‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 3)Chapitre 158 sur 187 · SURELLE. — OXALIS. L. J · texte numérisé non relu

SURELLE. — OXALIS. L. J

Calice persistant , à cinq divisions profondes ; corolle de cinq pétales égaux, quelquefois soudés par leur base. Dix étamines monadelphes • cinq styles v\ cinq stigmates. Capsule à cinq loges et à cinq valves, contenant ordinairement plusieurs graines

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arillées. Plantes herbacées, annuelles ou viy^ices , fiy^ipt , e|i général , les feuilles trifoliolées ou pinnées.

SuRELLE ACIDE. OxaUs acetosella. L. Sp. 620. Noms vulgaires : alléluia, pain de coucou. Partie usitée : les feuilles.

Racine composée de petites fibrilles blanchâtres. Tige souterraine , horizontale , cylindrique , offrant de distance en distance des renflemens formés par des granulations squammiTormes, charnues, épaisses, de l'aisselle desquelles partent les racines , le^ feuilles et les fleurs. Les feuilles sont radicales , e^ naissent au nombre de cinq à six de l'extrémité de la souche. Chacune d'elles est pétiolée , composée de trois folioles arrondies , obcordées, pliéesen deiix suivant leur longueur, et souvent chacune de leurs moitiés s'applique l'une contre l'autre : elles sont pubescenles. Le pétiole est cylindrique , dressé , pubescenl , haut de trois à quatre pouces. Les fleurs sont solitaires, pédonculées, blanches, au nombre de deux ou trois. Les pédoncules , semblables aux pétioles , offrent au dessus du inilieu de leur longueur deux bractées extrêmement petites , sondées à leur base. Le calice est monosépale , campanulé , beaucoup plus court que la corolle. Celle-ci est campaniforme , formée de cinq pétales obovales, obtus, très minces, présentant à leur base trois appendices; celui du milieu forme l'onglet; les deux latéraux sont obtus, et appliqués contre ceux des pétales voisins. Etamines , au nombre de dix , hypogynes • cinq alternes plus grandes ^ cinq plus petites ; filets subulés , grêles, réunis inférieurement dans la longueur d'une demiligne. Les plus grands sont plus courts que les pétales ; les plijs courts dépassent le milieu de la hauteur des premiers ; anthères didymes , très petites , pendantes , biloculaires. Ovaire alongé, à cinq loges , contenant chacune deux ovules; cinq styles divergens, terminés ^ch^cun jbar un stigmate simple, surmontent l'ovaire. La capsule est à cinq angles et à cinq loges. Cette petite plante croît dans les bois ombragés et humides, aux environs de Paris , où elle fleurit en mars et avril. IJL

Prçprtétés et usages. Les feuilles de la surelle ont une saveur

GÉRANIACKES. 843

acide et agréable, qui a une analogie frappante avec celle de l'oseille. Cette saveur est due , dans ces deux plantes, à la présence du même principe , ['ojcalate de potasse. Aussi ces feuilles sont-elles rafraîchissantes et légèrement diurétiques. On fait quelquefois usage du suc que l'on en exprime.

Mais c'est particulièrement à cause du sel qu'elle renferme que cette petite plante offre de l'intérêt. Cet oxalate de potasse, que l'on connaît sous le nom vulgaire de seL d'oseille , parce qu'on le retire également de la plante qui porte ce nom , peut servir a préparer des limonades rafraîchissantes et agréables. La dose est d'un h deux gros pour deux livres d'eau. C'est de lui que l'on retire l'acide oxalique , employé en chimie comme un des meilleurs réactifs pour reconnaître la présence de la chaux. Le sel d'oseille est aussi fort en usage pour enlever les taches d'encre sur le linge blanc , le bois , etc. Cette saveur acide , qui est si prononcée dans cette plante , existe dans la plupart des autres espèces de ce genre , et en forme le caractère distinctif.

Propriétés médicales et usages des Géraniacées.

Quoiqu'un grand nombre de plantes de la famille des Géraniacées fasse l'ornement de nos jardins et de nos serres , un très petit nombre d'entre elles cependant méritent quelque intérêt sous le point de vue médical. L'astringence que nous avons signalée dans l'herbe à Robert se trouve dans un grand nombre d'espèces du même genre , et leur communique une action tonique , mais peu intense. Mais c'est surtout dans les espèces du genre oxalis que cette saveur astringente est extrêmement développée. Elle est due , dans ce genre , à l'acide oxalique. Dans quelques autres Géraniacées , il existe un principe aromatique et stimulant, comme par exemple dans la capucine , en sorte que presque toutes les plantes de ce groupe exercent une action excitante sur l'économie animale.

IIOTAMQUK.

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