QUARANTE-UNIÈME FAMILLE
LABIÉES. - LABIATM.
Les Labiées constituent une des familles les plus naturelles et les mieux définies du règne végétal.
Le calice est monosépale, lubuleux, à cinq dents ou à cinq divisions plus ou moins profondes, quelquefois bilabié , persistant. La corolle est monopétale, irrégulière, tubuleuse, à limbe partagé en deux lèvres, l'une supérieure, l'autre inférieure. Les étamincs insérées au tube de la corolle sont le plus souvent au nombre de quatre , deux plus grandes et deux plus petites , qui avortent quelquefois, disposition qu'on désigne sous le nom d'élamines didynames. Le pistil se compose d'un ovaire simple, profondément quadrilobé, chaque lobe renfermant une seule graine ; d'un style simple et d'un stigmate ordinairement bifide. A la base de l'ovaire on voit un bourrelet jaunâtre, circulaire et saillant, formé par un disque hypogyne. Le fruit est un létrakène, c'est à dire qu'il se compose de quatre petites coques indéhiscentes , renfermant chacune une graine , et environné par le calice persistant. Les graines sont
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épispcriniques : l'embryon a la radicule inférieure et les cotylédons planes.
Les Labiées se distinguent très racilement par leur port : ce sont des plantes herbacées ou sous-frutescent s, dont la tige est carrée, les feuilles et les rameaux opposés, les fleurs odoraDtes, axilla'i*es ou paraissant verticillées.
On a partagé les genres en deux sections, suivant qu'ils pré- ^sentent deux ou quatre étamines.
PREMIÈRE SECTION
Genres X deux é lamines.
ROMARIN. — ■ R OSMARINUS. L. J.
Calice à deux lèvres la supérieure comprimée, entière, striée 'j l'inférieure biflde : corolle à tube renilé supérieurement, à peu près de la môme longueur que le calice ; lèvre supérieure à deux divisions obtuses; l'inférieure à trois lobes, celui du milieu plus grand, concave, un peu échancré. Étamines saillantes, filets subulés, anthères rapprochées.
Romarin officinal. Rosmarîmis officinalis. L. Sp. 33. Blackw.