URTICÉES
connivens. Les fruits sont ovoïdes , formés d'un grand nombre de petits akènes, entourés du calice devenu charnu, et soudés par leurs côtés. Ces fruits, de la grosseur d'une prune de Damas, sont d'une couleur rouge vineuse ; ils deviennent presque aussi noirs en mûrissant, et ressemblent beaucoup à ceux de la framboise. Le mûrier noir est originaire de la Perse, d'où on l'a transi-lanlé dans les provinces méridionales de l'Europe, où il s'est naturalisé. Suivant quelques auteurs, il proviendrait de la Chine , et aurait été transplanté en Perse avant son introduction en Europe. Il fleurit en juin; ses fruits sont mûrs en septembre.
Propriétés et iLsages. Les fruits du mûrier ou les mûref, ainsi qu'on les appelle, ont une saveur sucrée et légèrement aigrelette. Ils contiennent une grande quantité de pectine , de sucre et des acides libres. Il est rare qu'on les serve sur nos tables : ils jouissent des mêmes propriétés que les groseilles et les cerises. On peut préparer avec les mûres , en exprimant le suc abondant qu'elles contiennent , des boissons rafraîchissantes qui peuvent être utiles dans les inflammations peu intenses des organes de la digestion ou de la bouciie. Le sirop de mitres se fait avec ces fruits cueillis un peu avant l'époque de leur maturité , en sorte qu'il est légèrement acide. On en fait particulièrement usage dans les maladies inflammatoires de la bouche et du pharynx.
L^écorce de la racine a une saveur âcre et amére. Elle passe pour antlielmintique ; quelques praticiens disent môme l'avoir employée avec succès contre le lœnia. On la donne en infusion à la dose d'un à deux gros pour huit onces d'eau.
Le Mûrier a. papikr , Broussonelia papyrifera L'Hérit. , ou Morus papyrifera L. , qui croît en Chine et dans les archipels de la mer du Sud , présente un autre genre d'intérêt. C'est avec son écorce que l'on prépare le papier de Chine , très recherché pour l'impression en taille-douce ; c'est aussi avec cette écorce battue fortement dans un courant d'eau , que les habitans des îles de plusieurs des archipels de la mer du Sud préparent les étoffes dont ils se vêtissent.
Le Mlrier blanc , Morus alba L,, est abondamment cultivé
datts lès pi'dvîncés du midi et même du centre de la France. C'est avec ses fèiiilles que l'on nôurrit la précieuse chenille qui fournit lâ soie.
2" UKTicÉES VRAIES, OU à fruits secs.
VkUtïkim. — PARlETjRIA. L. J.
iFleiirs pol) games rassemblées en petit nombre dans deux involucres de plusieurs folioles. Chaque fleur offre un calice tubuleux, à quatre divisions persistantes : les fleurs hermaphrodites ont un ovaire libre , surmonté d'un stigmate pénicilliforme 5 quatre étamines incluses : les fleurs femelles n'en diffèrent que par le manque d'étamines. Le fruit est un très petit akène, renfermé et lecouvert par le calice qui se resserre sur lui.
I'ariétaire ÔFFicfNALE. Parietarictofficinalis. L. Sp. 1492. Bull.,
Kom pharmaceutique : parietaria s. Helxine. Noms vulgaires : percemurai/le^ cassepierre, etc. Partie usitée : toute la plante.
Sa racine est vivace. Sâ tige est dressée , cylindrique , rameuse, velue, charnue, cassante, rougcâtre. Ses feuilles sont alternes , pét'olées , ovales , acuminêes , entières , velues et un peu rudes sur les deux faces.
Les fleurs so« t polygames , très petites , groupées à l'aisselle des feuilles supérieures et réunies par trois dans un petit invo- Jucre commun, formé de plusieurs petites folioles. De ces trois fleurs, l'une est hèrmaphrodite, les deux autres sont ordinairement feiHellcs. Là fleur héi itiaphrodite a urt calice monosépale, i'ûbuleux, mince , à quatre divisions aiguës . rapprochées : un ovaire libre et cèniral, tiniloculaire. renfermant un seul ovule, tèttnîhé ptr un ft gmate eii forme de piucau : quatre él.unifté» inséré&s feous l'ovaire < t incluses. Les fleurs femelles n'en diffèrent que par l'abséncR des étamines qui sont avortées et rudiment ires. Le fruit est un petit akène ovoïrie . très liss<; et luisint . r nl'ermé dans le calice , qui se resserre sur lui. Là pat'ié(àîrj e«t tr^s couiiinine aa,\ onvitorts de Paris : rllc
URTIGÉES.
croît dans les fentes des vieux murs et à leur pied. Elle fleurit pendant tout Télé. IjL
Proprictés et usages. Celte plante a une saveur herbacée un peu salée, et renferme une assez grande quantité de nitrate de potasse ; ce qui lui donne une vertu diurétique assez prononcée. Elle est du reste émoUiente et rafraîchissante. On la prescrit en décoction , ou bien on en exprime le suc , lorsqu'elle est Iraîche.