CINQUANTE-TROISIÈME FAMILLE
CUCURBITACÉES. - CUCURBITACEM.
Les Cucurbitacées présentent dans plusieurs de leurs organes une structure tout à fait particulière , qui exige de nous quelques développemens. Ce sont toutes des plantes herbacées , à tiges flexueuses et souvent grimpantes, soit par leur propre torsion , soit par le moyen des vrilles qu'on observe quelquefois à l'aisselle de leurs feuilles. Celles-ci sont alternes, pétio-
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lées, simples ou divisées en lobes plus ou moins profonds, très souvent hérissées de poils rudes et tuberculeux. Les fleurs, unisexuées dans la plupart des genres, sont généralement monoïques et axillaires. Dans les fleurs mâles, le calice est ordinairement subcampaniforme, à cinq dents ^ soudé (1) entièrement dans ses deux tiers inférieurs avec la base de la corolle : celle-ci, plus grande que le calice, est monopétale , régulière, à cinq lobes , souvent plissée longitudinalement : les étamines sont au nombre de cinq, insérées au fond de la corolle ; quatre de ces étamines sont soudées deux à deux par les filets et les anthères, et une seule libre et distincte; en sorte qu'il y a trois Ciels seulement , savoir : deux portant chacun deux anthères , et un qui est terminé par une seule anthère. Celles-ci sont uniloculaires , très alongées , disposées en lignes flexueuses, très rapprochées les unes des autres • plus rarement les cinq étamines sont à la fois monadelphes et synanthères. Le calice et la corolle offrent dans les fleurs femelles la même forme et la même structure que dans les mâles , avec cette exception que l'ovaire, qui est infère , constitue un renflement particulier au dessous du calice : on trouve assez fréquemment trois filamens stériles, qui sont les androphores des étamines avortées. Le style est simple ou trifurqué à son sommet , qui se termine par trois stigmates épais, glanduleux et ordinairement bilobés. L'ovaire est à une seule loge, qui contient rarement un seul ovule , le plus souvent six , ou même un plus grand nombre, attachés aux bifurcations des lames d'un trophosperme suspendu au sommet de la loge, à trois lames rayonnantes , qui semblent partager la cavité de l'ovaire en trois loges, et qui ont été considérées par la plupart des auteurs comme trois cloisons. Le fruit est une péponide, c'est à dire qu'il est charnu (2) -, que son intérieur est tantôt entièrement
(1) Cette soudure du calice avec la base de la corolle avait engagé Jussieu à considérer les Cucurbitacées comme apétales ou raonopérianthées. Mais tous les botanistes modernes s'accordent avec Linné pour reconnaître dans ces plantes un calice et une corolle, soudés et confondus par leur base.
(2) La structure du fruit^ dans la famille des Cucurbitacées est encore
plein et renferme les graines nichées dans la pulpe - tantôt il s'y l'orme une vaste cavité accidentelle. Les graines ordinairement comprimées ont un tégument crustacé, dans l'intérieur duquel est un embryon dépourvu d'endosperme.
BRYONE. - BRYONIA. L. J.
Fleurs monoïques ou dioïques : dans les mâles, calice à cinq dents , soudé par ses deux tiers inférieurs avec la corolle, qui est campanulée et à cinq lobes obtus ; les cinq étamines sont triadelp/ies ; les anthères sont en lignes flexueuses 3 les trois androphores sont distincts à leur base; dans les fleurs femelles, le calice et la corolle sont les mêmes que dans les mâles, à l'exception de l'ovaire infère, qui forme sous la fleur une saillie globuleuse : style surmonté de trois stigmates bifides et poilus. Fruit charnu, pisiforme, renfermant ordinairement six graines.
Bryone blanche. Bryonia alba. L. Sp. 1438. Bull. t. 55. Bryonia clioica. Jacq. Aust. t. 198.
Woin pharmaceutique : hryonia. Noms vulgaires : cotileuvrêe, vigne blanche , nai'et du diable. Partie usitée : la racine.
Plante dioïque, dont la racine est très grosse, rameuse, charnue et blanche. Sa tige est grimpante, herbacée, rameuse, longue de huit à dix pieds , anguleuse et légèrement velue. Les feuilles sont alternes, pétiolées , échancrées en cœur à leur base , divisées en cinq lobes anguleux , celui du milieu plus
aujourd'liui un si;ietde discussion parmi les botanistes. Ainsi, la plupart des auteurs décrivent le fruit du melon , du pépon , etc., comme un péricarpe niultiloculaire contenant plusieurs graines attachées à des trophosperraes pariétaux. M. Auguste de Saint-HMaire, observateur plein d'exactitude et de précision, a le premier émis sur ce sujet une autre opinion. Ilj considère l'ovaire comme toujours uniloculaire , et les trois lames rayonnantes qui occupent le centre du fruit sont pour lui un trophosperme axiliaire renversé, pendant en manière de lustre et portant les graines attachées horizontalement à chacune des bifurcations qui terminent les lames de ce trophosperme. I^oyez dans nos Élcmens de Botanique, 6" édit., la déftiiition que nous avons donnée de la pcpouide.
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long ni pins large : les deux faces, et surlonl rinf«'rieurc , sont couYcrlcs de poils courts et rudes. Les vrilles sont extra-axillaires , très longues, ordinairement simples. Les fleurs mâles sont portées sur des rameaux grêles et axillaires 3 elles sont au nombre d'environ dix à douze, pédonculées : leur calice est campanule , soudd et confondu dans sa plus grande étendue avec la corolle, seulement distinct à sa partie supérieure, qui offre cinq divisions étroites et aiguës. La corolle est campanulée , à cinq divisions profondes , ovales, obtuses. Les étamines sont au nombre de cinq , réunies en trois faisceaux par leurs filets : deux de ces faisceaux sont formés chacun de deux étamines , la cinquième élamine formant le troisième faisceau à elle seule. Les anthères sont linéaires , uniloculaires , et confournées au sommet des filets. Les fleurs femelles, au nombre de quatre à cinq , sont axillaires , portées sur des pédoncules beaucoup plus courts. Leur ovaire est globuleux ^ infère. Le calice et la corolle sont les mêmes. Cet ovaire est surmonté d'un style court profondément triparti : chacune de ses divisions, élargie vers sa partie supérieure, porte un stigmate transversal , aminci en pointe à ses deux extrémités. Le fruit est une baie rougeâtre et globuleuse, pisiforme, contenant de trois à six graines.
La bryone est commune dans les haies et les lieux incultes. TJl
Propriétés et usages, La racine de bryone a une saveur désagréable et une propriété purgative très manifeste. Cette propriété n'est pas détruite par la dessiccation. Appliquée sur la peau, la racine de couleuvrée la rubéfie et finit par en déterminer l'inflammation. Les anciens faisaient beaucoup plus souvent-usage de ce médicament que les modernes. Ils l'employaient surtout dans les hydropisies, certains cas de manie, et on général dans toutes les maladies où l'usage des purgatifs violons est indiqué. Cette racine sèche et réduite en poudre s'administre h la dose de trente à quarante grains. Après l'avoir réduite en pûte, on peut, par des lavages fréquemment répétés, enlever le principe âcre; on obtient alors une matière féculente très blanche, qui peut servir d'aliment.
43o BOTANIQUH.
L'analyse de la racine de bryone a élé faite par plusieurs chimistes. Voici les résultats de celle de MM. Brande et Firnhaber : bryonine avec un peu de sucre, 38; résine et un peu de cire, 42; sous-résine, 20; mucoso-sucré, 200; gomme, 290; amidon, 40; gélatine, 50; fécule durcie, 20; phosphate de magnésie et d'alumine, 10; malate de magnésie, 20; albumine concrète, 124 j gummarine, 55 ; matière extraclive, 340; fibre végétale, 315; eau, 430. Total, 2,000.
La bryonine, que ces chimistes considèrent comme le principe actif de la racine de bryone, a une couleur jaune rougeâtre, une saveur excessivement amère ; elle se gonfle par la chaleur, et laisse beaucoup de charbon. Elle est soluble dans l'eau et dans l'alcool. Elle paraît très analogue à la cathartine. Ce qui doit frapper dans cette analyse, c'est la très petite quantité de fécule qu'on en a retirée, tandis que généralement on considère celte racine comme en contenant une fort grande proportion.
CUCUMÈRE . — C C/C UMIS. L . J.
Fleurs monoïques ; calice et corolle campanulés, soudés ensemble par leur base; dans les fleurs mâles, les trois androphores sont distincts ; dans les fleurs femelles, les étamioes sont imparfaites ; le style est surmonté de trois stigmates en forme de fer à cheval ; le fruit est ovoïde, globuleux ou alongé, tantôt charnu, tantôt sec; ses graines sont lisses et amincies sur les bords.
CocuMÈRE COLOQUINTE. — Cucuniis colocynthis. L. Sp. 1435. Nom pharmaceutique : colocynthis. Partie usitée : lesfruitSi
Originaire d'Orient et des îles de l'Archipel, la coloquinte présente une tige herbacée couchée à terre, ou s'élevant sur les corps voisins, au moyen de vrilles nombreuses extra-axillaires. Cette tige est charnue, cassante, cylindrique, couverte de poils très rudes; ses feuilles alternes sont subréniformes, Ho-uës, à cinq lobes, celui du milieu plus marqué, dentés, pubescenvS, offrant des poils rudes sur les ramifications des nervures ;
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le pétiole est cylindrique, présentant quelques poils rudes; il est plus long que les feuilles. Fleurs monoïques, solitaires, extra-axiliaires, les mâles séparées des femelles. Fleurs mâles : calice hérissé de poils blancs et rudes, campanulé par sa partie inférieure , qui est confondue avec la corolle : limbe à cinq lanières étroites, subulées, libres. Corolle jaune-orangé, adhérente par son tiers inférieur avec le tube du calice, campanulée, ouverte, à cinq lobes ovales aigus, terminés par une petite pointe ; en dedans des filets staminaux. le fond de la corolle est tapissé d'un bourrelet jaunâtre. Étamines au nombre de cinq, dont quatre sont soudées intimement deux par deux, et la cinquième seule est libre. Anthères linéaires, rapprochées et formant une sorte de cône. Elles sont uniloculaires, repliées plusieurs fois sur elles-mêmes d'une manière irrégulière. Fleur* femelles : ovaire infère, ovoïde, comme en massue, c'est à dire plus renflé à sa moitié supérieure; limbe du calice et corolle comme dans la fleur mâle. Cet ovaire est uniioculaire; il présente à sa partie centrale un trophosperme à trois branches très saillantes dans la cavité, sur lesquelles sont attachés des ovules nombreux, en sorte qu'au premier coup d'œil il parait à trois loges. Le fond de la fleur ou le sommet de l'ovaire est tapissé par un bourrelet circulaire jaune, inégal, 'en dehors duquel sont trois appendices légèrement réfléchis, qui représentent les étamines avortées. Le style, qui est gros, charnu, glabre, est trliide à son sommet; chacune de ses divisions porte nn stigmate bifide, irrégulier, réfléchi^ se continuant du côté interne par un sillon glanduleux. Le fruit est globuleux, jaune, de la grosseur d'une orange, glabre, recouvert d'une écorce dure, coriace, assez mince, et renfermant une pulpe blanche et spongieuse, dans laquelle on trouve des graines nombreuses, ovales, comprimées et blanches.
Cette plante est annuelle et cultivée dans les jardins. Propriétés et usages. La coloquinte du commerce est le fruit dépouillé de son enveloppe crustacée. I<;ileest en masses blanchâtres, légères, spongieuses, sèches, d'une amertume extraordinaire, contenant des graines ovales, luisantes, jaunâtres, qui n'ont pas la saveur araère de la pulpe au milieu de laquelle
elles sont placées. La grande qiianliKî 'de malîôre r(îsincuse qu'elle contient la rend un des plus violens purgatifs drastiques dont l'usage en médecine remonte aux époques les plus reculées de l'art. En effet, les Grecs et les Romains paraissent en avoir connu les effets puissans , car on lit dans Dioscoride que les lavemens préparés avec cette substance donnent lieu à des déjections alvines sanguinolentes. Un tel résultat dénote dans la coloquinte un médicament fort dangereux; aussi plusieurs praticiens ont-ils cherché à le faire bannir du catalogue des substances médicamenteuses. Cependant, quoiqu'on l'emploie rarement en nature, elle entre dans un grand nombre de préparations pharmaceutiques , telles que les pilules ou trochisques d'Alhandal, la confection Hamech, en un mot, dans presque tous les médicamens composés^ qui agissent comme drastiques. C'est particulièrement dans les hydropisies dites passives, dans l'apoplexie séreuse, la manie, etc., que l'usage de ce médicament et de ses préparations a été vanié par les médecins des derniers siècles. La dose de la pulpe de coloquinte séchée est de douze à vingt-quatre grains.
On doit à M. Yauquelin une analyse de la coloquinte, de laquelle il résulte que l'excessive amertume de ce fruit est due à une matière particulière comme résinoïde , que cet illustre chimiste propose de nommer coLocynthine. Elle est soluble dans l'alcool en grande proportion; moins dans l'eau, à laquelle elle communique une amertume extrême. Elle précipite en blanc par l'infusion de noix de galle, et la combinaison qu'elle forme est peu soluble. (Voy. Journ. pharm., août 1824.)D'après Meisner, la coloquinte est composée de : huile grasse , résine amère , colocynthine ou principe amer , extractif, gomme, acide pectique , extrait gommeux, sels.
CucuMÈRE MELON. Cucitmis melo. lu. Sp. 1436. Blackw. t. 329.
Parties usitées : les fruits et les graines.
La saveur délicieuse et le parfum de sa chair fondante et sucrée ont depuis long-temps fait introduire dans nos jardins potagers ce végétal, qui a les contrées occidentales de l'Asie pour pairie, Une tige herbc\cée, charnue, cylindrique, couchée
CUCVRBITACEES.
sur la terro, ou s'élevant sur les corps environnans au moyen de vrilles extra-axillaires, et couverte de poils très rudes, porte des feuilles alternes, péliolées, grandes, presque cordiformes, à cinq lobes inégaux; celui du milieu arrondi, obtus, saillant les deux latéraux aigus, un peu plus petits j les inférieurs très petits : tous sont irrégulièrement dentés et rudes. Les fleurs sont jaunes, solitaires et monoïques. Fleurs mâles, rassemblées au nombre de quatre à cinq aux aisselles des feuilles, portées sur de courts pédoncules. Calice et corolle subcampanulés , renfermant cinq étamines triadelphes. Ces étamines recouvrent le fond du calice, qui est environné par un bourrelet verdâtre, au centre duquel est un petit tubercule. Fleurs femelles également axillaires : ovaire infère, adhérent avec le tube du calice, ovoïde, alôngé, couvert de poils nombreux. La partie supérieure du tube est libre; le limbe est à cinq lanières étroites. Le style est simple inférieurement , Irifide à son sommet, qui porte trois stigmates carrés, fortement échancrés. Le fruit est très gros, ordinairement globuleux, relevé de côtes rugueuses. Tl offre souvent une vaste cavité accidentelle. Sa chair est rougeâtre, quelquefois pâle, et même tout à fait verte. La culture a singulièrement multiplié le nombre des variétés de ce fruit.
Propriétés et usages. C'est principalement sur nos tables que l'on voit le melon figurer en été , époque où sa chair , douce , sucrée, fondante, est un des alimens les plus agréables et les plus appropriés à la saison. En effet, elle est beaucoup plus rafraîchissante que nutritive ; aussi ne sert-on ce fruit que comme hors-d'œuvre, ou plus rarement au dessert (1). Il convient surtout aux personnes fortes et robustes, aux tempéramens bilieux, et en général à tous ceux qui digèrent facilement; tandis que les individus dont l'estomac est paresseux le supportent assez péniblement. L'usage de ce fruit a eu souvent des effets avantageux pour les individus affectés de maladies chroniques, surtout de dartres ou d'affections des reins et de la vessie. Borelli même prétend l'avoir vu guérir des phthisies pulmonaires, résultat que l'on ne peut malheureusement en espérer
(1) En Angleterre , le melon se mange toujours au dessert. 3. 28
que fort rarement, quand celte redoutable maladie est déclarée, La pulpe crue est quelquefois appliquée avec avantage sur les brûlures ou les contusions ; lorsqu'elle est cuite, elle constitue de fort bons cataplasmes émolliens.
Quant à ses graines, elles sont, avec celles du concombre, de la citrouille et du potiron, désignées dans les anciennes pharmacopées sous les noms de semences froides majeures. Elles contiennent du mucilage et une huile fixe, et, en les triturant dans l'eau après les avoir dépouillées de leur enveloppe crustacée, on en forme des émulsions adoucissantes, que l'on prescrit fréquemment dans l'ischurie, la néphrite, l'inflammation de l'urètre et de la vessie.
CucuMÈRE CULTIVÉE. Cucumis sativus. L. Sp. 1437. Blackw.
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Nom pharmaceutique : cncumeris puïpa et seminn. Nom vulgaire : concombre. Parties usitées : les fruits et les graines.
On ignore quelle fut la patrie du concombre, que depuis plusieurs siècles nous voyons fleurir et fructifier dans nos jardins potagers. Plusieurs auteurs pensent que c'est des grandes Indes que nous avons retiré les premières graines de cette plante. Cette espèce est assez facile à distinguer du melon, surtout lorsqu'elle est en fruit. Sa tige est très longue, anguleuse. Velue et rude au toucher , présentant des vrilles exlra-axillaires. Ses feuilles sont subcordiformes, rudes, à cinq lobes peu distincts. Ses fleurs jaunes sont réunies plusieurs ensemble à l'aisselle des feuilles. Les mâles et les femelles sont séparées les unes des autres. Dans les fleurs femelles, l'ovaire est très alongé et hispide. Le fruit est ovoïde, cylindrique, plus ou moins long, quelquefois un peu recourbé. Sa surface est lisse ou légèrement mamelonnée, blanche ou d'un jaune plus ou moins intense, suivant les variétés. La pulpe est très aqueuse et verdâtre^ ses graines fort nombreuses, blanches et aplaties.
Propriétés et usages. Les concombres sont loin d'avoir cette saveur sucrée , cette chair parfumée , que nous savourons dans le melon ; elle est au contraire fade, aqueuse, et même nauséabonde, lorsqu'elle est crue ; aussi ne les mange-t-on géné-
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ralement qu'après les avoir fait cuire. Ils sont, clans cet iltat , assez employés pendant l'été. C'est un aliment que l'on peut , presque sous tous les rapports, comparer au melon, à la courge, etc., quant à son mode d'alimentation; c'est à dire qu'il est fort peu nourrissant, et ne convient guère qu'aux tempéramens sanguins ou bilieux. Sa pulpe récente peut être employée , de môme que celle du melon , pour faire des applications rafraîchissantes. Elle sert à préparer une pommade fort employée dans la toilette pour adoucir la peau et en faire disparaître les petites efflorescences furfuracées. Le suc que l'on exprime de cette pulpe , appliqué sur les dartres , en diminue la démangeaison , et calme la cuisson qu^occasionnent fréquemment les bains sulfureux. Les graines du concombre jouissent des mêmes propriétés que celles du melon, et on les emploie aux mêmes usages. On récolte souvent les fruits du concombre lorsqu'ils sont encore jeunes , et seulement de la grosseur du doigt. Confits au vinaigre , ils portent le nom de cornichons , et s'emploient comme condiment dans les sauces.
COURGE. — CUCURBITA. Rich.
Ce genre, extrêmement rappproché du précédent, n'en diffère que par sa corolle presque plane et comme rotacée, à cinq divisions très profondes ; par son fruit ordinairement sec, contenant des graines échancrées au sommet.
Courge calebasse. Cucurhita lagenaria. L. Sp. 1434.