LES BIMANES
Cet ordre se compose d'un seul genre et d^une seule espèce , i'HOMME ( ^oT/zo sapiens. L.)» qui est à la fois la cfréaturela phis parfaite et celle dont l'organisation est la plus compliquée. Ce n'est pas que l'hpmme l'emporte sur tous les aoimaux par la perfection, de ses sens et par le développement de ses qualités physiques. Ainsi sa vue est moins perçante que celle de l'aigle, son odorat moins développé que celui du chien, son ouïe moins fine que celle du lièvre^ etc. -, et néanmoins , si les organes qui servent à ces sens n'ont pas le même développement que dans certains animaux, il est cependant celui chez qui les sensations sont les plus délicates et les mieux appréciées.
Tout dans la structure de l'homme, et dans l'arrangement de ses parties, est disposé pour la station verticale ou bipède. Ainsi, son pied plus large et plus long, ^proportion, que dans les autres. animaux y la brièveté de ses orteils, la grosseur du pouce, qui, avec le talon, sont les points d'appui principaux du . membre inférieur, la jambe portant verticalement sur le talon, sont les conditions d'organisation propres à marcher verticalement. Cette position est même la seule qu'il puisse prendre et conserver 5 car, en supposant qu'il veuille marcher en s'appuyant làur les quatre membres, son pied trop inflexible, ses cuisses trop longues, ramèneraient le genou contre terre ; ses membres antérieurs, trop écartés, supporteraient mal le poids de la partie correspondante du corps. Sa tète, d'ailleurs, par sa position naturelle , qui fait suite à la colonne vertébrale» sur laquelle elle est tenue en équilibre par les muscles qui s'insèrent à la partie supérieure du cou, se trouverait eiUrainée en avant» et les yeux, la bouche, seraient dirigés vers la terre, c'est-à-dire dans une position peu commode pour l'exercice des fonctions qui leur sont départies. Aussi l'homme est-il le seul de tous les animaux mammifères qui soit naturellement etnéce^sairànent bipède.
Sa main ei»t un des organes les plus parfeits y et celui dont il