‹ Élémens d'histoire naturelle médicaleChapitre 105 sur 130 · ONZIÈME GENRE. — ÉTAIN · texte numérisé non relu

ONZIÈME GENRE. — ÉTAIN

L'étain a été connu des anciens dès la plus haute antiquité. Il se rencontre dans la nature à l'état d'oxide et à l'état de sulfure. Ce n'est donc que par les procédés métallurgiques que nous pouvons avoir de l'étain métallique.

Ainsi obtenu, il est blanc d'argent, brillant, très tendre, un peu moins que le plomb , malléable , ductile , mais peu tenace. Un fil de deux millimètres de diamètre supporte un poids de 15 kil. 740. Sa densité est de 7,291 à 7,299. Lorsqu'il a été battu, il est très flexible, et quand on le plie , il fait entendre un petit bruit particulier qu'on nomme cri de l'étain. Quand on le frotte ou qu'on le tient quelque temps dans la main , il a une odeur désagréable.

Il fond à la température de 228° , et il n'est que très peu volatil. Si 0(1 élève beaucoup la température, il s'oxide en brûlant. L''étain qui a été fondu cristallise par le refroidissement en rhomboèdre. Le moiré métallique est le résultat de la cristallisation de l'étain sur les feuilles de fei -blanc.

Comme il existe deux oxides d'étain, on a des protosels et des deutosels de ce métal.

Les protosels s'altèrent à l'air , en absorbant l'oxigène, et il se forme un précipité blanc qui est ou du deutoxide ou un sous-sel de deutoxide. Par les alcalis, précipité blanc, soluble dans un excès d'alcali ^ par l'acide bydrosulfurique, précipité brun chocolat; par le chlorure d'or, précipité pourpre ; enfin une lame de zinc se recouvre d'étain métallique. Les deutosels ne différent que par le précipité formé par l'acide bydrosulfurique , qui est jaune et non brun chocolat.

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