STRYCHNOS. - STRYCHNOS. J
Calice monosépale , à quatre ou cinq divisions plus ou moins profondes 5 corolle monopétale, tubuleuse, ayant le limbe à quatre ou cinq découpures ; étamines libres et distinctes , insérées au sommet du tube , en nombre égal aux lobes de la corolle, dont l'entrée est souvent fermée par des poils ; ovaire simple , uniloculaire , surmonté par un style. Le fruit est globuleux , cruslacé extérieurement , charnu à son intérieur, renfermant plusieurs graines logées dans une pulpe aqueuse.
Les strychnos sont des arbres assez élevés , non lactescens , dont les feuilles sont opposées, entières, et les fleurs assez petites, disposées en cimes axillaires ou terminales.
(1) M. de Jussieu et M. De Candolle ont proposé d'établir une famille ïKtuvcnc et distincte des Apocynées, dont le genre 5?rrcA/?0i deviendrait Je type; mais les caractères des genres que l'on y réunirait sont trop imparfaileinent connus pour que nous ayons cru devoir adopter ce nouvel orùre.
Strychnos noix vomique. Strychnos nuxvomica. L. Sp. 271. Blackw.t. 395.
Nom pharmaceutique : nux vomica. Partie usitée : les graines.
C'est dans l'Inde, et particulièrement à Ceylan , au Malabar et sur la côte de Coromandel , que croit l'arbre long temps inconnu dont les graines sont appelées noix vomiques dans le commerce. Son tronc est d'une grosseur et d'une élévation médiocres 5 ses rameaux opposés sont cylindriques, glabres, d'un vert terne, chargés de feuilles opposées , courtement pétiolées, ovales, arrondies, très entières, lisses et glabres j ses fleurs sont petites, blanches, formant à l'extrémité des jeunes rameaux de petits corymbes terminaux. Leur calice est beaucoup plus court que la corolle, à cinq divisions j le tube de la corolle est un peu renflé dans sa partie supérieure ; les cinq étamines sont incluses. Les fruits sont ovoïdes , à peu près de la grosseur d'une orange : leur enveloppe extérieure et crustacée est assez fragile ; leurs graines, qui semblent éparses dans une pulpe aqueuse , sont orbiculaires, déprimées, ombiliquées sur une de leurs faces , larges de six à huit lignes , ayant de trois à quatre lignes d'épaisseur , d'une couleur grisâtre , un peu velues. Leur saveur est amère et désagréable. - Propriétés et usages. Les Arabes paraissent être les premiers qui ont connu les propriétés énergiques et délétères de la noix vomique , dont on a pendant long-temps ignoré la véritable origine. Cette substance n'a guère été connue , jusqu'en ces derniers temps , que par son action pernicieuse sur Thomme et les animaux. Tous les expérimentateurs s'accordent à considérer la noix vomique comme un poison des plus actifs, dont les effets consistent particulièrement dans une sorte d'excitation de la moelle épinière et de tous les muscles qui en reçoivent leurs nerfs. De là les contractions tétaniques que l'on observe dans les muscles des membres et ceux de la poitrine , contractions qui , s'opposant aux mouvemens de la resjHration, déterminent une asphyxie complète , à laquelle on doit attribuer la mort qui ne larde point a survenir. En effet, on o'oservc chez
APnCYNF.ES.
les individus qui ont succombé à l'usage de ce poison , les poumons gorgés d'un sang noir , la face violette et infiltrée , en un mot tous les symptômes de l'asphyxie , tandis qu'en général les organes de la digestion ne présentent aucune trace de lésion , à moins que la noix voraique n^ait été ingérée en trop grande quantité dans l'estomac -, car dans ce cas cet organe devient le siège d'une inflammation violente , ainsi que le prouve l'observation rapportée par M. Orfila [Leçons de méd. lég. , p. 259).
MM. Pelletier et Caventou ont fait connaître la composition chimique de la noix vomique. Ils y ont découvert un principe alcalin nouveau , qu'ils ont nommé sinjchnine. Cette matière bien pure se présente sous la forme d'une poussière fine , blanche, formée de petits cristaux à quatre pans, terminés par des pyramides à quatre faces 3 elle est presque insoluble dans l'eau et dans l'éther, mais se dissout facilement dans l'alcool. Sa saveur est excessivement amère. La strychnine est combinée dans la noix vomique avec un acide particulier , observé d'abord par ces habiles chimistes dans la fève de Saint-Ignace, et nommé par eux Acide igasurique. On y trouve de plus une matière colorante jaune , une huile concrète , de la gomme , de l'amidon , de la bassorine et un peu de cire.
Des expériences multipliées ont prouvé que la strychnine était la partie essentiellement active de la noix vomique, de la fève de Saint-Ignace, de l'upas tieuté et du bois de couleuvrée, dans lesquels l'analyse chimique en a démontré l'existence. Une très petite quantité de cet alcali ou de l'un de ses sels introduite dans l'économie, détermine tous les accidens que nous avons signalés pour l'emploi de la noix vomique, et avec une intensité beaucoup plus forte. Ces symptômes se développent également, soit que la substance ait été avalée, soit qu'on l'ait mise en contact avec le tissu cellulaire dénudé, soit enfin qu'on l'ait injectée dans les veines ou dans le gros intestin.
On ne sera pas surpris de voir les praticiens s'être emparés d'une substance qui agit aussi puissamment sur l'économie animale, pour chercher à retirer quelque avantage de son administration contre plusieurs affections rebelles. Ainsi les uns l'ont
BOTANIQDÏ»
employ(îe comme un puissant préservatif contre les maladies pestilentielles ; les autres ont vanté son usage dans les fièvres intermittentes ; ceux-ci l'ont recommandée dans les affections nerveuses, telles que l'hystérie, la manie, l'hypochondrie, etc. Mais on avait presque totalement abandonné l'emploi de ce moyen énergique, lorsque les recherches de MM. Magendie et Delile, et surtout les observations cliniques de M. le professeur Fouquier, ont rappelé l'attention des médecins sur cette substance. Ce dernier praticien a su tirer un parti avantageux de l'action que la noix vomique et la strychnine exercent sur la moelle épinière, en administrant ce médicament dans la paralysie^ et surtout celle des membres inférieurs. Les succès que l'on en a déjà obtenus dans une foule de circonstances font espérer que ce médicament pourra être d'une grande utilité dans le traitement de cette maladie.
M. le professeur Récamier a administré avec succès l'extrait alcoolique de noix vomique, à la dose d'un huitième de grain, contre la diarrhée chronique, chez un individu éminemment nerveux, et pour lequel on avait vainement employé les amers, comme le simarouba, le Colombo, les fleurs de houblon , etc.
On donne bien rarement la noix vomique en nature ; c'est principalement son extrait alcoolique que Ton administre, à la dose d'un à deux grains, sous forme pilulaire. La teinture s'emploie à la dose de vingt à trente gouttes. Cette quantité doit être graduellement augmentée, jusqu'à ce qu'elle produise quelques effets sensibles. On doit au contraire la suspendre tout à fait, quand il se développe des phénomènes trop intenses qui annoncent la trop grande énergie de son action.
La strychnine est un médicament tellement énergique , que bien peu de praticiens osent l'employer à l'intérieur. M. Magendie propose de faire des pilules de conserve de roses, dans chacune desquelles on fait entrer un douzième ou un huitième de grain de strychnine, ou de préparer une teinture avec une once d'alcool à 36° , et trois grains de strychnine. La dose est de six à vingt-quatre gouttes dans une potion ou une tisane appropriée.
• Plus récemment, MM. Lherminjer et Andral fils ont em-
APOCTNEES.
ployé ce redoutable médicament dans différons cas de paralysie. Ils ont, dans plusieurs circonstances, obtenu d'heureux effets de son emploi , surtout dans les paralysies qui ne sont pas liées à un état inflammatoire ou à une hémori liagie du cerveau. Néanmoins, le nombre des essais n'est point encore assez grand pour pouvoir en tirer des conclusions bien positives. Ainsi, en résumé, la noix vomique et la strychnine sont des excilans violens du système cérébro-spinal , dont l'usage convient particulièrement dans les paraplégies et dans les paralysies partielles. Quant aux hémiplégies qui dépendent en général d'une altération plus ou moins profonde des différens points du cerveau, l'efficacité de la noix vomique et de la strychnine est presque nulle.
Strychnos fève de SKi!ST-lG?ikCE.Slrjchjios Ignatia. Ignatia
amara. L. Suppl. 149.
Woras pharmaceutiques : faba Sancti-Ignatiil s. faba indica. Noms vulgaires : igasare.Jève de St-Ignace. Partie usitée : les graines.
C'est au jésuite Camelli que l'on doit la connaissance de l'arbre dont les graines sont nommées fèves de Saint-Ignace. Pendant son séjour aux îles Philippines^ il en envoya des échantillons à Ray et à Petiver , qui en publièrent la description dans les Transactions philosophiques de Londres (année 1669). Plus tard, Linné fils décrivit ce végétal sous le nom à' Ignatia amara (Suppl. , p. 149). Enfin la plupart des modernes le considèrent comme une espèce du genre Strychnos. Cet arbre, assez élevé, porte des rameaux longs , cylindriques , très glabres et comme sarmenteux, sur lesquels sont des feuilles opposées, presque sessiles, ovales, acuminées, entières, planes et très glabres j les fleurs forment aux aisselles des feuilles de petites grappes courtesjelles sonlblanches, tubuleuses, et exhalent une odeuragréable de jasmin. Les fruits, de la grosseur d'une moyenne poire, sont ovoïdes, glabres^ leur enveloppe extérieure est sèche et cassante; leurs graines, dont le nombre varie de quinze à vingt-cinq , sont éparses dans la pulpe; elles sont irrégulièrement anguleuses, longues d'environ un pouce; leur surface, d'un brun pâle , est striée et glabre; leur intérieur est corné,
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dur el d'une teinte verdâtre. Ces graines possèdent une saveur excessivement amôre . qui se manifeste avec intensité dès qu'on en place la plus petite parcelle dans la bouche.
Propriétés et usages. Les fèves de Saint-Ignace sont considérées aux îles Philippines comme un remède des plus précieux, comme une sorte de panacée propre à la guérison de toutes les maladies. Aussi les jésuites, qui les premiers les firent connaître en Europe, crurent-ils devoir les décorer du nom de leur saint fondateur. Cependant, au rapport de Loureiro, ces graines sont beaucoup moins actives que celles de la noix vomi' que, puisqu'il prétend les avoir administrées à la dose de huit à dix grains sans produire d'accidens. C'est encore MM. Pelletier et Caventou qui nous ont dévoilé la nature chimique des principes constituans de la fève de Saint Ignace, principes qui offrent la plus grande ressemblance avec ceux de la noix vomique. Ainsi on y trouve également de la strychnine combinée avec l'acide igasurique. Cet alcali végétal y existe même en plus grande quantité que dans la noix vomique , puisqu'un kilogramme de fèves de Saint-Ignace leur a|donné douze grammes de strychnine pure, tandis qu'ils n'en ont retiré que quatre grammes d'une égale quantité de noix vomique.
Les expériences de MM. Magendie et Delile ont démontré que cette graine agit absolument de la même manière sur l'économie animale que la noix vomique. La mort qu'elle occasionne lorsqu'on l'administre à haute dose , paraît également due au spasme qui s'empare des muscles qui servent aux mouvemens respiratoires , et à l'asphyxie qui en est la suite.
Cette substance, dont on peut tirer la strychnine, est peu employée en médecine , quoiqu'elle possède les mêmes propriétés que la noix vomique^ mais à un degré moins intense.
Le genre strychnos est un de ceux dont beaucoup d'espèces présentent une grande uniformité dans leur action sur l'économie animale et dans leur composition chimique. Un grand nombre de strychnos sont essentiellement vénéneux, et agissent à la manière des poisons narcotico-Acres les plus violens. Aux exemples que nous tirerons de la noix vomique et de la fèTe de SaintJgnace, nous pourrions ajouter ceux qui nous
Al'OCY.NKES. 4^1
sont encore offerlf? par le bois et la racine de coulenvrde, et surtout par l'upas tieuté.
Le bois et la racine de couleuvre ou de couleuvrée sont produits par le sirychnos colubrina de Linné. Ces substances , aujourd'hui inusitées, sont d'une amertume extraordinaire. MM. Pellciier et Gaventou y ont constaté l'existence de la strychnine.
Quant à Vupas tieutê , c'est un des plus violens poisons du règne végétal. Les Javanais le retirent d'une espèce destrychnos, et s'en servent pour empoisonner leurs flèches. MM. Delile et Magendie ont obtenu , par l'emploi de ce poison , les mêmes résultats de leurs expériences sur des animaux vivans que ceux qu'ils avaient déjà observés pour la noix vomique et la fève de Saint-Ignace. Enfin MM. Pelletier et Gaventou en ont également retiré de la strychnine.
L'écorce de fausse angusLure , rapportée à tort au Brucea antidysenterica , est bien plutôt celle d'une espèce de strychnos non décrite par les botanistes. Quelques personnes pensent qu'elle est produite par le strjchnos nux voinica L. Mais on n'a point à cet égard de renseignemens assez positifs pour établir cette opinion. Nous parlerons de cette écorce plus loin (famille des Rutacées), quand nous traiterons de l'écorce à^angusture vraie, , qu'il est si important de ne pas confondre avec la fausse.
Nous venons de faire connaître plusieurs espèces de strychnos, qui toutes possèdent les mêmes propriétés énergiques et délétères; ce sont celles dont l'extrême amertume dépend de la présence de la strychnine. Mais ce genre offre plusieurs autres espèces, qui, ne contenant pas ce principe éminemment vénéneux, jouissent de propriétés entièrement différentes. Nous citerons ici les suivantes :
StrychiNOs faux quinquina. Strychnos pseudo-quitia. Aug. St.-Hil. Pl. usuelles des Brasil. t. 1.
C'est un petit arbre rabougri , tortueux , sans épines , qui croît dans diverses provinces du Brésil , où il a été observé par M. Aug. deSt.-Hilaire. Son écorce, que les liabitaKs désignent 5- 26
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SOUS le nom de gaina do canipo, est un des raédicainens les plus fréquemment employ<*s au Brésil , comme tonique et fébrifuge. Celts écorce est épaisse, subéreuse, molle, d'uo jaune d'ocre extérieurement , plus dure , plus compacte et d'une couleur grisâtre à sa face interne. Son odeur est presque nulle , sa saveur franchement amère. Le professeur Vauquelin a trouvé qu'elle contenait ; 1° une matière amère qui forme la plus grande partie de ses principes solubles , et qui paraît en être le principe actif^ 2° une substance résineuse particulière très soluble dans l'alcool à 36", et peu soluble dans l'alcool absolu j 3° une matière gommeuse colorée et unie à un principe animalisé qui modifie ses propriétés physiques , A° un acide particulier qui, comme l'infusion de noix de galle, précipite le sulfate de fer et la colle-forte. On voit par ces résultats que l'écorce de quina do campa ne contient aucune trace de strychnine.
A l'exception de la baie , qui a une saveur douceâtre , et que les enfans mangent avec plaisir , tout^'s les autres parties de cet arbre ont une saveur extrêmement amère et un peu astringente. M. le docteur Martius , de Munich , en parlant de cette écorce dans son Foynge au Brésil^ dit que par son mode d'action elle ressemble plus au quassia amara , à la gentiane, en un mot aux amers proprement dits , qu'au vrai quinquina. Elle n'est point usitée en Europe.
Strychnos non vénéneux. Strychnos innocua. Delile, Cent. pl. Afriq. deCailiiaud , p. 53.
M. Delile a décrit sous ce nom une espèce qui a été observée par M, Cailliaud pendant son voyage en Nubie. Son fruit, de la grosseur d'une orange, est pulpeux intérieurement. Il ne possède en aucune manière les propriétés vénéneuses des autres strychnos. La même espèce croît au Sénégal.
Le strychnos potatorumh. SuppI,, q li croît dans l'Inde, offre des graines d'une grande amertume , qui sont employées pour purifier l'eau dans les diverses contréesde l'Inde. Pour cela, on frotte avec ces graines IfS parois du vase ; l'eau en reçoit une amertume agréable en même temps que toutes les impuret«fs
JLPOrYNÉES.
se précipitent. Cet arbre est connu dans l'Inde sous le nom de titan-cotte.
Propriétés médicales et usages des Jpocynées.
Le suc àcre et laiteux , dont nous avons fait remarquer la présence dans la plupart des genres de cette famille, leur communique des propriétés assez énergiques et généralement dé- Ictères. Ainsi les racines de plusieurs espèces , telles que les cynanchum ipecacuanha , cjnanchum monspeliacuni j Vasclepias curassavica et quelques autres, sont émétiques et propres à remplacer l'ipécacuanha dans les pays où elles croissent. Ces racines et colles de plusieurs autres Apocynées agissent également comme purgatives , ainsi qu'on l'observe pour celle du cjnanchum monspeliacum , qui fournit la scammonée de Montpellier , celle du periploca secamone, qui produit la scammonée de Srayrne. Dans l'écorce du codagc-pala , l'amertume prédomine sur le principe âcre , et lui donne une propriété tonique assez marquée , que l'on retrouve également dans la racine du dompte-venin.
La racine de Vasclepias gigantea, connue dans l'Inde sous le nom de mudar , y est employée comme puissamment tonique et stimulante. Combinée à l'opium , c'est un très bon sudoriûque , que l'on donne avec beaucoup de succès dans les affections syphilitiques et rhumatismales , dans les maladies de la peau , et pour détruire le ver solitaire. Mais elle n'est point employée en Europe.
Si le principe âcre est très abondant, les Apocynées sont alors fort délétères. Le laurir rose, plusieurs asclépias , et surtout les espèces et les produits du genre strychnos , tels que la noix vomique , la fève de Saint-Ignace , l'upas tieuté , la racine de couleuvrée, la fausse angusture , en fournissent des exemples remarquables , et sont à juste titre rangés au nombre des poisons narcotico Acres.
Cependant nous trouvons quelques alimens parmi les plantes de cette famille ; mais ils sont toujours pris dans des espèces herbacées , à l'époque de leur premier développement , lorsque la sève ascendante , formée de sucs aqueux très abondans ,
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ne s'est point encore Iransformée en sucs propres par le travail de la végétation. Ainsi on mange dans plusieurs pays les jeunes pousses du periploca esculenla , de Yapocyiium indicuin , de Vasclepias apliylla , etc. Il en est de même des fi uils pulpeux des plantes de celte même famille. La plupart sont âcres et vénéneux, et cependant il en est quelques uns qu'on mange avec plaisir , comme le couina d'Aublet à Cayenne , le carissa edulis en Nubie , le strychnos pseudo-quina au Brésil , etc.
Malgré celte anomalie , l'on peut dire de presque toutes les plantes de la famille des Apocynées , qu'elles sont âcres , purgatives ou très vénéneuses , et que ces propriétés énergiques dépendent également d'un suc propre . blanc et laiteux , que presque toutes contiennent en abondance , ou de la présence d'un principe spécial , comme pour les strychnos.