‹ Élémens d'histoire naturelle médicale (volume 3)Chapitre 21 sur 187 · CH A. MINÉES · texte numérisé non relu

CH A. MINÉES

zomiî. sucre parliculier {/«^mmVc Licbil,'). maliorc gommeuse extraclive, albumine, fongiue, phosphate de chaux et de potasse.

Vergo!ine csl une poudre rougcAlrc, d'une odeurnauséabonde , d'une saveur Acre et amère ; elle n'est ni acide ni alcaline ; elle est soluble dans l'alcool, insoluble dans l'eau et dans l'dlher j elle se dissout h la fois dans la potasse caustique et dans l'acide acétique ; elle ressemble beaucoup au rouge cinchoniquc. Wiggers la considère comme le principe actif , mais on manque d'expériences précises pour établir ce fait.

OfvOE. - HORDE VM. L. J.

Trois épillets unillorcs à chaque dent de l'axe lépicène bivalve ; valves lancéolées , aiguës ; glome bivalve , paillette infé rieure terminée par une soie, la supérieure entière j style biparti, stigmates glanduleux et poilus; cariopse sillonnée, enveloppée dans la glume.

Orge cultivée. Hordeuni vulgare, L. Sp. 125. Blackw. Herb»,

Racine annuelle capillaire. Chaume haut d'environ quatre à cinq pieds , cylindrique , glabre , un peu glauque , (îstuleux et noueux. Feuilles alternes engainantes à chaque nœud de la tige, planes , lancéolées , très aiguës, un peu rudes au toucher, glabres. Fleurs en épi dense et serré à l'extrémité de la tige. Axe commun , denté , à dents alternes ; trois fleurs sessiles à chaque dent. Chaque fleur présente une lépicène composée de deux valves linéaires , aiguës , glauques , finissant en une soie très fine. Glumes à deux paillettes ; l'cTitérieure , plus grande , embrasse l'interne dans presque tout son contour; elle se termine à son sommet par une soie très longue , aplatie , effilée , raide, présentant sur ses deux bords de petites pointes redressées, très rudes. L'intérieure est ovale, aiguë, creusée intérieurement d'une large gouttière, qui reçoit le côté de la (leur voisine. Le fruit, qui est la seule partie usitée , est ovoïde, jaunâtre, comme tronqué ù son sommet, marqué d'un sillon longitudinal.

Propriétés et usages. L'orge est originaire , à ce que l'on

soupçonne , de la Sicile ; elle mérite à plus d'un titre notre at« tenlion : 1° comme aliment , 1^ comme médicament.

Comme aliment, l'orge fait la base de la nourriture du pauvre , dans les pays du Nord , où le froment ne peut réussir. Dans certaines provinces, leBerri, par exemple, on cultive l'orge très abondamment , et tous les gens de la campagne en font leur principal aliment. Le pain préparé avec sa farine est plus lourd , plus grossier, d'une couleur brune violacée , beaucoup moins nourrissant que le pain de seigle, et, à plus forte raison , que le pain de froment. Il est , dit-on , rafraîchissant.

La bière , cette boisson fermentée qui remplace le vin dans toute l'Europe septentrionale, est faite avec l'orge et le houblon. Pour la fabrication de celte boisson , on fait subir à l'orge différentes préparations. Ainsi , on la fait bouillir, puis germer. Lorsque le germe s'est développé d'une manière convenable , on la fait sécher à Tétuve , on lui donne le nom de malt , et celui de dreche quand elle a été moulue. Pour donner à la bière plus de saveur, on y ajoute des fruits de houblon. La décoction de malt a été recommandée par quelques médecins comme un très bon médicament anti-scorbutique.

Comme médicament , l'orge bouillie dans l'eau forme une tisane à la fois rafraîchissante et légèrement nourrissante , dont l'usage remonte aux premiers temps de la médecine , puisqu'il en est fréquemment question dans les écrits d'Hippocrale. On se sert plus particulièrement pour cette préparation de Vorge mondée ou de Vorge perlée , c'est à dire des grains privés de leur enveloppe et plus ou moins arrondis.

Selon M. Proust , la composition approximative de la farine d'orge est celle-ci ; î ésine jaune , 1 ; extrait gommeux sucré. 9 ; gluten, 3; amidon, 32 j hordéine , 55. Cette dernière substance est placée par M. Thénard parmi les principes immédiats douteux; c'est elle qui nuit le plus à la bonté de la farine d'orge, qui d'ailleurs serait très alimentaire, à cause de la grande quantité d'extrait gomraeux sucré qu'elle contient rela. livement aux autres matières. D'après les observations microscopiques de M. Raspail, l'hordéine ne serait qu'un mélange

d'amidon et de son ou de la partie corticale du grain , et non pas un principe immédiat distinct.

B. Fleurs en particule.

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