LES GALLINACÉS
Ce sont des oiseaux en général lourds , ayant peu de puissance dans le vol ; offrant à leur queue de quatorze à dix-huit pennes; ayant un bec dont la partie supérieure est convexe , les Utarine^ recouvertes par une écaille cartilagineuse et placées dans une membrane qui existe à la base du bec. Leurs doigts intérieurs sont dentelés le long de leurs bords, et réunis à leur base par une membrane courte. £n général ils ne construisent pas de nid , mais pondent à terre , sur un peu d'herbe , un nombre considérable d'œufs , que les femelles couvent avec une grande persévérance et défendent avec un admirable courage. Leur ^bot est en général très développé , leur gésier épais et fortement musculeux.
Cet ordre se compose en grande partie de cette foule d'oiseaux que nous élevons en état de domesticité dans nos basses-cours , comme les paons , les dindons , les poules, les pigeons, ou qui forment les gibiers les plus estimés, comme les faisans, les cailles, les perdrix , les gelinottes , les coqs de bruyère , etc.
On peut grouper les genres assez nombreux de l'ordre des Gallinacés en quatre petites familles.
1''*' famille. JLe9 CaMani^JbUMéem ont pour type le pigeon et la colombe. Leur bec est médiocre, comprimé, leurs narines sont ouvertes dans une membrane qui revêt la mandibule supérieure ] les doigts non réunis sont dirigés trois en avant et un en arrière.
2^ famille. £^9 Fha^im^Méem. Leur tête est souvent
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garnie d'appendices charnus, ou surmontée d'un casque ou d'une aigrette 5 là queue est très déreloppée. Trois doigts en avant el un derrière , réunis à leur base par une membrane courte. Parmi les genres de cette famille , nous distinguerons :
V Les Dindons {Meleagris L.), dont la tète est nue et garnie en totalité d'appendices charnus. Le dindon commun {M. gallo pavo L.) est originaire de l'Amérique méridionale. Les premiers qui parurent en France furent mangés, di^on, aux noces de Charles IX en 1570.
l"" Les Paons {Pavolu.) portent une aigrette sur leur tête; leurs joues sont à moitié nues. Tout le monde connaît le paon que nous élevons dans nos basses-cours (P. cristatus L.), peutêtre le plus beau des oiseaux connus. Il fut apporté en Europe par Alexandre-le-Grand à son retour de l'Inde.
3» tes Peujitades {Nundda L.) ont la tôle nue avec deux barbillons charnus et pendans j leur queue est courte. La peintade eemmune [N, meleagris), qui vit en domesticité dans nos bassescours, est originaire d'Afrique.
4'' Les Faisans {Phtisianiis L.) se distinguent par leur tète emplumée, leurs joues en partie nues, garnies d'une peau rouge, leur queue longue composée de plumes disposées en toit. Le Faisan commun (P. coichicus'L.\ répandu aujourd'hui dans les bois d'une grande partie de l'Europe, est originaire de la Colchilde. La Chine nous en a fourni deux magnifiques espèces, le Faisan argenté ( P. nycthemerus L. ), et le Faisan doré (P. pictus).
b"* Les Coqs (Gallus Brisson), autrefois réunis aux faisans, s'en distinguent par leur tète surmontée d'une crête charnue et leur tarse muni d'un long éperon.
3^ famille : jLem TeËraanMéem* Leur tète est toujours garnie de plumes; les joues sont quelquefois nues; la queue est courte; la taille généralement médiocre. C'est à cette famille qu'appartiennent les Cailles [Coturnix Cuv.), les Perdrix (Per^ dix Briss.), les Francolins [Francolinus), les Gangas {Pterodes ' Lalh.), les Tétras {Tetrao L.), les Gelinottes, etc.
4^ famille : MfC» VramiéféeB se font remarquer par leurs doigts qui appuient tçus s^i^ Ip sol, leur tête .emplumée et ordi-
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nairement hnppée, leur becrgami à sa base d'une peau nue. Ici Tiennent se ranger les hoccos {Cra£) , les marails [Pénélope) , etc. , oiseaux à vol lourd qui habitent les diverses régions de l'Amérique méridionale. .
CINOUlÊBfÈ ORDRE DES OISEAUX.