‹ Elémens d'histoire naturelle médicale, Volume 1Chapitre 8 sur 131 · SUR LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

SUR LES ANIMAUX

s'exécute, repos souvent si nécessaire, et sans lequel cette fonction perdrait bientôt de sa vigueur et de sa précision. Le sommeil vient calmer l'exaltation de nos sens , fait disparaître la £itigue, et prête de nouvelles forces pour exécuter bientôt de nouvelles actions.

Voyons à passer rapidement en revue les principaux points de l'organisation des animaux, afin de mieux comprendre leur classification , dont les bases reposent sur les modifications que l'organisation peut présenter dans la série si nombreuse et si variée de ces êtres.

DE l'organisation DES ANIMAUX EN QÉNÉRAL.

Quatre tissus simples et élémentaires sont la base des différentes parties ou organes dont le corps animal se compose. Ces tissus sont : le cellulaire, le fibreux, le musculaire et le nerveux ou médullaire.

1^ Le tissu cellulaire^ ou lamineux, est celui qu'on trouve le plus abondamment dans l'organisation animale , soit comme base essentielle de la composition des parties, soit comme accessoire. Il se cômipose de lamelles irréguliëres ou de fibres entrecroisées en différens sens , ordinairement minces et transparentes, formant par leur réunion une masse aréolaire et spongieuse, qui en général détermine la forme particulière des organes et la forme générale de l'animal. Ce tissu, en se condensant, forme les membranes celluleuses. C'est dans ses aréoles que se déposent la graisse et différentes autres matières, comme les sels calcaires dans les os des animaux vertébrés. La gélatine est la base essentielle de la cellulosité.

2** Plusieurs anatomistes ont distingué comme un tissu particulier sous le nom de tissu fibreux ou albuginé , ces fibres blanches et nacrées, opaques, très résistantes, fort peu extensibles, dont se composent les tendons qui terminent les muscles, les ligamens qui maintiennent les articulations. Ce sont ces fibres qui, réunies et étendues en lames minces , for* ment les aponévroses et quelques autres membranes du corps , comme la dure-mère, la sclérotique, la membrane albuginée du testicule, etc. C'est encore la gélatine qui est le principe

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chiini<{ue dominant dans ce tissu , qui n'est peut être qu'ilne simple modification du tissu cellulaire.

* 30 Des fibfes rouges ou blanches , jouissant essentiellement de la propriété de se contracter , constituent le tissu muscu-laire\ Tous les organes qui ont besoin d'exécuter quelques mouvemens sont essentiellement composés de ce tissu. Les fibres musculaires, en se réunissant au moyen de la cellulosité et du tissu fibreux, forment des faisceaux plus ou moins volumineux, de formes variées, qu'on appelle muscles^ et qui sont 1 es organes actifs des mouvemens volontaires. Ils sont aussi la base d'un grand nombre d'organes qui , servant aux fonctions purement végétatives, sont soustraits à l'empire de la volonté 5 tels sont le cœur^ les intestins, la vessie, etc. Dans le premier cas, les fibtes musculaires reçoivent leurs nerfà de la moelle épîniëre j dans le second, c'est presque uniquement le grand sympathique qui les leur fournit

La fibre musculaire se compose en très grande partie de fibrine 5 sa couleur est variable : elle est tantôt rouge, tantôt rosée, blanche ou même tout à fait incolore.

4** Le d^su médullaire ou nerveux se présente sous l'aspect d'une pulpe ou bouillie épaisse, blanche, grisâtre ou rosée, composée de granules extrêmement petits. C'est elle qui forme la m^sse encéphalique, c'est-à-dire le cerveau, le cervelet et la moelle épinière. Les nerfs la contiennent également et n'en sont que des prolongemens. Par elle-même, elle ne jouit d'aucuns mouvemens apparens, ni même d'aucune sensibilité, et néanmoins c'est sous son influence que tous les mouvemens s'exécutent , que les différentes sensations arrivent au sensorinm commune^ et que la volonté se transmet aux organes qui doivent en exécuter les ordres. La composition chimique de la matière médullaire est plus compliquée que celle des autres tissus élémentaires. On y trouve entre autres de la matière grasse^ du soufre, de l'albumine, du phosphore, etc.

Tels sont les quatre tissus élémentaires qui, en se modifiant et s'unissant , composent les diverses parties du corps des animaux. Leurs fonctions ne sont pas moins différentes que leur nature propre. Ainsi le tissu cellulaire, entrant presque sans

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exceptiea dâû* là stHictufe de tout les orgaolei, peut être considéré comme la base de rorganisation. Le tissa ûbreox sert de moyen d'union et d'attacbe entre les diTerses parties* Le musculaire exécute les mouTemens^ et le nerveux sent eT transmet Tordre des mouvemens aux muscles qui doiyent les exécuter.

Indépendamment de ces quatre tissus , le sang ou le liquide nourricier fait également partie de la plupart des organes. On y trouve déjà plusieurs des principes dont les tissus élémentaires . se composent, savoir : la fibrine des muscles, la gélatine des fibres et de la cellulosité, l'albumine et la matière grasse de la fibre nerveuse.

Ainsi que nous Tenons de le dire précédemment, ces tissus, en se combinant , forment les divers organes , lesquels exé« entent certains actes nommés fonctions, dont l'ensemble constitue la vie.

Les fonctions des animaux , comme nous Tavons dit déjà , sont de deux sortes : les unes communes à tous les êtres organisés, animaux ou végétaux ; on les nomme vitales ou végétatives.hes autres appartiennent exclusivement aux animaux ; on les appelle animales ou de relation.

Nous ferons remarquer ici d'une manière générale que les fonctions sont toujours en rapport de développement avec les organes qui les exécutent j ainsi, plus l'organisation sera élevée, complète , plus les diverses fonctions se concentreront en des points déterminés du corps ; en un mot , plus elles se localise-; ront. Par exemple, la digestion et la respiration se font par des organes spéciaux dans tous les animaux supérieurs, tandis qu'elles sont exécutées par toute la surface extérieure du eorps dans les animaux dont l'organisation est la plus simple.

Tïous suivrons, dans l'examen rapide auquel nous allons nous livrer des modifications de l'organisation générée des animaux , l'ordre des fonctions , en nous bornant seulement à celles que leur importance place en première ligne dans la production des phénomènes de la vie.

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