‹ Élémens d'histoire naturelle médicaleChapitre 40 sur 130 · TERRAINS TERTIAIRES · texte numérisé non relu

TERRAINS TERTIAIRES

pent des bassins circonscrits j souvent leurs couches sont horizontales, et lorsqu'ils sont coupés par des vallées, il y a correspondance exacte entre les couches des plateaux qui séparent ces vallées. C'est ce qu'on remarque si bien, par exemple, dans les collines du nord de Paris , Montmartre et Ménilraontant , dont les couches sont de môme nature et dans la même position , malgré l'énorme vallée qui les sépare.

Les plantes dicotylédones, si rares jusqu'à présent , sont au contraire extrêmement abondantes dans les terrains tertiaires.

Dans les couches les plus inférieures , on trouve d'abord des baleines, des dauphins, des lamentins, des phoques, en un mot, des mammifères marins. Ce n'est que plus haut que se montrent les mammifères terrestres , et parmi ceux-ci ce sont plus particulièrement des animaux herbivores , appartenant soit à des genres d'espèces encore actuellement vivantes , soit à des genres entièrement perdus, comme les paleotheriuin , etc.

Le terrain tertiaire se compose, en général , de roches peu dures, et à structure grossière. Ce sont des calcaires grossiers, souvent mélangés de silice, des sables, des marnes, des grès et du gypse.

La partie la plus inférieure de ce terrain est formée par un calcaire coquiller impur, qui porte le nom de calcaire à cérites, àcause du grand nombre de coquilles de ce genre qu'il contient. C'est la pierre avec laquelle sont bâtis tous les monumens de Paris. Il est impur et jaunâtre, et sa dureté est plus ou moins grande. Au milieu de ce calcaire sont intercalées quelques couches de marnes calcaires contenant des coquilles d'eau douce et des os de mammifères terrestres.

Au dessus viennent des couches de marne , de calcaire siliceux et de gypse. C'est dans le gypse de Montmartre que l'on a trouvé la plupart de ces nombreux ossemens d'animaux terrestres décrits dans le bel ouvrage de Cuvier. Il contient aussi beaucoup de coquilles, mais qui toutes paraissent être fluviatiles.

Enfin, dans les assises supérieures, on trouve des sables et des grès (à Fontainebleau), que surmontent des couches d'un calcaire contenant des coquilles d'eau douce, mélangées dans

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certaines localités de pierres meulières, comme aux environs de Paris, ou des coquilles marines.

Ce qui caractérise encore ces derniers dépôts du terrain tertiaire , c'est la présence des débris d'éiéphans , d'hyènes et d'ours, différons des espèces actuellement vivantes ; et ces cadavres de mammouth ou éléphant velu que l'on trouve enfouis sous les glaces de la Sibérie , avec leurs poils et même leurs chairs. Ces espèces, perdues aujourd'hui, appartenaient aux animaux qui peuplaient la surface de la terre au moment où éclata le cataclysme auquel est due la formation des terrains tertiaires.

Cinquicme période. — TERRAINS DILUVIENS

ET POSTDILUVIENS.

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