FRAGON. - RUSCUS. L. J
• Les fleurs sont ordinairement dioïqjjes- le calice est à six divisions; les trois étaminfs sont monadelphes, et leurs Olets réunis constituent un urcéole globuleux couronné par les anthères 3 l'ovaire est à une seule loge, qui renferme deux graines; il est aminci à son sommet, terminé par un stigmate triangulaire. Le fruit est une petite baie monosperrae.
Fragon a feuilles piquantes. Riiscus aculeatus. L. Sp. 1474.
Bull. t. 243.
Nom pharmaceutique : rusci radix. Noms vulgaires : petit houx,housson, buis piquant, myrte épineux,etc. Partie usitée : la racine.
Une souche horizontale, rampante, de la grosseur du petit doigt, donne naissance à un grand nombre défibres grêles, blanches, perpendiculaires, et pousse une tige frustesccnte, dressée, rameuse, ferme, haute d'un 5 deux pieds; la base de chaque rameau est accompagnée d'une petite écaille lancéolée, très aiguë. Les feuilles sont alternas, très rapprochées, coriaces, sessiles, ovales, aiguës, piquantes, entières; une petite stipule accompagne la basé de chacune d'elles. Les fleurs sont très petites, dioïques, solTtaires, naissant sur le milieu de la nervure médiane de la face supérieure des feuilles; elles sont d'abord renfermées dans une petite spathe membraneuse. Le calice, dans les Heurs mâles et les fleurs femelles, est étalé, à six sépales, dont trois extérieurs plus grands. Le fruit est une petite baie pisiforme , d'un rouge vif, renfermant une ou deux graines très blanches.
HHACKES. 107
Le jyetit houx croît dans les bois un peu couverts aux environs de Paris , di>ï\s la fi)rét de Saiiit-Gertnain et ailleurs. Il fleurit en mars et en avril.
Propriétés et usages. La racine du petit houx était une des cintj racines apérilii'es majeures des anciennes pharmacopées. Elle est un peu niucilagineuse , d'une saveur amère, et môme un peu acre. On en fait usage en décoction comme apéritive et diurétique. Elle est un des ingrédiens du sirop des cinq racines. Ses baies torréfiées ont été proposées comme un des succédanés du café.
Propriétés médicales et usages des Asparagmées.
Les plantes de cette famille offrent une uniformité assez remarquable dans les propriétés dont elles sont douées; et quoique ces propriétés soient peu intenses , cependant les Asparaginées nous intéressent à plus d'un litre. Les jeunes pousses d'un grand nombre, surtout dans le genre Asperge, sont employées comme aliment. Mais ce sont surtout les racines qui sont douées de propriétés médicales , et , sous ce rapport , une analogie frappante existeparmi elles. Ainsi, elles sont toutes plus ou moins mucilagincuses , formées en grande partie d'amidon , de gomme, et paraissent exercer une action légèrement excitante sur les organes sécréteurs de l'urine; c'est ce que l'on observe, par exemple, dans les racines d'asperge ^ de fragon, etc. La salsepareille, la squiue , agissent de plus comme diaplioréliques; mais elles ne possèdent cette qualité qu'à un faible degré.
Le dragonnier [dracœna draco L.), qui appartient à celte famille et acquiert quelquefois des dimensions colossales , fournit une des sortes de sang-dragon du commerce. Nous parlerons de cette substance , dont les différentes sortes sont produites par des arbres diff»*rens, en traitant de la famille des Légumineuses, gfure Piérocarpe.
Il n'y a point de plantes vénéneuses parmi les Asparaginées.
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BOTÀNIQUX,
tREIZIÈHE FAMILLE.
LILIACÉES. — LILIACEM. Lilia et AsphodelL Juss.
Le calice est coloré , pétaloïde, formé de six sépales , quelquefois soudés par leur base et constituant un calice monosépale. Le pistil est libre et supère : l'ovaire, de forme variée , offre trois loges , renfermant ordinairement plusieurs ovules attachés sur deux rangées à l'angle rentrant de chaque loge. Le style, qui manque quelquefois , est simple et terminé par un stigmate ordinairement trilobé. Le fruit est une capsule triloculaire, à trois valves : les graines sont nombreuses. La racine est souvent bulbifère, rarement fibreuse. La tige est herbacée , rarement frutescente , les feuilles alternes , quelquefois verticillées.
Nous réunissons ici la famille des Lis et celle des Asphodèles de M. de Jussieu , dont les genres ne nous ont point offert de caractères assez tranchés pour former deux ordres distincts.