment sulfo-sinapisine, et qu'ils avaient d'abord considérée comme de nature acide. Sous l'influence de certains acides, oxides et sels, cette matière se transforme en tout ou en partie en acide sulfo-cyanique, libre ou combiné , et en huile volatile de moutarde. Dans ces derniers temps, les Anglais ont donné une vogue passagère à ces graines , en les présentant comme l'un des meilleurs stomachiques. Sans doute qu'elles doivent avoir la propriété d'exciter , de stimuler l'estomac; mais dans combien de circonstances ne seraient-elles pas plus nuisibles qu'utiles!
CARDAMINE. - CARD AMINE, L. J.
Calice connivent; silique cylindrique, s'ouvrant en deux valves avec élasticité.
BOXAHIQVK.
Cardamine des prés. Cardamine pratensis. L. Sp. 9(5, Nom vulgaire : cresson des prés.
De sa racine , qui est vivace , s'élève une tige dressée, cylindrique, simple , glabre , haute d'enriron un pied. Les feuilles radicales sont composées de folioles arrondies, obtuses, anguleuses. Celles de la tige sont alternes , sessiles , imparipinnées, ayant les folioles petites, alongées et étroites. Fleurs en épi lâche à l'extrémité de la tige , d'un blanc rosé ; chaque fleur est pédonculée et dressée; leur calice se compose de quatre sépales ovales, obtus, dressés, membraneux sur leurs bords, concaves , deux opposés offrant à leur base un renflement plus remarquable. Les pétales sont trois fois plus longs que les sépales, ovales, arrondis, légèrement émarginés- étamines plus courtes que la corolle, accompagnées de quatre petites glandes verdâtres, o[tposées, en forme de godets. Pistil de la grandeur des étamines ^ stigmate simple et capitulé. Silique alongée, glab-re, légèrement comprimée, s'ouvrant avec élasticité en deux valves qui se roulent de la partie inférieure vers la supérieure. Cette plante est commune dans les prés humides , où elle fleurit au printemps et en été. 1^
Propriétés et usages. Les feuilles de la cardamine ont une saveur analogue à celle du cresson de fontaine. Dans le nord de l'Europe , on les emploie absolument aux mêmes usages et dans les mêmes circonstances que ce dernier; mais en France on préfère généralement le cresson de fontaine.
II. Crucifères à fruits siliculeux. cocnLÉAKiÉES. PASSERAGE. - LEPIDIUM. L. J.
Calice étalé 3 pétales égaux entre eux ; silicule comprimée, entière ou échancrée au sommet , à deux loges monospermes.
Passerage a feuilles larges. Lepidiuni latifolium. L. Sp. 399.
Racine vivace, alongée, blanchâtre, rameuse j tige dressée , cylindrique , rameuse , glabre et d'une couleur glauque , hai te d'environ deux pieds. Feuilles radicales, pétiolées , grandes.
cordiformes, alongées, un peu charnues, régulièrement denliculées sur leurs bords , légèrement pubescentes sur les deux faces ; les cauHnaires sont presque sessiles, d'autant plus étroites et plus alongées qu'elles sont plus supérieures j elles sont entières, et glabres des deux côtés. Fleurs blanches , très petites, pédonculées, formant de petits groupes multiflores, dont l'ensemble constitue une espèce de grappe paniculée à la partie supérieure de la tige. Le calice- se compose de quatre sépales obovales, arrondis , entiers, obtus, étalés , minces et blanchâtres sur leurs bords. La corolle de quatre pétales étalés, arrondis, entiers, longuement onguiculés et comme spathulés ; les six étamines sont étalées, presque égales entre elles , un peu plus courtes que la corolle, offrant à leur base, entre les filets , six petites glandes verdâlres. L'ovaire est comprimé, ovoïde, poilu, surmonté d'un style très court, et d'un stigmate capitulé. La silicule est ovoïde, comprimée, terminée en pointe à son sommet. La passerage habile les lieux humides, le bord des ruisseaux. On la trouve sur les bords de la Marne et dans les îles de Charenton. ^
Propriétés et usages. Les feuilles et les racines de passerage offrent une saveur âcre et poivrée. Appliquées sur la peau, elles ne tardent pas à en déterminer la rubéfaction. Ce médicament est d'une grande énergie 3 cependant on l'emploie assez rarement : c'est un de nos antiscorbutiques les plus puissans. On pourrait mélanger avec avantage ses feuilles à celles du cresson de fontaine ou du cresson des prés, soit pour être mangées directement, soit pour servir à la préparation des sucs d'herbes j mais cependant on doit faire attention de ne pas en donner une quantité trop grande, qui agirait comme irritante.
Les autres espèces de ce genre ont des propriétés analogues, quoique moins énergiques. Ainsi les feuilles des Lepidium ruderale et Lepidium iberis, qui l'un et l'autre croissent sur les murailles, dans les lieux incultes ou les décombres, peuvent être mangées comme celles du cresson de fontaine . dont elles rappellent la saveur agréable et piquante.
JJOlANlQBB.
Passbrage , cresson alénois. Lepidium sativum. h. Sp. 899.
Blackw. t. 23.
Thlaspi sativum. Desf. cat. 133.
Nom pharmaceutique : nasturtium hortense. Noms vulgaires : cresson alénois, cresson des jardins, nasitort.
Petite plante annuelle, croissantavec rapidité, et offrant une tige dressée, cylindrique, glauque, rameuse , haute d'environ un pied ; des feuilles inférieures pétiolées , bipinnatifides, glabres et glauques, à segmens assez larges et incisésj les supérieures presque simples et sessiles. Fleurs blanches très petites , courtement pédonculées , formant des épis courts à l'extrémité supérieure des rameaux. Calice de quatre sépales ovales, arrondis, obtus, un peu concaves en dedans. Corolle de quatre pétales spathulés, un peu étalés. Ovaire lenticulaire, comprimé^ style très court ; stigmate capitulé. Silicule lenticulaire , un peu échancrée à son sommet, à deux loges, renfermant chacune une graine ; à deux valves carénées , minces et membraneuses sur le dos. Le cresson alénois croît naturellement dans les endroits stériles. On le cultive dans les jardins potagers. Il y en a une variété fort commune ^ à feuilles sinueuses et crépues.
Propriétés et usàges. Sa saveur est chaude, légèrement âcre et piquante, très agréable. Cette plante est un excellent antiscorbutique , qui jouit des mûmes propriétés que le cresson de fontaine, et peut, comme lui, être mangée crue et sans aucune préparation.
COCHLÉARIA. COCHLEARIA. L. J.
Calice formé de quatre sépales concaves ; corolle de quatre pétales étalés. Silicule presque globuleuse j à deux valves très convexes et à deux loges contenant plusieurs graines.
CocHLÉARiA OFFICINAL. Cochleoria officinoUs . L. Sp. 903. Lamk. Illust. t. 558. f. 1.
Nom vulgaire : herbe aux cuillers.
Cette plante bisannuelle pousse vers la fin de l'hiver une touffe de feuilles radicales, cordiformes, très obtus«s, entières,
CRUCIFERES.
d'un vert foncé, luisantes, portées sur des pétioles de plusieurs pouces de longueur. Sa racine est fusiforme, simple, alongée, de la grosseur d'une plume à écrire. La tige est rameuse dès sa base, à rameaux épars , cylindrique, verte, glabre , offrant quelques côtes longitudinales. Les feuilles sont alternes ; les inférieures presque réniformes, très obtuses, à pétiole canaliculé , entières ; les supérieures alongées , sessiles, prolongées inférieurement en deux petites languettes, offrant plusieurs dents irrégulières. Fleurs blanches pédonculées, disposées à l'extrémité des rameaux en épis corymbiformes. Calice de quatre sépales obtus, creux et concaves en dedans, convexes extérieurement. Corolle de quatre pétales dressés, blancs, moitié plus grands que le calice, arrondis, obtus, entiers , longuement et subitement onguiculés à leur base. Le fruit est une silicule arrondie, à deux loges contenant plusieurs graines. Lecochléaria croit sur le rivage de la mer. On le cultive dans les jardins.
Propriétés et usages. Les feuilles du cochléaria ont une saveur âcrc et légèrement amère, qui paraît dépendre d'une huile essentielle que l'on obtient par la distillation. Elle est plus lourde que l'eau , et d'une telle énergie que , suivant Murrai , une seule goutte , dissoute dans l'alcool , suffit pour communiquer l'odeur et la saveur du cochléaria à une livre de vin. Le cochléaria est, sans contredit , une des Crucifères que l'on administre le plus fréquemment comme stimulante et antiscorbutique. On peut manger les feuilles ou en exprimer le suc. Elles entrent dans le sirop et le vin antiscorbutiques.
Cochléaria de Bretagne. Cochléaria armoracia. L. Sp. 904.
Blackw. t. 415.
Nom vulgaire : cranson, raifort sauvage, on grand raifort. Racine vivace, blanchâtre , alongée et rameuse, un peu charnue , de la grosseur du bras. Feuilles radicales , pétiolées, très grandes , elliptiques , obtuses , longues d'un pied et plus , larges de trois à quatre pouces , sinueuses et irrégulièrement dentées sur les bords , veinées , à côte moyenne très proéminente. Celles de la tige sont moins grandes , étroites, lancéolées 3 les supérieures presque entières. Tige rameuse, dressée , haute de
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deux à trois pieds , glabre et un peu striée. Fleurs blanches , petites , pédonculées , disposées en longs épis panicnlés à l'extrémité des rameaux. Les siliculcs sont petites , ovoïdes, couronnées par le stigmate , qui est persistant. Elles sont à deux loges, qui renferment chacune cinq à six graines.
Cette plante croît naturellement sur le bord des ruisseaux, dans la Bretagne et d'autres parties de la France. Elle est cultivée dans les jardins. IL
Propriétés tt usages. La racine du grand raifort est la seule partie de la plante qui soit usitée. Elle est d'une odeur piquante. Sa saveur est âcre et très forte. C'est le plus puissant et le plus actif des médicamens dits antiscorbutiques. On l'emploie fraîche, soit en infusion aqueuse, soit plutôt digérée dans le vin ou l'alcool. Elle fait aussi partie du sirop et du vin antiscorbutiques. Cette racine a été analysée par Einhof ; elle contient une huile volatile aussi âcre que celle qu'on extrait de la moutarde , de l'albumine, de la gomme , de l'amidon, du sucre , une résine amère , du ligneux , des sels.
CAMELINE. — MYJGRmi. L. J.
Calice un peu étalé • silicule ovoïde ou globuleuse , à deux valves convexes et à deux loges polyspermes , surmontée d'une pointe formée par le style. Ce genre est très voisin du précédent, dont il diffère surtout par sou fruit surmonté d'une longue pointe.
Camelkne ordinaire. Myagriiin satù'um. L. Sp. 894.
Racine annuelle , fusiforme , grêle, alongée et blanche. Tige dressée, simple inférieurcment , rameuse vers sa partie supérieure, cylindrique , un peu pubescente , surtout du bas. Feuilles alternes, sessiles, presque glabres 5 les inférieures spalhulées etalongées, entières ; les su|>érieures sagittées, glabres, un peu denticulées. Fleurs jaunes, ]ietiles , pédonculées, disposées en épis paniculés à l'extrémité des rameaux. Calice de quatre sépah s caducs, un peu poilus. Corolle de quatre pétales k peu près spalhulés et obtus. Silicule obovoïde, presque piriforme, suraioutéc par le slyle per.'îislaiii , à deux loges et
bivalve, renfermant huit à dix graines dans chaque loge. Celte plante croît dans les moissons , où elle fleurit aux mois de juin et de juillet.
Propriéiés et usages. La cameline n'est point employée en médecine. On la cultive en grand dans plusieurs provinces de la France, où l'on relire de ses graines une huile grasse, très usitée pour l'usage des lampes.
Propriétés médicales et usages des Crucifères.
En exposant les propriétés médicales de chacune des plantes de celle famille, dont nous avons donné la description, nous n'avons pas cru nécessaire d'entrer dans des détails trop étendus. L'action des plantes crucifères sur l'économie animale est si simple , et offre une si grande analogie dans toute la famille, qu'ayant dit pour l'une de ces plantes qu'elle était stimulante , nous n'aurions eu rigoureusement besoin , pour les autres , que d'exprimer le degré d'intensité de celte force excitante.
C'est à une huile volatile que les Crucifères doivent leur siveur âcre et piquante, et leur odeur plus ou moins forte et aromatique. Plusieurs auteurs les avaient attribuées à la présence de l'ammoniaque dans ces végétaux ; mais cette substance alcaline n'y existe point toute formée. Les analyses les plus exactes n'ont pu en démontrer l'existence dans le suc ricent ou l'eau distillée de ces plantes. Mais comme elles coutiennent beaucoup d'azote, on conçoit que, pendant la fermentation , il peut se former de l'ammoniaque par suite de la décomposition de l'eau.
Celle huile volatile existe dans toutes les Crucifères et dans tous les organes de ces végétaux, mais avec des degrés variables d'intensité , en sorte qu'elle les rend ou simplement excitans , ou plus ou moins irritans. Ainsi , la racine du cranson , ou grand raifort sauvage , les feuilles de la passcragc à larges feuilles, les graines des diverses espèces de moutarde , déterminent la rubéfaction et môme l'inflammation de la peau, lorsqu'elles y restent appliquées pendant un certain laps de temps. Klles agissent avec une telle intensité, lorsqu'on les administre
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à l'intérieur, qu'elles ne doivent être données qu'avec beaucoup de précautions.
Il n'en est pas de même du plus grand nombre des autres Crucifères. Le principe âcre et volatil n'y existe qu'en des proportions telles , que leur saveur âcre est tempérée par une quantité d'eau ou de mucilage assez grande pour les rendre agréables. Les feuilles des diverses espèces de cresson , de choux, celles du cochléaria, du vélar , de l'herbe de Sainte- Barbe, et en général de la plupart des autres Crucifères, servent à la fois d'alimens et de médicamens. Mais comme leur principe actif est très fugace et très volatil , on doit toujours les employer à l'état frais.
La médication exercée par les Crucifères est vive et instantanée : elle stimule fortement les différens appareils de l'économie , ou agit plus spécialement sur un seul d'entre eux. Dans le premier cas, les Crucifères appartiennent aux stimulans généraux ; on dit alors généralement qu'elles sont antiscorbutiqiies , parce que c'est contre le scorbut qu'on les emploie avec le plus d'avantage et plus fréquemment. Dans le second cas , ces végétaux peuvent être emménagogues , sudorifîques ou diurétiques, suivant qu'ils stimulent plus spécialement l'utérus , les organes sécréteurs de l'urine , ou que leur action stimulante se porte vers la périphérie du corps.
La famille des Crucifères nous fournit un grand nombre d'alimens sains et nourrissans. La culture , en favorisant le développement des principes aqueux , sucrés et mucilagineux, tend à détruire ou du moins à masquer la saveur âcre qui est propre à toutes les Crucifères dans l'état sauvage. C'est ainsi que l'on mange les racines des navets, des raves, des radis, etc., les tiges du chou-rave , les feuilles des diverses espèces de choux , et les pédoncules ainsi que les fleurs avortées des brocolis et des choux-fleurs.
Un caractère d'uniformité bien remarquable est celui que ces plantes offrent dans la nature de leurs graines. Outre le principe volatil qui existe dans toutes à des degrés différens , elles contiennent une quantité plus ou moins considérable d'huile grasse que l'on peut obtenir par le moyen de la près-
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sion. Plusieurs Crucifùres oléifères sont môme l'objet d'une culture spéciale j telles sont le colza, la navette, la cameline , etc.
En résumé , on peut dire de cette famille qu'il existe autant d'analogie et d'uniformité dans ses propriétés médicales que dans ses caractères d'organisation.