FER NATIF
communément il est combiné avec: l'oxigène, le soufre ou les acides.
Première espèce : Ter natif.
Le fer, purifié par les procédés métallurgiques, est d'un gris plus ou moins éclatant, d'une texture grenue ou lamellaire , plus ductile que malléable : c'est le pius tenace des métaux, puisqu'un ûl de fer de deux millimètres de diamètre peut supporter sans se l-ompre un poids de 249 k. 659 milligrammes. Il est magnétique, mais sous l'influence d'un aimant. Il offre une dureté très grande qui augmente encore quand il se combine dans certaines proportions avec le carbone; il constitue alors l'acier, qui est le plus dur de tous les métaux.
Sa densité est de 7,788. Il exige une haute température pour fondre, 158° du pyromètre de Wedgewood. Il est à peine volatil.
Le fer exposé à l'air s'y altère, il s'oxide et passe à l'état de rouille,,jqui est un sous-carbonate de fer hydraté.'
Il peut se combiner avec les acides et former des sels à base de protoxide, de deutoxide ou de tritoxide.
Les prolosels de fer ont en général une couleur verdâtre • les alcalis les précipitent en blanc , mais le précipité verdit presque immédiatement, puis devient rouge, parce que le protoxide précipité passe rapidement à l état de deutoxide puis de tntoxide ; l'ammoniaque dissout le précipité ; Thydrocvanate ferruré de potasse jaune les précipite en blanc, mais le'précipité devient bleu par le contact de l'air; les hydrosulfates les précipitent en noir; l'infusion de noix de galles les précipite en violet dès qu'ils ont eu le contact de l'air.
Le fer natif est cristallisé en octaèdre ou soiis forme de dendntes; tantôt il est en masses quelquefois très volumineuses qui offrent un très grand nombre de cavités irrégulières , delà le nom de fer caverneux- d'autres fois enGn, il est en petits globules oufragmens dans les aérolithes ou pierres tombées du ciel
Gtsernent Le fer natif est rare dans la nature. Il existe, soii dissémmé dans les filons, comme aux environs de Grenoble
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dans la Saxe, le Brésil; soit .lans des produits volcaniques, en Auvergne, au Vési^ve, etc. -, soil h l'état de masses éparses à la surface du sol et que l'on considère comme étant tombées de Tatmosplière.
Ces blocs de fer météorique sont quelquefois extrêmement volumineux. Ainsi on en cite un auprès de la ville de Janisseik, en Sibérie , qui pèse 1,400 livres , un autre à Olumpa , prés Saint-Yago, dans la province de Tueuraan, dont le poids a été évalué environ 30,000 livres. Pondant long-temps on a totalement ignoré l'origine diî ces blocs de fer natif, dans lesquels il existe toujours une petite quantité de nickel , de chrôme , et même de cobalt; mais il a été constaté de la manière la plus évidente que des massés moins volumineuses de fer , ayant absolument les mêmes caractères, sont tombées de l'atmosphère à des époques connues. Ainsi on sait qu'il est tombé un bloc de cette nature à Hrasini, près d'Agram, en Croatie, le 26 mai 1751, à six heures du soir ; un autre à Lahore , dans l'Indostan , le 17 avril 1621 , etc. Or , les grands blocs de fer natif de la Sibérie, de l'Amérique, etc. , ont absoiument les mêmes caractères que ceux dont l'origine est bien constatée ; ces blocs reposent sur toute espèce de terrain, même sur la terre végétale, Tout port€ doflo à croire qu'ils ont une origine semblable à celle des bloes météoriques, et aujourd'hui tous les minéralogistes sont J^^pëu près d'accord sur ce point. (Voyez à la fin de l'ouvrage la note sur les aéroliihes ou météorites.)
Deuxième espèce : Fer oxidé inagB£ëlif|iie.
{,Fer: oxidulé , pierre d'aimant.)
C'est le ^ëiitbxîdé de fer des chimistes. Il contient 71,79 de fer et 28,21 d'oxîgène. M. Beudant le considère comme un ferrate de fei* , ifc'ëst-à-dire comme une combinaison dans laquelle le peroxide de fer, agissant comme corps électro-négatif, s'unit au protoxide de fer. Il lui donne donc la composition suivante :
Peroxide de fer 69
Protoxide de fer 31
OXIDES DE Plîll. 22[7
Il est d'un gris sombre, quelquefois brunâtre , ayant l'éclat raélallique , tantôt parfaitement cristallisé en octaèdre, ou en dodécaèdre rhomboïdal, à structure granulaire ou lamellaire ; il n'est point ductile et se brise assez facilement. Sa poudre est constamment noire.
Sa pesanteur spécifique est de 4,74 à 5,09. II est insoluble dans l'acide nitrique et colore le borax eh vert bouteille.
Le fer magnétique est tantôt cristallisé, tantôt à structure lamellaire, tantôt granulaire, ou compacte, ou terreux,
La propriété la plus remarquable de cette espèce c'est son magnétisme , qui y existe avec une force extraordinaire. Aussi forrae-t-elle ce que l'on nomme la pierre d'aimant naturelle , avec laquelle on peut communiquer la propriété magnétique' ou aimanter du fer métallique et former des aiguilles ou des barreaux aimantés,
Gisemeik. Cette espèce existe sous la forme de couches dans les terrains primitifs, particulièrement en Suède, ën Norwège en Corse, au Saint-Gothard, dans la province de Minas Geraes au Brésil, etc. Elle forme quelquefois à elle seule des montagnes ■ telle est celle du Taberg, dans la province de Smoland en Suède, qui en est presque uniquement composée. '
Usages. C'est un des minerais de fer les plus riches et lés plus productifs. C'est lui qu'on exploite particulièrement en auede.
Troisième espèce : Fer oli^itste.
{Peroxide de fer, colcothar , fer o.idê rouge , fer micacé ocre rouge, hématite rouge , sanguine.)
M. Beudant réuniten une seule les deux espèces que la plupart des mméralogistes ont distinguées sous les noms dé fer ol.g.ste et de fer oxidé rouge. Ces deux espèces ont en ef^
commit':""'"""" ''''''' ^^"^^ -nt Le fer oligiste se présente sons deux aspects tout à fait dif érens: 1" il est gris de fer, avec l'éclat m'éta.liq: y^^^t avec un aspect hthoïde. Mais un caractère commun' c'est que
MINÉRALOGIE
dans les variétés cristallisées ou avec l'éclat métallique , la poudre est constamment d'un rouge brun ; elle est noire dans l'oxide de fer magnétique et jaune dans l'hydroxide.
Celte espèce cristallise très facilement dans le système rhomboédrique, et ses cristaux présentent un grand nombre de modiflcalions. Sa pesanteur spécifique est de 5,24 à 5,50. Le fer oligiste, surtout dans les variétés très compactes , est quelquefois légèrement attirable à l'aimant. Il offre la composition suivante :
Fer 69,34
Oxigène 30,66
Variétés. Elles sont nombreuses. Celles qui sont cristallisées sont brillantes, polies, d'un gris d'acier, souvent irisées. Ces cristaux, qui sont en général des rhomboèdres, sont quelquefois tellement déprimés qu'ils affectent une forme lenticulaire.
On le rencontre aussi sous la forme de lames minces brillantes, qui sont également des rhomboèdres tronqués très pro > fondément , dans les produits volcaniques ; on le nomme alors Jer spéculaire des volcans.
Sa texture peut être lamellaire, Cbro-lamellaire , granulaire ou compacte.
Les variétés lithoïdes ou terreuses ne sont pas en moins grand nombre. Elles sont ordinairement d'une couleur rouge brunâtre plus ou moins foncée. Leur texture est quelquefois écailleuse, d'autres fois fibreuse ou testacée, on les nomme alors hématite rouge; ou enfin compacte et terreuse , elles forment alors la sanguine ou mine de crayons rouges. Cette variété contient beaucoup d'argile, et il est fort difficile d'assigner la ligne de démarcation qui sépare le fer oligiste terreux des argiles ocreuses rouges , qui contiennent également beaucoup de
peroxide de fer.
Gisement. Les variétés cristallisées ou métalloïdes appartiennent en général aux terrains de cristallisation, tandis que les lithoïdes se voient dans les terrains de sédiment. Les premières sont en couches, en amas ou en filons puissans ; quelquefois même elUs constituent presqu'à elles seules des mon-